Bilan des loups valaisans : chiffres d'un massacre
Le canton du Valais appelle cela « régulation proactive ». Ce que documente le bilan officiel du 1er septembre 2025 au 31 janvier 2026, c'est autre chose : la destruction planifiée de meutes de loups, l'abattage systématique de jeunes animaux et une machinerie de chasse organisée par l'État qui fait des chasseurs de loisir une troupe d'appui pour des programmes d'abattage officiels. 24 loups ont été tués durant cette période – dont sept louveteaux de trois meutes, abattus dans le cadre d'une soi-disant « régulation de base » qui autorise expressément le prélèvement de deux tiers des jeunes nés dans l'année.
Derrière ces chiffres se cachent des groupes familiaux détruits, des individus tués dans des structures sociales complexes et une situation juridique qui se retourne de plus en plus contre la Suisse : en octobre 2024, la Convention de Berne a explicitement classé comme illégaux les abattages préventifs sans dommage concret. En décembre 2024, le comité permanent du Conseil de l'Europe a ouvert à l'unanimité une procédure d'enquête contre la Suisse. Le Valais continue cependant de développer son appareil bureaucratique d'abattage. Ce dossier montre ce que signifient ces chiffres, qui prend les décisions, quelles questions juridiques restent ouvertes et ce qu'une politique du loup crédible dans l'espace alpin devrait accomplir à la place.
Ce qui t'attend ici
- Ce que montre vraiment le bilan 2025/2026 : Les chiffres concrets, meutes, périmètres d'abattage et l'objectif de réduire la population de loups de onze à trois meutes – et ce que cela signifie biologiquement et éthiquement.
- Les jeunes animaux comme cible privilégiée : l'éthique sens dessus dessous : Pourquoi la « régulation de base » des louveteaux n'est pas seulement contraire à la protection des animaux, mais aussi biologiquement contre-productive.
- Les chasseurs de loisir comme troupe d'appui étatique : Comment le canton du Valais fusionne systématiquement chasse de loisir et mandat d'abattage souverain.
- Les coûts bureaucratiques du massacre : Ce que coûtent réellement 13 390 heures de travail et plusieurs postes à plein temps dans la gestion valaisanne du loup – et à quoi ils servent.
- Darbellay et la guerre aux loups : Comment un conseiller d'État avec un passé de chasseur de loisir fait avancer la politique d'abattage en évacuant les standards scientifiques et juridiques minimums.
- Fabio Regazzi et le modèle suisse comme fiction politique : Pourquoi le modèle suédois vanté comme exemple échoue devant les tribunaux – et pourquoi cela ne dérange pas Regazzi.
- Convention de Berne : Ce que signifie la procédure d'enquête : Classification juridique de la procédure européenne contre la Suisse et ce que les abattages préventifs ont à voir avec le droit international.
- Ce que signifierait une vraie coexistence dans l'espace alpin : Les mesures politiques et structurelles qui seraient nécessaires – mais qui sont systématiquement évitées.
- Argumentaire : Réponses aux justifications les plus fréquentes de la politique d'abattage.
- Liens rapides : Toutes les contributions, études et dossiers pertinents.
Ce que révèle vraiment le bilan 2025/2026
Le canton du Valais a demandé à l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) l'autorisation de prélever complètement les meutes du Simplon et du Chablais pour la période 2025/2026 – et l'a obtenue. En plus, une «régulation de base» a été approuvée pour trois autres meutes (Réchy-Anniviers, Nendaz-Isérables, Posette-Trient), qui permet au canton de tuer deux tiers des jeunes nés cette année. Du 1er septembre 2025 au 31 janvier 2026, 24 loups ont effectivement été tués : 3 par décision d'abattage individuel, 14 dans le cadre du prélèvement complet de meute, 7 louveteaux dans le cadre de la régulation de base.
