8 juillet 2026, 12h05

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Podcast

Épisode de podcast : chasse, animaux sauvages et politique

Cet épisode de podcast met en lumière quatre axes thématiques qui saisissent, en un éclairage ponctuel, l'état actuel de la critique de la chasse en Suisse.

Rédaction Wild beim Wild — 21 juin 2026

Le canton de Zoug est jusqu'à présent le seul canton à avoir réagi concrètement à une étude scientifique sur la chasse au renard.

Une étude SWILD de mai 2026 le prouve : des décennies de tirs – en moyenne 308 animaux par an – n'ont eu aucun effet durable ni sur la taille de la population ni sur les maladies de la faune. La commission de chasse en tire les conséquences : plus de promotion proactive de la chasse au renard, une séparation plus rigoureuse des catégories statistiques et une campagne d'information sur le nourrissage des animaux sauvages.

Bâle-Campagne a répondu à la même pétition par quatre pages de langage administratif, sans une seule source scientifique. Glaris se tait jusqu'à présent. Un débat public à Utzenstorf, qui se disait « dialogue », était composé de quatre chasseurs de loisir et d'un modérateur lui-même chasseur. Chaque année, environ 19’000 renards roux sont abattus dans toute la Suisse – sans effet démontrable sur les dégâts ou les épidémies.

Pétition

Pas de tirs de lynx en Valais

Le lynx est génétiquement à la limite, et pourtant il pourrait être le premier canton de Suisse à autoriser son tir.

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Lynx et loup : une régulation sur la glace mince

Au Tessin, 88 chasseurs de loisir ont été préparés à des tirs de loups nocturnes – concrètement par deux soirées d'information à Bellinzone. Des études scientifiques montrent que le tir létal peut déstabiliser les structures des meutes et être associé, l'année suivante, à davantage d'attaques. En Valais, malgré environ 1’300 chasseurs de loisir formés, seuls neuf loups ont été tirés ; la louve dominante a de nouveau attaqué par la suite.

Parallèlement, le canton du Valais prévoit pour la première fois des tirs de lynx, bien que la population ait perdu 46 pour cent de sa diversité génétique par rapport à ses ancêtres. Une étude de l'Université de Berne documente que la faible population est due à l'homme, à travers un réseau de 17 collets. Que ce même canton utilise désormais cette population artificiellement maintenue à un niveau bas comme argument pour justifier des tirs relève d'une logique remarquable. Pro Natura souligne en outre que le principal prélèvement de chevreuils en Valais n'est pas le fait du prédateur, mais de la chasse de loisir elle-même.

L'examen de chasse comme système fermé

Dans le canton de Saint-Gall, 65 futurs chasseurs de loisir ont réussi l'examen de chasse – formés, examinés et supervisés par des chasseurs de loisir. Le schéma se répète à Soleure, Zoug, Lucerne, Bâle-Campagne et en Argovie. Genève fait figure de contre-modèle: sans chasse de loisir depuis 1974, avec douze gardes-faune professionnels de l'État, un taux de mort immédiate de 99,5 pour cent et la plus forte densité de lièvres de Suisse.

Acheter de la forêt comme protection silencieuse de la faune

La Cour européenne des droits de l'homme a établi dans trois arrêts que les propriétaires fonciers qui refusent la chasse de loisir pour des raisons éthiques ne peuvent être contraints de la tolérer. L'Allemagne a réagi en 2013, l'Italie en 2026. La Suisse connaît ce droit – mais la volonté politique fait défaut. L'IG Wild beim Wild met à disposition un texte type pour les initiatives cantonales.

Zoug examine, Bâle-Campagne esquive, Glaris se tait – et en Valais, on planifie le tir d'une espèce génétiquement épuisée. Le prochain canton qui écouterait la science ferait une belle histoire.

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