4 avril 2026, 21:04

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Chasse

Nuit du renard : 50 renards morts à Salzbourg

À Scheffau dans le Tennengau (Salzbourg), des animaux sauvages morts ont été présentés publiquement dans un champ après un événement de chasse. Les organisations de protection des animaux parlent d'environ 50 renards et de nombreuses martres. Des protestations ont eu lieu, la police a supervisé la situation. L'affaire est plus qu'un scandale local : elle montre de manière exemplaire comment la chasse de loisir des auteurs de violence est mise en scène comme une tradition et comme l'éthique, l'écologie et le bien-être animal sont rapidement sacrifiés.

Rédaction Wild beim Wild — 21 janvier 2026

Selon le rapport de 5min.at, la soi-disant «Nuit du renard» a eu lieu à Scheffau dans le cadre de la maltraitance animale.

Les chasseurs de loisir ont ensuite disposé plusieurs animaux abattus, dont selon les organisations de protection des animaux environ 50 renards ainsi que de nombreuses martres. La présentation publique a suscité l'indignation, parallèlement à cela il y a eu une manifestation de défenseurs des animaux. Aucun incident n'a été signalé, la police était sur place.

Symbolisme délicat : Quand tuer devient spectacle

L'exposition du «tableau de chasse» est souvent décrite par le milieu cynégétique comme une tradition. Dans la perception publique, cela apparaît cependant comme une mise en scène triomphale sur des animaux tués. C'est précisément là que le narratif bascule : Qui prétend que la chasse de loisir est un «service à la nature», mais arrange simultanément des dizaines de cadavres comme décor, produit une image de domination, non de responsabilité. La protestation à Scheffau ne s'est donc pas seulement enflammée sur le nombre de renards tués, mais sur le message que ce rituel envoie : tuer est normalisé, esthétisé et socialement récompensé. Si un soldat ou un policier publiait en souriant de telles photos-trophées avec ses victimes, il serait déshonorablement renvoyé du service et transféré en clinique psychiatrique.

Les justifications standard vacillent

Les rapports mentionnent deux des justifications typiques : la rage et l'échinococcose. Les critiques ont objecté que l'Autriche est considérée comme exempte de rage depuis des années et que les raisons sanitaires ne tiennent plus guère. Même si des risques individuels existent, il ne s'ensuit pas automatiquement qu'un massacre soit nécessaire, efficace ou proportionné.

S'ajoute à cela : les acteurs de la conservation de la nature demandent en Autriche depuis longtemps une gestion moderne et scientifique de la faune sauvage pour le renard, incluant des périodes de protection claires. Le Naturschutzbund argumente explicitement pour un traitement respectueux et pour des phases de protection, au lieu d'une chasse permanente par défaut.

Et : il y a des Länder où pratiquement aucune période de protection n'est prévue pour les renards. C'est politiquement décidé, pas naturellement donné.

Ce que cela a à voir avec la Suisse

De telles images ne naissent pas dans le vide. En Suisse aussi, la chasse au renard est régulièrement vendue par les chasseurs de loisir comme «régulation», bien que les expériences de pays, régions, parcs nationaux et espaces urbains sans chasse ou avec peu de chasse montrent que la nature ne s'effondre pas quand on évite d'appuyer sur la détente. Qui déclare le renard globalement comme «problème» déplace la responsabilité du syndrome de perte d'habitat, d'agriculture, de pauvreté structurelle et de gestion des déchets vers un bouc émissaire facilement disponible.

Levier politique au lieu de boucle d'indignation : Texte modèle pour une initiative d'interdiction de la chasse au renard : Lien

Contextualisation : Pourquoi la «chasse au gibier nuisible» comme solution permanente ne convainc pas

Même si on discute de la protection d'espèces individuelles, la question centrale demeure : Quelle mesure est prouvée efficace, et à quel prix ? La chasse permanente produit souvent des effets à court terme, mais elle ne résout pas les causes structurelles comme le manque de couverture, les paysages appauvris, la pression des pesticides ou la fragmentation des habitats. Qui prend la biodiversité au sérieux devrait d'abord parler de haies, de jachères, de zones humides, de gestion extensive et de corridors sûrs pour la faune, pas d'événements cynégétiques avec décor de trophées.

La véritable nouvelle

Le scandale n'est pas seulement «50 renards morts». La véritable nouvelle est le déséquilibre sociétal qui rend possibles de telles mises en scène : Un animal sauvage devient objet, sa mort devient point de programme, l'empathie devient bruit parasite. Le conflit à Scheffau est ainsi un miroir. Il montre à quel point un débat de politique cynégétique est urgent, qui s'oriente sur la science, l'éthique animale et l'intérêt public, au lieu de la tradition, la logique de lobby et la culture de violence.

Pourquoi la joie de tuer n'est pas un motif de loisir anodin

Une contextualisation psychologique de la chasse de loisir entre inhibition de l'empathie, violence basée sur le plaisir et normalisation sociétale.

Les personnes qui prennent plaisir à tuer des êtres vivants et à payer pour cela montrent, d'un point de vue psychologique, un comportement de loisir anormal. Ce comportement contredit les mécanismes fondamentaux d'empathie, de compassion et d'inhibition morale présents chez la majorité des personnes psychiquement saines. Psychologiquement, il s'agit d'un comportement violent déviant, même s'il est toléré politiquement ou culturellement.

Le plaisir de tuer est une caractéristique classique de la violence fondée sur le plaisir. L'acte violent lui-même agit comme une récompense. Pas le résultat, pas la nécessité, mais le fait de tuer. Ce n'est pas un phénomène marginal, mais clairement décrit dans la psychologie de la violence.

Celui qui vit la chasse de loisir comme un plaisir montre une motivation violente psychologiquement problématique, qui est historiquement et structurellement apparentée aux idéologies autoritaires et dévalorisantes.

Plus d'informations dans le dossier : Chasse et protection des animaux

Dossiers : Le renard en Suisse : prédateur le plus chassé sans lobby | Chasse au renard sans faits : comment JagdSchweiz invente des problèmes

Plus sur le thème de la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse, nous regroupons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.

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