Parallèlement, 318 animaux de rente ont été tués par le loup dans le canton en 2025 : 191 dans le Haut-Valais (lors de 48 attaques), 127 dans le Bas-Valais (lors de 33 attaques). L'objectif politique que Darbellay a formulé publiquement est clair : le nombre de meutes en Valais doit passer de onze à trois – au minimum légal pour la région. Ce n'est pas de la «gestion» au sens scientifique. C'est une décision politique de réduction maximale d'une population – prise par un conseiller d'État qui est lui-même chasseur de loisir, et mise en œuvre avec des chasseurs de loisir comme équipe d'abattage.
À titre de comparaison : dans le canton des Grisons, 35 loups ont été tués en 2025. CHWOLF a documenté le bilan de la deuxième période de régulation au niveau national : 92 loups morts – dont toute la meute du Parc national. La désignation officielle de ces interventions comme «régulation proactive» masque ce qu'elles sont factuellement : l'élimination préventive de meutes de loups avant que des dommages concrets, graves et répétés ne soient survenus – et c'est précisément cette pratique que la Convention de Berne a qualifiée d'illégale.
En savoir plus : Loup : Fonction écologique et réalité politique et Politiciens-problèmes au lieu de loups-problèmes : La Suisse chasse le mauvais animal
Les jeunes comme cible privilégiée : L'éthique sens dessus dessous
La «régulation de base» – prélèvement de jusqu'à deux tiers des louveteaux dans certaines meutes – est la partie la plus problématique sur le plan éthique de la politique valaisanne du loup. Les jeunes ne sont pas tués comme cas individuels avec des dommages prouvés, mais comme quota planifié : dans la meute Réchy-Anniviers 2 louveteaux, dans la meute Nendaz-Isérables 3, dans la meute Posette-Trient 2 – avec pour résultat que la régulation de base a été «intégralement mise en œuvre».
Ce n'est pas seulement contraire à la protection des animaux – c'est biologiquement contre-productif. Les jeunes loups apprennent dans les premières années de leur vie par l'observation de la structure de la meute, comment fonctionnent le comportement territorial, le choix des proies et l'évitement des infrastructures humaines. Les loups dominants expérimentés transmettent ce savoir. Celui qui tue des jeunes loups avant qu'ils aient appris comment leur meute gère l'élevage et le paysage cultivé, élimine précisément ces processus d'apprentissage qui pourraient réduire les conflits à long terme. Les meutes avec une structure d'âge perturbée et dépourvues de porteurs d'expérience sont de manière avérée plus susceptibles aux conflits – pas moins.
Une éthique qui mérite ce nom définirait les jeunes animaux comme une ligne rouge. Le système valaisan inverse ce principe : les jeunes animaux deviennent le groupe cible privilégié, parce qu'ils sont plus faciles à abattre et fournissent statistiquement rapidement du « succès ». Celui qui appelle cela de la « régulation » dissimule qu'ici le fondement de toute responsabilité morale – la protection des plus vulnérables – est consciemment ignoré.
En savoir plus : Chasse et protection des animaux : ce que la pratique fait aux animaux sauvages et Animaux sauvages, angoisse de mort et absence d'anesthésie
Chasseurs de loisir comme troupe de soutien étatique
Le canton du Valais a explicitement intégré la chasse de loisir dans le système étatique d'abattage. Pendant la période de régulation 2025/2026, les chasseurs de loisir munis d'une autorisation de régulation valide peuvent abattre des loups dans les périmètres d'abattage définis – lors du prélèvement complet de meute en plus des gardes-faune professionnels. Une formation spécifique pour la régulation du loup est dispensée annuellement pour tous les chasseurs de loisir inscrits. Les chasseurs de loisir spécialisés sont intégrés dans un « groupe de soutien chasse (GSC) » sous la responsabilité du service cantonal de la chasse, de la pêche et de la faune (SCPF).
