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Chasse

Le Conseil fédéral s'incline devant les chasseurs et les opposants au loup

NON à la loi sur la chasse le 27.9.2020

Rédaction Wild beim Wild · 23 mai 2020

Le Conseil fédéral a ouvert le 8 mai 2020 la consultation sur l'ordonnance révisée sur la chasse.

Après un premier examen, la Protection Suisse des Animaux PSA arrive à la conclusion suivante : ce qui vaut pour la loi vaut également pour le projet d'ordonnance. Ce texte réglementaire est une capitulation devant les chasseurs et les opposants au loup.

Avec les dispositions d'exécution relatives à l'ordonnance sur la chasse, l'Office fédéral de l'environnement OFEV entend apporter de la clarté concernant la révision de la loi sur la chasse, contre laquelle le référendum a été lancé avec succès et qui sera soumise au vote le 27 septembre 2020. Mais cette clarté n'est pas au rendez-vous ; au contraire, le corps électoral se fait jeter de la poudre aux yeux avant le scrutin avec de belles formules telles que «L'ordonnance renforce la protection des espèces animales protégées».

Espèces animales protégées — vraiment ?

Même là où le projet d'ordonnance présente des aspects positifs, notamment en ce qui concerne la régulation des populations de lynx, castor, héron cendré et harle bièvre, la protection de ces espèces reste plus qu'incertaine. Le Conseil fédéral peut à tout moment les déclarer à nouveau régulables par voie d'ordonnance et les autoriser ainsi à être abattues. À cela s'ajoute le fait que les mesures individuelles — c'est-à-dire l'abattage d'animaux isolés — ne sont nullement exclues par l'ordonnance. Attention donc, castors, lynx & Cie : même ceux qui, en tant qu'espèce protégée, causent des dommages ou se comportent de manière suspecte, seront abattus. Avec les dispositions proposées, le cygne tuberculé se retrouve encore davantage dans le collimateur.

Des autorisations d'abattage à des fins de régulation des populations seront possibles. L'ordonnance entend affaiblir encore davantage la protection du loup, déjà quasi inexistante dans la loi.La mise en œuvre de mesures de protection des troupeaux ne sera plus obligatoire pour l'octroi d'autorisations d'abattage de loups.Et même dans les réserves naturelles, le loup et le bouquetin ne seront plus en sécurité.L'ordonnance entend autoriser l'abattage d'animaux protégés dans les zones protégées.

Des propositions inacceptables

Il n'est guère surprenant que, conformément à l'ordonnance, aucune interdiction de la chasse au terrier — pourtant cruelle envers les animaux et réclamée depuis longtemps par la STS — ne soit envisagée. L'utilisation de chiens de terrier à l'entraînement sur des renards vivants reste également autorisée. Aucune limitation du nombre de chasses à courre n'est non plus prévue.

Que ce soit la loi ou l'ordonnance, la Protection Suisse des Animaux PSA n'approuvera jamais des réglementations légales offrant la possibilité d'abattre des animaux protégés simplement parce qu'ils sont là et occupent un habitat. Cela va à l'encontre de toute conception de la protection animale. Quiconque souhaite empêcher un recul massif de la protection des animaux et des espèces en Suisse votera Non le 27 septembre 2020 à cette loi sur la chasse manquée.

Plus sur le thème de la chasse de loisir : Dans nos Dossiers sur la critique de la chasse de loisir réunissent des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond. Ce que dit la recherche à ce sujet est présenté dans La chasse sous l’angle des faits : l’état de la recherche.

La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.

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