8 juillet 2026, 11h24

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Épisode du podcast : chasse, lobby et animaux sauvages

Lobbying pour la chasse à l'arc, recherche sur le loup et l'interdiction du plomb dans l'UE dans le fact-check de la rédaction.

Rédaction Wild beim Wild — 5 juillet 2026

Dans cet épisode, Wild beim Wild s'attaque aux structures qui façonnent l'image de la chasse de loisir, avant même qu'un coup de feu ne soit tiré.

Le point de départ est le «Dialogue de Landshut» au musée de la chasse d'Utzenstorf, où l'on débattra le 19 juillet de l'autorisation de la chasse à l'arc en Suisse, avec une conférencière pratiquant la chasse à l'arc et un chasseur de loisir comme modérateur. La base scientifique contre la chasse à l'arc est claire : dans une étude de l'Université de l'Oklahoma, la moitié des cerfs de Virginie touchés n'ont été que blessés et n'ont d'abord pas été retrouvés, et même les chiffres embellis des associations font état d'un taux de blessures de seize à dix-sept pour cent.

Cela concorde avec le récit d'une reporter qui a réussi l'examen de chasseuse de loisir sans avoir jamais mis les pieds en forêt, ainsi qu'avec la mise en scène événementielle au col du Susten et au Rouchgrat, où la nature devient un décor pour des parcours de tir et des salons de l'armement.

Pétition

Pas de tirs de lynx en Valais

Le lynx est génétiquement à la limite, et pourtant le Valais devrait être le premier canton de Suisse à autoriser son tir.

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La deuxième partie montre les limites écologiques de la chasse de loisir. Aux Grisons, l'Office de la chasse et de la pêche félicite les chasseurs de loisir pour la baisse des populations de cerfs et passe sous silence le véritable facteur : pendant des décennies, les populations ont augmenté malgré la haute chasse et la chasse spéciale, ce n'est qu'avec le retour des prédateurs loup et lynx qu'elles diminuent. Environ 1000 animaux abattus vers 1950, plus de 5’000 vers 2020, un maximum de 6’515 en 2017.

Une étude neuchâteloise sur le loup adopte une approche sans tir, basée sur le marquage olfactif et d'éventuelles «barrières olfactives» pour la protection des troupeaux.

Des contre-exemples viennent d'Espagne : Doñana s'assèche, le lobby de la chasse réclame davantage de chasse, bien que la population de sangliers ait atteint un plancher historique en 2024, à quoi s'ajoutent de graves infractions à la protection animale dans un abattoir de Ségovie.

La partie finale relie lobby, plomb et tests de réalité cantonaux. Le comité REACH de la Commission européenne a approuvé le 25 juin 2026 une interdiction du plomb pour les munitions de chasse avec une période transitoire de sept ans au lieu de dix-huit mois, les munitions à balle étant totalement exclues, coordonnée par la FACE et l'industrie des munitions. En Suisse, le délai court jusqu'à fin 2029, le plomb de grenaille hors des zones humides reste non réglementé.

La comparaison entre Zoug et Lucerne montre le traitement de la même pétition sur le renard : Zoug a commandé une étude spécialisée SWILD et a décidé trois mesures, Lucerne a voté 105 contre 0 à l'encontre de la protection du renard. À cela s'ajoutent le Trentin, qui souhaite introduire dès 2027 la chasse à l'arc sur des populations de sangliers qu'il a lui-même créées, la journée fédérale des chasseurs à Suhl avec une publicité de fédération douteuse, ainsi que Wildtier Schweiz qui, malgré sa proximité avec JagdSchweiz, tient la statistique fédérale. Comme contre-modèle se présente le système genevois, qui se passe de chasse de loisir depuis 1974, avec un taux de mort immédiate de 99,5 pour cent et les plus fortes densités de lièvres de Suisse.

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