Il s'agit d'une fusion institutionnelle d'intérêts de chasse de loisir et de mandat régalien, qui dans cette conséquence est unique en Suisse. Le canton délègue des tâches étatiques de mise à mort à des chasseurs de loisir – et confère ainsi à une activité de loisir une légitimation étatique qu'elle ne justifie ni ne mérite. En même temps, il crée une infrastructure dont la logique est exclusivement orientée sur l'abattage : chasseurs de loisir spécialement formés, périmètres d'abattage généreusement dimensionnés, objectif de réduction politiquement fixé. Celui qui travaille une fois dans ce système ne remettra plus en question si les abattages sont nécessaires – mais seulement combien sont possibles.
Les défenseurs de l'environnement ont pointé précisément ce mécanisme : par la fixation intentionnelle de grands périmètres d'abattage, le Valais s'offre la possibilité de tuer un maximum de loups. Ce n'est pas une interprétation. C'est le mode de fonctionnement documenté d'un système qui a la mise à mort maximale comme objectif et la protection minimale comme feuille de vigne.
En savoir plus : Chasseurs : rôle, pouvoir, formation et critique et Psychologie de la chasse dans le canton du Valais
Les coûts bureaucratiques du massacre
En 2025, selon le bilan officiel, 13 390 heures de travail ont été investies dans la gestion et la régulation du loup en Valais – contre 16 400 heures en 2024. Parallèlement, dans le cadre de la convention-programme 2025–2028 de la Confédération, 3,2 postes à temps plein ont été créés pour soutenir le service. En calculant avec des coûts complets conservateurs de 60 à 80 francs par heure, cela donne pour 2025 entre 800'000 et plus d'un million de francs d'argent public – uniquement pour la régulation valaisanne du loup. L'abattage d'un seul loup coûte au contribuable en Suisse selon les estimations disponibles environ 35'000 francs.
L'appareil administratif croît, la régulation se professionnalise. La question décisive est de savoir où vont ces ressources. Le bilan officiel donne une réponse claire : l'accent est mis sur les dossiers, les procédures d'autorisation et l'organisation des tirs. La protection cohérente des troupeaux, le conseil structurel de l'agriculture, la prévention des conflits à long terme – ce sont des tâches qui apparaissent dans le bilan comme un complément rhétorique, non comme une priorité opérationnelle. « Coexistence » est le mot qui se remplit chaque année de nouveaux chiffres de tirs.
Le canton n'affiche pas ces coûts globaux de manière transparente dans son bilan. Ce n'est pas surprenant dans un canton qui fait l'objet depuis des années d'accusations de copinage, de népotisme et de manque de transparence – des malfaçons du bâtiment aux défaillances de protection contre les crues en passant par les scandales de mauvaise gestion politique. Avec le loup, on gouverne avec une grande fermeté, tandis que les questions fondamentales sur l'efficacité des coûts et l'efficience ne sont pas posées.
Plus d'informations : Lois de chasse et contrôle : Pourquoi l'auto-surveillance ne suffit pas et Chasse en Suisse : Chiffres, systèmes et la fin d'un narratif
Darbellay et la guerre du loup
Christophe Darbellay est devenu, depuis sa prise de fonction comme chef du département responsable de l'autorité de chasse, la force motrice de la politique valaisanne du loup. Il est lui-même chasseur de loisir et participe activement aux chasses. Depuis sa prise de fonction, il a pris décision de tir après décision de tir – avec un objectif formulé publiquement : réduire le nombre de meutes de loups de onze à trois. Les défenseurs de l'environnement décrivent son approche comme « non scientifique et contre-productive » et comparent sa rhétorique à une « guerre du loup », dans laquelle il se met en scène comme défenseur de la population de montagne, tandis que les faits concernant la protection des troupeaux, la biologie et la situation juridique « dérangent plutôt qu'ils ne guident ».
