Sondage : les citoyens de l'UE favorables aux loups
Un sondage réalisé dans six pays de l'UE le montre : la majorité des citoyennes et citoyens soutient la protection des loups et s'oppose à leur mise à mort.
Les citoyens européens soutiennent la protection des loups et la majorité s'oppose en toutes circonstances à leur mise à mort. Tel est le résultat principal d'un sondage mené auprès d'adultes dans six pays de l'UE, commandé par l'Eurogroupe pour les animaux. Il est temps que les responsables politiques écoutent la voix de leurs électeurs et veillent à ce que l'espèce continue de bénéficier d'une protection stricte.
Le sondage réalisé par Savanta ComRes dans six États membres de l'UE – la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Pologne et la Finlande – visait à mieux comprendre la perception et l'attitude du public à l'égard de la protection des loups à travers toute l'Europe.
- Les 6 137 citoyens de l'UE ayant répondu au sondage ont manifesté dans l'ensemble un niveau élevé de soutien à la protection du loup, notamment en Pologne, en Espagne et en Italie, ainsi qu'une forte conscience des bénéfices que les loups apportent à leur écosystème local. La majorité des adultes déclare que la mise à mort des loups est rarement ou jamais acceptable dans certaines circonstances, même lorsqu'ils ont attaqué des animaux d'élevage (55 %) ou pour contrôler la taille de leurs populations (55 %).
- Alors que les chasseurs et certains États membres ont réclamé davantage de flexibilité dans la gestion de leurs populations de loups, les citoyens de l'UE interrogés ne partagent pas cet avis. Au contraire, 86 % des personnes interrogées dans les six pays étudiés estiment que les gouvernements nationaux et l'UE devraient financer les agriculteurs et leur fournir les outils nécessaires pour protéger leurs animaux d'élevage contre les attaques de loups. 93 % des adultes estiment que les loups ont le droit d'exister à l'état sauvage. De même, 89 % estiment que les loups font partie de notre environnement naturel au même titre que les renards, les cerfs ou les lièvres, et 86 % considèrent que les loups devraient être acceptés pour vivre dans leur pays respectif.
- Au moins trois quarts des adultes interrogés estiment que les agriculteurs et les personnes vivant dans les zones rurales devraient coexister avec les loups et autres animaux sauvages sans leur causer de tort (78 %). Si 38 % pensent que les loups représentent un risque pour les êtres humains, seuls 39 % déclarent savoir comment se comporter face à un loup. Il ressort donc clairement du sondage qu'il faut faire davantage pour sensibiliser les citoyens d'aujourd'hui à la manière de coexister à nouveau avec les loups.
- „Cette étude montre clairement que les citoyens européens soutiennent fermement la protection des loups et s'opposent en toutes circonstances à leur mise à mortaffirme“, Reineke Hameleers, PDG de l'Eurogroup for Animals.„Nous espérons que les institutions européennes et les responsables politiques des États membres vont désormais collaborer pour garantir le maintien du niveau de protection actuel, tout en mobilisant des fonds nationaux et européens afin d'accompagner les agriculteurs et de leur fournir des outils innovants pour protéger le bétail contre les attaques de loups et pour renforcer la tolérance et l'acceptabilité sociale. De fait, la stratégie de l'UE en faveur de la biodiversité à l'horizon 2030, récemment publiée, invite les États membres à s'engager à ne pas dégrader l'état de conservation des espèces protégées telles que le loup.“
Dans lastratégie de l'UE en faveur de la biodiversité à l'horizon 2030, élaborée dans le cadre du Pacte vert européen, les États membres sont en outre invités à veiller à ce qu'au moins 30 % des espèces et habitats qui ne se trouvent pas actuellement dans un état favorable atteignent cet état ou affichent une tendance nettement positive. Compte tenu du soutien élevé du public en faveur de la protection des loups, l'Eurogroup for Animals encourage les pays où les espèces font l'objet d'une persécution croissante, comme la Finlande, la France et l'Allemagne, à écouter l'opinion de leurs citoyens et à donner la priorité aux efforts de protection des espèces et de prévention des conflits avec les grands prédateurs.
Enfin, nous espérons que la publication prochaine du guide actualisé de la Commission européenne sur la protection stricte des espèces animales d'intérêt communautaire apportera plus de clarté aux États membres qui ont recours de manière inappropriée à des dérogations à la directive Habitats de l'UE pour gérer létalement les populations de loups et d'autres espèces protégées.
Soutenez notre travail
Votre don contribue à protéger les animaux et à leur donner une voix.
Faire un don →