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Formation

Les loups sont importants pour la régulation des populations d'animaux sauvages

Cette étude est l'une des rares à examiner l'influence de l'action humaine sur les relations naturelles prédateur-proie des animaux sauvages et la régulation de leurs populations.

Rédaction Wild beim Wild — 19 avril 2016

Même dans les paysages dominés par l'homme, les grands carnivores tels que les ours bruns ou les loups – appelés prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire – jouent un rôle décisif dans la régulation des populations d'animaux sauvages.

Tel est le résultat d'une étude conjointe de scientifiques publiée récemment dans la revue Proceedings of the Royal Society.

Il est généralement admis que les grands prédateurs jouent un rôle crucial dans la structuration des écosystèmes naturels. Grâce à leur étude, les scientifiques ont pu démontrer que, même dans les paysages culturels façonnés par l'homme, les carnivores conservent leur fonction essentielle de régulateurs des populations d'animaux sauvages, notamment en réduisant le nombre d'herbivores. Toutefois, l'être humain joue également un rôle important par ses interventions directes et indirectes dans l'écosystème. Non seulement par la transformation de la nature à travers l'exploitation agricole, mais surtout par la chasse de loisir, l'homme influence activement les populations d'animaux sauvages à tous les niveaux de la pyramide alimentaire – le plus souvent de manière négative.

Pour leur étude, les scientifiques ont observé à l'aide de pièges photographiques la présence d'animaux sauvages dans une région dominée par l'homme en Transylvanie, en Roumanie. Outre des prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire tels que les ours bruns et les loups, on y trouve également des prédateurs de taille moyenne comme les renards roux ainsi que de grands herbivores tels que le chevreuil– et le cerf. Les humains et les chiens errants font office de « prédateurs » supplémentaires dans ce système.

«Les effets importants des activités humaines sur les populations de faune sauvage à tous les niveaux de la pyramide alimentaire que nous avons mis en évidence montrent à quel point il est nécessaire d'intégrer systématiquement l'être humain comme partie intégrante de la pyramide alimentaire», déclare Ine Dorresteijn, auteure principale de l'étude. «Précisément dans le contexte du retour croissant de prédateurs de sommet tels que les loups dans des paysages dominés par l'homme, il est important de comprendre l'influence que la présence simultanée de ces carnivores et de l'être humain exerce sur les différents niveaux de la pyramide alimentaire. Notre étude apporte une contribution importante à cette question.»


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