Darbellay se présente comme un politicien du centre d'inspiration chrétienne. En pratique, son département agit comme un bureau d'exécution pour les populations de loups : 27 loups morts dans la période de régulation 2025/2026, dont sept jeunes loups, dissolutions complètes de meutes, chasseurs de loisir comme équipe de tir formée par l'État. Cela contraste crûment avec des valeurs comme la protection de la vie et la préservation de la création, auxquelles il se réfère publiquement. La discrepance entre l'auto-présentation politique et l'action factuelle est documentée et prouvée – et s'explique le mieux par le conflit d'intérêts qui naît quand un chasseur de loisir dirige l'autorité de chasse.
Ce que Darbellay met en scène en public, c'est un antagonisme culturellement chargé : loup contre montagnard, protecteur de la nature contre politique « réaliste », Bruxelles contre la Suisse. Cette émotionnalisation a une fonction politique : elle crée un climat dans lequel des programmes de tir radicaux peuvent apparaître comme un « centre raisonnable », bien qu'ils ne soient factuellement ni nécessaires ni proportionnés – et de plus en plus illégaux. Notre contribution La guerre du loup de Christophe Darbellay : Polémique contre les faits documente ces schémas en détail.
Plus d'informations : La guerre du loup de Christophe Darbellay : Polémique contre les faits et Lobby des chasseurs en Suisse : Comment fonctionne l'influence
Fabio Regazzi et le modèle suédois comme fiction politique
Le conseiller aux États du centre Fabio Regazzi du Tessin propage depuis des années le modèle suédois du loup comme exemple pour la Suisse : chasses sous licence, objectifs d'effectifs fixés politiquement, réduction rapide et planifiable. Le problème : le modèle suédois a échoué devant les tribunaux ou a été massivement restreint – parce que les tribunaux suédois et européens ont établi que les chasses sous licence d'espèces strictement protégées contreviennent aux exigences élémentaires de l'État de droit et au droit de protection des espèces.
Regazzi promet des solutions rapides et prône une politique de tirs précipités qui marginalise la protection de la faune et l'État de droit. La réalité du modèle qu'il cite en exemple ne correspond pas à sa communication – alors il ne la mentionne pas. C'est symptomatique d'une politique du loup qui mise sur l'émotionnalisation parce que les faits jouent contre elle. Darbellay comme Regazzi sont issus d'un parti qui se réclame publiquement de valeurs chrétiennes – et pratiquent une politique du loup où la « préservation de la création » n'apparaît plus que dans les discours dominicaux.
Du point de vue d'IG Wild beim Wild, ils sont tous deux des figures exemplaires d'une chasse aux loups politiquement orchestrée : ils déplacent le discours des solutions factuelles vers un combat culturel émotionnellement chargé, où le loup devient l'écran de projection d'autres conflits – agriculture de montagne contre protection de la nature, souveraineté cantonale contre accords internationaux, tradition contre science.
En savoir plus : Le loup en Europe : statut de protection, conflits et pression politique et Crise de la chasse en Europe : FACE se bat pour obtenir des tirs, la Suisse reste dans l'ombre
Convention de Berne : ce que signifie la procédure d'enquête
La situation juridique est claire – et la Suisse l'ignore. En octobre 2024, le comité permanent de la Convention de Berne a établi : les tirs préventifs – c'est-à-dire les mises à mort sans dommage concret, répété et considérable – ne sont pas couverts par la convention et sont donc illégaux. En décembre 2024, le comité permanent a ouvert à l'unanimité un dossier d'enquête contre la Suisse, après que les plaintes de CH-Wolf et du Groupe Loup Suisse ont été acceptées. La Suisse a dû de nouveau faire rapport lors de la séance du printemps 2025. La présentation de l'OFEV s'est heurtée à un grand scepticisme de la part des pays participants.
Que signifie cela concrètement ? La Suisse a, avec l'ordonnance sur la chasse révisée (OChP) entrée en vigueur le 1er février 2025, explicitement légalisé les tirs préventifs de meutes entières sous certaines conditions – y compris les louveteaux et jeunes loups faisant partie de ces meutes. Cette base légale n'est pas conforme, selon l'évaluation de la Convention de Berne, au traité de droit international que la Suisse a ratifié en 1979. Le Valais applique systématiquement cette base légale dans la période de régulation 2025/2026 – dans le cadre d'une procédure d'enquête en cours qui remet en question sa légalité. Cette contradiction n'est pas un détail bureaucratique. Elle montre à quel point la politique suisse du loup s'éloigne des standards minimaux de l'État de droit.
