Des bisons d'Europe ont déménagé dans le Jura soleurois
Des bisons d'Europe ont déménagé dans le Jura soleurois. Le projet de réintroduction vise à promouvoir durablement la biodiversité dans la région.
Tentative de réintroduction du plus grand animal sauvage d'Europe.
Le projet de faune sauvage consacré au bison d'Europe dans le Jura soleurois a démarré. Les cinq premiers bisons vivent depuis cette semaine dans un enclos clôturé. Le projet vise à déterminer si la réintroduction de ce grand animal sauvage menacé, le plus grand d'Europe, est envisageable.
Les animaux à la robe brun foncé se composent d'un taureau de trois ans, de trois vaches âgées de trois à cinq ans ainsi que d'un veau né cette année, comme l'a communiqué samedi l'association Wisent Thal. Les animaux ont été transportés jeudi depuis le Wildnispark Zürich Langenberg jusqu'à la Sollmat à Welschenrohr SO.
À leur arrivée, les animaux ont profité de la prairie ainsi que des feuilles des buissons en lisière de forêt, a rapporté le responsable du projet Otto Holzgang. Les cinq animaux vivent d'abord dans un enclos d'acclimatation de trois hectares comprenant forêt et prairies. Cet enclos ne peut pas être pénétré, selon l'association.
Après plusieurs semaines passées dans l'enclos d'acclimatation, les bisons pourront disposer d'un enclos de 50 hectares au cours des deux prochaines années. À partir de la troisième année, l'enclos devra être agrandi à 100 hectares.
L'association souhaite déterminer, avec ce troupeau test de bisons sur une période de cinq ans, si le bison d'Europe, exterminé au Moyen Âge, est aujourd'hui viable en tant qu'animal sauvage dans le Jura. Le projet est prévu pour une durée de dix ans.
Les bisons d'Europe sont de grands bovins sauvages européens. Les taureaux pèsent, selon les indications de l'association, entre 500 kilogrammes et une tonne. Les vaches atteignent 300 à 500 kilogrammes sur la balance. Les bisons d'Europe sont étroitement apparentés au bison américain.
Le terrain test appartient à la bourgeoisie de Soleure et à un agriculteur. La surface clôturée continuera d'être exploitée à des fins agricoles, forestières et cynégétiques pendant toute la durée du projet.
Le projet naturel a suscité de nombreuses discussions. En février dernier, le Tribunal fédéral a rejeté le recours d'un particulier contre l'enclos situé hors de la zone à bâtir. Celui-ci n'aurait pas d'impact significatif sur l'espace et l'environnement, a constaté le Tribunal fédéral.
Les autorités du canton de Soleure auraient accordé l'autorisation dans les règles. Selon le Tribunal fédéral, la détention d'un troupeau de bisons vivant en semi-liberté nécessite une grande surface forestière et de pâturage aussi naturelle que possible, et dépend donc d'un site situé hors de la zone à bâtir. De plus, des instances cantonales spécialisées ainsi que l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) auraient évalué positivement le projet.
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