Vivre en harmonie avec la criminalité
La chasse au renard est dénuée de sens et constitue de la maltraitance animale. Le Luxembourg et d'autres régions sans chasse le prouvent.
Dans la communication cynégétique, cela sonne souvent comme une méditation sur la nature : attente silencieuse, «régulation» responsable, prétendument pour la protection des espèces et des écosystèmes.
C'est exactement dans ce ton que raconte la Davoser Zeitung la chasse au col comme «vivre en harmonie avec la nature», quand les renards sont «régulés» par les chasseurs de loisir.
Le problème n'est pas seulement le choix des mots. Le problème, c'est le système qui se cache derrière. Car tandis qu'«harmonie» suggère qu'il s'agit de science et de bien commun, ce qui se déroule dans la pratique est une chasse de loisir qui produit de la souffrance, crée des risques et ne tient guère écologiquement ce qu'elle promet.
Selon l'Office de la chasse et de la pêche dans le canton des Grisons, il y a chaque année plus de 1’000 dénonciations et/ou amendes contre les chasseurs de loisir rien que dans ce canton, parce qu'ils enfreignent les lois de chasse ou sont impliqués dans d'autres activités criminelles.
Qui veut vivre « en harmonie avec la nature » construit des habitats, réduit les dérangements, protège la faune et assure une protection efficace des troupeaux. Celui qui, en revanche, se déplace avec un fusil en chasse au col ne vit pas en harmonie, mais dans le système d'une pratique de violence normalisée qui se termine régulièrement par des violations du droit, des tirs manqués et des excuses.
Chasse au renard : beaucoup d'affirmations, peu d'effet
Le mythe central dit : il faut tirer les renards, sinon « ils prennent le dessus ». C'est exactement ce qui est affirmé depuis des décennies, mais constamment réfuté. Biologiquement, le renard roux est très flexible. Là où règne la pression de chasse, les populations réagissent souvent par des effets compensatoires : plus d'immigration, reproduction plus élevée, reproduction plus précoce.Une fiche d'information le résume clairement : sur le territoire, la densité ne peutchasse de loisir souvent pas être réduite durablement par la chasse au renard parce que les pertes sont compensées. Si l'objectif est donc « réduire les effectifs », la
n'est dans de nombreux cas pas seulement cruelle, mais tout simplement inefficace.
Le Luxembourg montre à quel point les justifications sont minces
Les contre-exemples réels sont particulièrement révélateurs. Le Luxembourg a interdit la chasse au renard depuis 2015. Selon une compilation scientifique, il n'y a là-bas aucun signe d'explosion de la population de renards et aucun effondrement d'espèces animales rares, même l'argument souvent invoqué des parasites ne fournit aucune « catastrophe ».
Régions sans chasse : l'argument le plus fort est la réalitéQui veut savoir si la nature fonctionne sans chasse de loisir n'a pas besoin de spéculer. Le canton de Genève est sans chasse depuis 1974. Ce n'est pas une expérience romantique, mais un cas à long terme qui montre : la gestion de la faune est possible sans passion privée du tir. Et si la régulation est vraiment nécessaire, alors comme mesure étatique, étroitement justifiée, non comme occupation de loisir avec logique de trophée et « saison ». C'est exactement à ce sujet que se trouvent chez Wild beim Wild aussi des idées concrètes d'initiatives politiques
qui pensent le modèle genevois comme zone pilote.
Quand « régulation » signifie dans la pratique confusion et violation du droit
Loup abattu en Surselva : « erreur » comme excuse
De tels cas ne sont pas accessoires. Ils sont une conséquence directe du fait que des armes à feu sont portées dans un système complexe et dynamique, dans lequel des décisions de seconde tombent sur la vie et la mort. Ce n'est pas de l'« harmonie ». C'est un risque avec des victimes prévisibles.
La chasse au col en est un symbole : chasseurs de loisir invisibles, conséquences invisiblesLa Davoser Zeitung décrit la période après la grande chasse comme un calme apparent, dans lequel les chasseurs de loisir sont toujours présents, « individuellement, silencieusement, discrètement », et maintenant le renard
« entre dans le focus ». C'est exactement cette invisibilité qui fait partie du problème. Car plus on chasse « discrètement », plus il devient facile de refouler qu'il ne s'agit pas de travail de protection de la nature, mais du meurtre ciblé d'un animal sauvage sensible, souvent sans bénéfice probant, mais avec des effets secondaires mesurables : animaux blessés, tirs manqués, structures sociales perturbées, normalisation de la violence dans le paysage.
Il serait honnête de ne pas vendre la chasse au renard comme une « régulation », mais de la nommer ce qu'elle est souvent : une chasse de loisir sur un animal qui joue un rôle important dans de nombreux écosystèmes, et dont le « statut de problème » est régulièrement produit politiquement et culturellement. Il serait également honnête d'apprendre des lieux qui sont déjà plus avancés : Luxembourg sans chasse au renard, Genève sans chasse de loisir, plus de nombreux parcs nationaux. Non pas comme une utopie, mais comme une pratique vérifiable.
Pourquoi le plaisir de tuer n'est pas un motif de loisir inoffensif
Une classification psychologique de la chasse de loisir entre inhibition de l'empathie, violence basée sur le plaisir et normalisation sociétale.
Les personnes qui éprouvent du plaisir à tuer des êtres vivants et à payer pour cela montrent d'un point de vue psychologique un comportement de loisir non normal. Ce comportement contredit les mécanismes fondamentaux d'empathie, de compassion et d'inhibition morale, tels qu'ils existent chez la majorité des personnes psychiquement saines. Psychologiquement, il s'agit d'un comportement violent déviant, même s'il est toléré politiquement ou culturellement.
Le plaisir de tuer est une caractéristique classique de la violence basée sur le plaisir. L'acte de violence lui-même agit de manière gratifiante. Pas le résultat, pas la nécessité, mais le fait de tuer. Ce n'est pas un phénomène marginal, mais clairement décrit dans la psychologie de la violence.
Qui vit la chasse de loisir comme un plaisir montre une motivation violente psychologiquement problématique, qui est historiquement et structurellement apparentée aux idéologies autoritaires et dévalorisantes.
Dossiers : Renard en Suisse : Prédateur le plus chassé sans lobby | Chasse au renard sans faits : Comment JagdSchweiz invente des problèmes
Articles complémentaires
- Fred Kurt : Le chevreuil dans le paysage culturel. Écologie, comportement social, chasse et gestion. Kosmos Verlag, Stuttgart 2002, p. 83.
- Statistique fédérale de la chasse Lien
- Explications et références sources Lien
- Littérature scientifique : Études renard roux
- Les chasseurs propagent des maladies : Étude
- La chasse favorise les maladies : Étude
- Chasseurs de loisir dans la criminalité : La liste
- L'interdiction de la chasse au renard insensée est urgente : Article
- Luxembourg prolonge l'interdiction de la chasse au renard : Article
- Chasse de plaine et maladies des animaux sauvages : Article
- Effarouchement des animaux sauvages : Article
Les fondements et classifications de la chasse au passage sont dans le Dossier.
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