Le Valais crée aussi avec son programme de tirs des situations de fait qui compliquent les revirements politiques : qui dissout des meutes ne peut restaurer leur structure. Qui tue des jeunes loups anéantit le capital d'apprentissage de la population. Les conséquences irréversibles de cette politique ne deviendront visibles que lorsque la procédure d'enquête débouchera sur des mesures concrètes – et alors il faudra reconstruire des structures qui sont aujourd'hui détruites de manière planifiée.
En savoir plus : Chasse illégale au loup en Suisse et Comment les associations de chasse influencent la politique et l'opinion publique
Ce qui devrait changer
Une approche politique qui prendrait au sérieux la coexistence aurait un aspect radicalement différent du modèle valaisan.
- Protection des troupeaux comme priorité structurelle, non comme exercice obligatoire : Investissements conséquents dans les chiens de protection, parcs de nuit, clôtures et conseil à l'agriculture – non comme promotion ponctuelle, mais comme composante systémique durable avec des standards contraignants.
- Repenser la politique de l'agriculture de montagne : La question de savoir quelles formes d'élevage sont compatibles avec les prédateurs en terrain montagneux escarpé doit être posée politiquement – avec des paiements directs qui favorisent les adaptations au lieu de les empêcher.
- Protection des structures de meutes comme mesure de prévention des conflits : Des loups expérimentés et des structures sociales intactes réduisent de manière prouvée les conflits. Les protéger n'est pas du romantisme – c'est de la prévention de conflits biologiquement fondée.
- Interdictions d'abattage pour les jeunes animaux : Définir les jeunes loups comme groupe cible est contraire à la protection des animaux, biologiquement contre-productif et juridiquement problématique selon la Convention de Berne. Une interdiction immédiate est le minimum.
- Monitoring indépendant de la population de loups sans conflits d'intérêts : Le monitoring et les estimations d'effectifs doivent être effectués par des institutions scientifiques indépendantes – sans participation des autorités de chasse ou des structures de chasse de loisir.
- Établir la conformité juridique avec la Convention de Berne : Les abattages préventifs de meutes entières doivent être supprimés de la base juridique suisse – indépendamment de la façon dont se termine la procédure d'enquête.
- Interventions modèles : Textes modèles pour interventions critiques de la chasse et Lettre modèle : Appel pour un changement en Suisse
Plus d'informations : Protection des troupeaux en Suisse et Alternatives à la chasse : Ce qui aide vraiment, sans tuer d'animaux
Argumentaire
« 318 animaux de rente tués sont inacceptables – le loup doit être régulé. » 318 animaux de rente tués sont un vrai problème. La réponse à cela détermine cependant si la coexistence est possible ou non. Qui exige immédiatement l'abattage à chaque attaque, sans demander si la protection des troupeaux était suffisante, si la conduite du pâturage peut être adaptée, et si les paiements directs créent de fausses incitations, ne résout pas le problème. Il le déplace – aux dépens des loups et aux dépens des contribuables qui financent les abattages.
« La régulation proactive prévient les dommages avant qu'ils ne surviennent. » C'est exactement ce que dit la Convention de Berne qui est illégal. Les tueries préventives d'animaux sauvages sans dommage concret, considérable et répété ne sont pas couvertes par les accords de protection internationaux auxquels la Suisse a adhéré. Ce qui est commercialisé comme « proactif » est juridiquement « non conforme » – et la procédure d'enquête du Conseil de l'Europe décidée à l'unanimité en est la conséquence.
