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Criminalité & Chasse

Pas d'élevage intensif en Suisse : lancement d'une initiative

Chaque jour, des millions d'animaux dits « de rente » sont engraissés en Suisse en grands groupes dans des espaces confinés. La quantité d'aliments concentrés nécessaire à cet effet ne peut être assurée que par l'importation quotidienne de plus de 1000 camions de fourrage. Ce système absurde engendre d'importantes nuisances environnementales, tant en Suisse qu'à l'étranger.

Rédaction Wild beim Wild · 8 juillet 2019

Selon un rapport médiatique, des organisations de protection animale, de droits des animaux et environnementales ont réussi à faire aboutir leur initiative populaire contre l'élevage intensif. Elles auraient ainsi récolté 124’000 signatures et entendent les déposer en septembre auprès de la Chancellerie fédérale.

Comme l'a déclaré au «Blick» de lundi la directrice de campagne Meret Schneider, de l'organisation de droits des animaux Sentience Politics, les signatures sont actuellement en cours d'authentification auprès des communes. Elles doivent être déposées en septembre auprès de la Chancellerie fédérale. Il faut 100’000 signatures valables pour que l'initiative aboutisse. Le délai de récolte pour la demande lancée le 12 juin 2018 court encore jusqu'au 12 décembre prochain.

L'initiative populaire «Pas d'élevage intensif en Suisse (initiative sur l'élevage intensif)» exige une modification constitutionnelle relative à la détention d'animaux à des fins agricoles. La Confédération devrait ainsi protéger la dignité de l'animal dans l'élevage agricole.

L'élevage intensif accélère le réchauffement climatique, aggrave la faim dans le monde et la pénurie d'eau, provoque des résistances aux antibiotiques et viole le principe constitutionnel de protection des animaux. L'initiative sur l'élevage intensif vise à y mettre un terme.

En Suisse, 50 millions d'animaux terrestres sont élevés et abattus chaque année, leurs besoins les plus fondamentaux étant le plus souvent ignorés.L'industrie répand délibérément l'illusion qu'il n'existe pas d'élevage intensif en Suisse — alors que la plupart des animaux de rente suisses ne voient ni herbe ni lumière du soleil au cours de leur vie.

Élevage intensif

Concrètement, la Confédération devrait fixer des critères pour un hébergement et des soins respectueux des animaux, l'accès à l'extérieur, l'abattage et la taille maximale des groupes par étable. Elle devrait également édicter des prescriptions sur l'importation d'animaux et de produits d'origine animale à des fins alimentaires. Pour la mise en œuvre de l'initiative, des délais de transition maximaux de 25 ans sont prévus.    

Que l'on puisse aujourd'hui gérer des fermes selon ces directives, les nombreux agriculteurs et agricultrices bio le démontrent.

Derrière l'initiative populaire se trouvent des personnes issues de 15 organisations, notamment Vera Weber de la Fondation Franz Weber, ou des représentants de Greenpeace et du Parti Vert.

Plus sur le thème de la chasse de loisir : Dans le dossier Braconnage et criminalité liée à la chasse en Suisse nous documentons les cas, les questions juridiques et les schémas récurrents. Ce que dit la recherche à ce sujet est présenté dans La chasse sous l’angle des faits : l’état de la recherche.

La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.

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