Transport illégal d'animaux : des zèbres et des singes arrêtés à la frontière
Les deux conducteurs, âgés de 23 et 31 ans, n'auraient pas été en mesure de présenter des documents de transport complets ni de prouver l'origine des animaux.
La police fédérale a intercepté à la frontière germano-néerlandaise un véhicule de transport dans lequel se trouvaient notamment deux zèbres et six singes.
Un transport illégal d'animaux est suspecté, comme l'a annoncé la police fédérale à Bad Bentheim, en Basse-Saxe. Les animaux ont été placés dans un centre de recueil aux Pays-Bas.
Des agents de la police fédérale avaient arrêté et contrôlé le véhicule dans la localité de Bunde. Outre les singes et les zèbres, ils ont également découvert une antilope, un serval, une buse et un cygne. Les deux occupants du véhicule de transport n'auraient pas été en mesure de présenter des documents de transport complets ni des justificatifs d'origine. En savoir plus sur la criminalité et le commerce illégal d'animaux.
Les agents ont contacté le service vétérinaire. Les animaux n'étant pas chargés et sécurisés dans le respect des règles et des besoins de leur espèce, et les documents faisant défaut, l'entrée sur le territoire et la poursuite du transport ont été interdites. La police a ouvert une procédure pour présomption d'infraction à la loi sur la protection des animaux.
La police néerlandaise a finalement remis les animaux à l'autorité compétente. Aux Pays-Bas, l'enquête contre les responsables du transport doit se poursuivre. Les animaux ont été pris en charge dans un centre de recueil. Le problème de protection animale apparaît ici de manière particulièrement évidente.
« Ce cas l'illustre une fois de plus : le commerce légal et illégal d'êtres sensibles est en plein essor. D'innombrables animaux sauvages sont souvent transportés sur des milliers de kilomètres pour être ensuite vendus via des portails internet, dans des bourses aux animaux ou dans des animaleries. » Peter Höffken, chargé de mission chez PETA
PETA réclame l'interdiction de détention d'«animeaux exotiques» dans les foyers privés
L'organisation de défense des droits des animaux critique le fait que l'achat d'animaux dangereux et exigeants reste autorisé indépendamment des connaissances spécialisées pourtant indispensables. Par conséquent, des centaines d'animaux «exotiques» s'échappent chaque année ou sont simplement abandonnés par des personnes dépassées. Les refuges et les centres de recueil pour animaux sont souvent surpeuplés d'animaux «exotiques» dont les exigences en matière d'habitat sont particulièrement élevées.
Le commerce des animaux sauvages
Les primates figurent parmi les mammifères les plus commercialisés sur les plateformes de vente d'animaux sauvages sur Internet. En Allemagne, le commerce et la détention d'animaux «exotiques» par des particuliers sont largement non réglementés. Quand le prix est juste, même des espèces strictement protégées et extrêmement sensibles sont vendues à des non-spécialistes. Étant donné que de nombreux animaux meurent en captivité en raison de conditions de détention et de soins insuffisants, la demande reste durablement à un niveau élevé.
Le résultat d'une étude, présentée en 2020 par le ministère fédéral de l'Environnement, de la Protection de la nature, de la Sûreté nucléaire et de la Protection des consommateurs (BMUV), confirme en outre que le commerce des animaux sauvages contribue à l'extinction mondiale des espèces et qu'il est urgent d'agir, notamment pour des raisons de protection des espèces et de la nature. En savoir plus sur les droits des animaux.
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