« Les chasseurs de loisir ne font que soutenir les autorités – ce n'est pas de la chasse. » Les chasseurs de loisir reçoivent une formation spécifique pour les abattages de loups, sont intégrés dans les structures d'abattage étatiques et abattent des loups dans des périmètres définis par l'État. Ce n'est pas du soutien à une tâche administrative – c'est la privatisation de mandats de mise à mort à un groupe d'intérêts dont l'intérêt principal est l'abattage.
« Le loup menace la population de montagne et l'agriculture de montagne. » Le loup tue des animaux de rente. Il ne menace pas les humains – statistiquement zéro attaque sur des humains en Suisse. L'agriculture de montagne fait face à des défis structurels liés aux systèmes de paiements directs, aux tailles d'exploitation et aux conditions de marché – et qu'aucun abattage de loup ne résout. Qui fait du loup la cause de problèmes structurels qu'il n'a pas causés fait de la politique avec le mauvais bouc émissaire.
« C'est la mise en œuvre légale de l'ordonnance sur la chasse révisée. » Oui – et c'est exactement cette ordonnance sur la chasse révisée qui est l'objet d'une procédure d'enquête en cours du Conseil de l'Europe pour non-conformité avec la Convention de Berne. Légal dans le droit suisse et conforme aux accords internationaux de protection de la nature sont deux critères différents. La Suisse viole actuellement selon l'évaluation du Conseil de l'Europe le second.
Liens rapides
Contributions sur Wild beim Wild :
- Bilan des loups valaisans 2025/2026 : Chiffres d'un massacre (Contribution originale)
- La guerre aux loups de Christophe Darbellay : Polémique contre les faits
- Chasse illégale aux loups en Suisse
- Politiciens-problème au lieu de loups-problème : La Suisse chasse le mauvais animal
- Lettre modèle : Appel pour un changement en Suisse
Dossiers connexes :
- Chacal doré en Suisse : Immigré naturel sous pression politique
- La loutre en Suisse : Exterminée, revenue et politiquement menacée
- L'ours brun en Suisse : Exterminé, de retour et toujours indésirable
- Le chat sauvage en Suisse : De retour de l'extinction, menacé par l'indifférence
- Le lynx en Suisse : Prédateur, espèce clé et objet de conflit politique
- Le renard en Suisse : Prédateur le plus chassé sans lobby
- Loup : Fonction écologique et réalité politique
- Le loup en Europe : Comment la politique et la chasse de loisir sapent la protection des espèces
- Loup en Suisse : Faits, politique et limites de la chasse
- Bilan valaisan des loups : Chiffres d'un massacre
- Chasse au renard sans faits : Comment JagdSchweiz invente des problèmes
- Protection des troupeaux en Suisse : Ce qui fonctionne, ce qui échoue et pourquoi les tirs ne sont pas une solution
Notre exigence
Le bilan valaisan des loups 2025/2026 documente un système qui relègue systématiquement la protection des animaux, la biologie des animaux sauvages et les standards juridiques internationaux – au profit d'une logique de tir pilotée par les intérêts de la chasse de loisir et du lobby de l'élevage. Ce que le bilan appelle « mise en œuvre complète » est la destruction planifiée des meutes de loups. Ce qui s'appelle « régulation de base » sont sept louveteaux tués.
IG Wild beim Wild documente cette politique avec des chiffres, des sources et un cadrage juridique – parce qu'une société qui se réclame de la protection des animaux et de la biodiversité doit savoir ce qui se passe en son nom dans la région montagneuse valaisanne. Qui en sait plus ou a des indications sur d'autres cas, nous écrit. Les bonnes informations sont la base de toute critique efficace.
Demandez à votre commune, en raison de la politique du loup du conseiller fédéral Albert Rösti (UDC) et des programmes cantonaux de tirs, une demande de remise pour les impôts fédéraux et cantonaux : La lettre type peut être téléchargée ici.
Plus sur le thème de la chasse de loisir : Dans notre Dossier sur la chasse nous regroupons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.
