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Zoo

La détention d'éléphants dans les zoos doit cesser

Le zoo de Bâle a euthanasié le taureau éléphant Tusker en raison de la tuberculose. La Fondation Franz Weber exige la fin de la détention d'éléphants dans les zoos.

Rédaction Wild beim Wild — 11 août 2023

Le zoo de Bâle a euthanasié son animal emblématique Tusker, comme l'a annoncé la direction du zoo.

Le taureau éléphant était atteint de tuberculose, et en raison de mauvaises conditions de détention, d'autres animaux sont désormais menacés. Pour la Fondation Franz Weber (FFW), cet événement récent souligne l'exigence de laisser les éléphants dans leur habitat naturel.

Perte de poids, passivité, manque d'entrain et peu d'appétit — Tusker présentait depuis des mois les symptômes d'une tuberculose. Le mercredi matin, la direction du zoo de Bâle annonce qu'il a été euthanasié en raison de cette maladie. De nombreuses questions demeurent cependant sans réponse, notamment celle de savoir comment il a contracté l'agent pathogène et pourquoi le taureau, compte tenu de ses différents symptômes, n'a pas été séparé de ses congénères (en particulier de Heri, la femelle qui en est actuellement porteuse).

Comment Tusker s'est-il infecté ?

«Des études indiquent que la plupart des cas de tuberculose chez les éléphants sont attribuables à la forme humaine de la tuberculose (Mycobacterium tuberculosum) et sont transmis de l'être humain à l'éléphant !», souligne le Dr David Perpiñán, vétérinaire et expert en médecine zoologique. Il indique que cette maladie zoonotique touche avant tout les éléphants ayant des contacts avec l'être humain, c'est-à-dire vivant en captivité. On sait que Tusker avait été exposé à l'agent de la tuberculose au cours des années passées. C'est pour cette raison que le transfert initial vers le zoo de Bâle avait été interrompu en 2017. En 2021, le taureau éléphant est néanmoins arrivé au «Zolli» — en tant que grand espoir pour leur programme d'élevage.

Compte tenu du passé spécifique de Tusker, il aurait dû être isolé dès les premiers symptômes. Le fait que le zoo de Bâle l'ait laissé interagir sans autre avec ses congénères témoigne clairement de la défaillance de la direction du zoo, qui met notamment en danger l'avenir de la gestante Heri et de son veau à naître. Dans ces conditions, il est évident que le programme d'élevage du zoo ne devrait pas être poursuivi.

Les zoos doivent assumer leurs responsabilités

Pour Vera Weber, présidente de la FFW, ce nouveau décès ne fait que confirmer que les éléphants ne devraient pas vivre en captivité – et que la situation de ces animaux dans les zoos suisses n'est pas meilleure qu'ailleurs. «Les zoos doivent enfin assumer leurs responsabilités», déclare-t-elle. «Comme le zoo de Zurich, le 'Zolli' tente également de donner l'impression qu'il a eu de la malchance. Mais ce n'est pas le cas : cette mort, comme celle survenue à Zurich, est uniquement imputable aux conditions de captivité, au contact avec les humains et à d'autres facteurs liés à la détention en zoo. C'est une réalité évidente que les besoins fondamentaux des éléphants ne peuvent pas être satisfaits dans les zoos.»

Les zoos ne contribuent pas à la protection des éléphants

Le programme d'élevage des éléphants dans les zoos européens, auquel participent les zoos de Zurich et de Bâle, est un échec total. La population des éléphants en captivité ne cesse de diminuer depuis longtemps. Le cas de Bâle est particulièrement révélateur : le «Zolli» détient des éléphants africains depuis environ 70 ans et ne peut se prévaloir que de quatre naissances – dont deux éléphants mort-nés. Les deux autres sont également morts à l'âge de 16 et 21 ans respectivement – un âge peu avancé pour des éléphants. Pire encore : les éléphants nés en zoo qui survivent restent à jamais dans les zoos, car ils ne peuvent pas être réintroduits dans la nature.

«Le programme d'élevage des éléphants, à l'instar de la détention d'éléphants dans les zoos, n'a absolument aucun sens et ne contribue pas à la protection de l'espèce», confirme le biologiste spécialiste des éléphants Dr. Keith Lindsay. Pour l'African Elephant Specialist Group de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) également, la captivité ex situ (dans les zoos) ne présente aucun avantage pour la conservation de l'espèce dans la nature – c'est-à-dire in situ.

Le zoo de Bâle est, avec ceux de Zurich et de Rapperswil, le seul en Suisse à détenir encore des éléphants. L'exemple actuel montre une fois de plus que le moment est venu pour eux aussi d'abandonner la détention d'éléphants !

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