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Faune

La pollution lumineuse perturbe les mésanges charbonnières en période de couvaison

Une nouvelle étude à laquelle a participé la Station ornithologique suisse montre que les mésanges charbonnières sont plus agitées la nuit et passent moins de temps sur leurs œufs lorsque la pollution lumineuse est importante. Cela a entraîné une réduction du nombre de poussins éclos.

Rédaction Wild beim Wild — 6 avril 2025

Afin d'étudier l'influence de l'être humain sur les oiseaux en période de couvaison, une nouvelle étude à laquelle a participé la Station ornithologique suisse a comparé le taux d'éclosion des mésanges charbonnières nichant en forêt avec celui de celles nichant en ville. Les chercheurs ont ainsi découvert que davantage de poussins éclosaient lorsque les mésanges charbonnières couvaient leurs œufs de manière constante durant la nuit. Cela n'a rien d'étonnant, car une température aussi stable que possible est indispensable à la survie des embryons dans les œufs.

Moins de poussins en ville à cause de la lumière nocturne

L'étude a toutefois mis en évidence une différence marquée entre la ville et la forêt : en ville, nettement moins de poussins ont éclos. La raison la plus probable en est la pollution lumineuse. Les mésanges charbonnières en couvaison en ville se montraient d'autant plus agitées la nuit que leurs sites de nidification étaient fortement éclairés, et réchauffaient donc leurs œufs de manière moins constante.

Ces résultats sont préoccupants : même des oiseaux communs et bien adaptés à la présence humaine, comme la mésange charbonnière, peuvent être perturbés par la lumière nocturne. Il est d'autant plus important de préserver des espaces sombres pour les animaux nocturnes et moins adaptables, tels que les hiboux et les chauves-souris. En savoir plus sur la biodiversité.

Les oiseaux migrateurs perdent le sens de l'orientation

La pollution lumineuse nuit également à l'avifaune de bien d'autres façons. En ce printemps, les oiseaux migrateurs reviennent de leurs quartiers d'hiver. Ils s'orientent notamment grâce aux étoiles et dépendent donc, pour leur voyage, d'un ciel nocturne étoilé. Précisément par les nuits brumeuses ou couvertes de nuages épais, la pollution lumineuse peut brouiller leur sens de l'orientation. L'expression « une différence comme le jour et la nuit » correspond de moins en moins à la réalité de notre époque. Afin de réduire la pollution lumineuse, la lumière ne devrait donc être utilisée qu'aux endroits où elle est réellement nécessaire. En savoir plus sur la protection de l'environnement et de la nature.

RÉDUIRE LA POLLUTION LUMINEUSE

La règle absolue est d'éviter la lumière là où elle n'est pas vraiment nécessaire. Les espaces extérieurs ne devraient jamais être éclairés entièrement ou en permanence si cela n'est pas absolument indispensable.

Lorsque la lumière est indispensable, il est souvent possible d'en réduire l'intensité. La pollution lumineuse peut également être réduite en diminuant l'intensité lumineuse pendant une partie de la nuit, ou en n'allumant la lumière qu'en cas de besoin, par exemple à l'aide de détecteurs de mouvement. La lumière émise horizontalement a une grande portée et entraîne donc des conséquences massives sur les insectes et les oiseaux. Du point de vue de la protection de l'environnement et de la nature, il est recommandé d'utiliser ce que l'on appelle des «lampes full-cut-off», qui n'émettent aucune lumière au-dessus de l'horizontale. www.vogelwarte.ch

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