Des militantes des droits des animaux jugées à Nyon pour avoir libéré des chèvres
Le procès de deux militantes pour la protection des animaux a débuté mardi au tribunal de police de Nyon VD. Elles sont accusées d'avoir volé 18 chèvres en mars afin de les soustraire à leur mort à l'abattoir.
Le procès de deux militantes pour la protection des animaux a débuté mardi au tribunal de police de Nyon VD. Elles sont accusées d'avoir volé 18 chèvres en mars afin de les soustraire à leur mort à l'abattoir.
Avant l'ouverture du procès, une dizaine de militants ont manifesté devant le palais de justice pour soutenir les deux femmes inculpées, âgées de 21 et 22 ans. Selon l'association «269life Libération Animale Suisse», c'est la première fois en Suisse que des défenseurs des animaux comparaissent en justice pour avoir sauvé des animaux de l'abattoir.
Les deux prévenues sont accusées d'être entrées de nuit dans un abattoir de Rolle VD au mois de mars dernier afin de prendre des photos et de dérober 18 chèvres. Interrogées par l'avocat de l'éleveur qui avait porté plainte, les deux militantes n'ont montré aucun remords.
«Nous ne pouvons pas nous contenter d'une résistance passive», a déclaré Elisa Keller, l'une des prévenues. «Nous nous sentons obligées d'enfreindre la loi pour venir en aide à de pauvres créatures et les préserver de la mort», a-t-elle affirmé. Les animaux sauvés mèneraient aujourd'hui une vie heureuse auprès des familles qui les ont recueillis. Un seul des 18 animaux serait mort d'une pneumonie.
«Nous ne vivons pas sur la même planète», a rétorqué la partie adverse, qui a demandé au tribunal de condamner les militantes à une peine plus sévère que celle requise par le procureur. Les deux femmes devraient ainsi être condamnées à une peine ferme pour vol en bande organisée.
Le procureur requiert pour sa part une peine avec sursis de 60 jours-amende à 30 francs chacun pour violation de domicile et appropriation illicite. Les deux prévenues devraient en outre prendre en charge les frais de procédure.
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La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.
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