Encore un féminicide commis par un chasseur de loisir : un homme de 90 ans tue son épouse
En Basse-Saxe, un chasseur de loisir de 90 ans abat son épouse de 65 ans avec une arme de chasse de gros calibre, puis se suicide.
Le mercredi 19 août 2026 à la mi-journée, vers 12h20, la police est appelée à intervenir dans une maison d'habitation à Hepstedt à la suite de coups de feu. Il s'agit d'une commune d'environ 1000 habitantes et habitants, située dans la communauté de Tarmstedt, dans l'arrondissement de Rotenburg (Wümme), en Basse-Saxe. Les forces d'intervention découvrent dans la maison deux personnes sans vie : un homme de 90 ans et son épouse de 65 ans.
Selon l'état actuel de l'enquête, la police estime que l'homme a d'abord tué sa femme avec une arme à feu, avant de retourner l'arme contre lui-même. Comme l'a confirmé le porte-parole de la police, Marvin Teschke, le lendemain, les tirs mortels proviennent d'une arme de chasse de gros calibre, une carabine à répétition. Dès le jour des faits, le bruit courait dans le village que le tireur présumé était un chasseur de loisir.
Des appels à l'aide avant les tirs
Une riveraine a rapporté que des appels à l'aide auraient été entendus depuis la maison avant les coups de feu. Des voisins ont alors alerté la police, qui est intervenue avec cinq véhicules ainsi qu'une ambulance accompagnée d'un médecin urgentiste. L'aide psychologique d'urgence a également été mobilisée.
Selon les autorités chargées de l'enquête, rien n'indique la participation d'autres personnes. Aucune autre personne ne se trouvait dans la maison au moment des faits. Aucune lettre d'adieu susceptible d'expliquer un éventuel mobile n'a été retrouvée jusqu'à présent. Les investigations sur les circonstances du drame et sur le déroulement exact des faits se poursuivent.
La bourgmestre de la commune de Tarmstedt, Heidi Stelljes, s'est dite bouleversée: «Tout le village est à l'arrêt», a-t-elle déclaré, on se trouve «sous le choc». La nouvelle s'est rapidement répandue dans cette localité de 1000 habitants, les gens sont abasourdis et tristes.
Revendication: interdiction de la chasse de loisir sur le modèle genevois
Le cas de Hepstedt le montre une fois de plus: la violence qui est entraînée et normalisée dans le cadre de la chasse de loisir ne reste pas dans la forêt. Celui qui s'exerce de façon routinière au maniement d'armes à feu mortelles contre des animaux non humains a ces armes, et la disposition à les utiliser, également à portée de main dans son environnement domestique. L'IG Wild beim Wild exige par conséquent une interdiction générale de la chasse de loisir.
Le canton de Genève sert de modèle: il a aboli la chasse de loisir dès 1974 et confie depuis la gestion de la faune sauvage à des garde-faune étatiques. Le modèle genevois montre qu'une gestion de la faune sauvage fonctionnelle et éthiquement défendable est possible sans usage privé et incontrôlé d'armes à feu, et sans les risques qui y sont associés pour les humains et les animaux.
Féminicides commis par des chasseurs de loisir: un schéma récurrent
Le cas de Hepstedt n'est pas un cas isolé, mais s'inscrit dans une longue liste de féminicides au cours desquels des armes de chasse détenues légalement sont devenues un danger mortel pour des épouses et des partenaires. L'IG Wild beim Wild documente systématiquement de tels cas depuis des années dans la rubrique Criminalité & chasse:
- Juillet 2026, Faido/Leontica (Tessin): Un chasseur de loisir abat son ex-femme, vraisemblablement au moyen d'un silencieux, puis fait exploser une maison, voir «Faido/Leontica: chasseur de loisir, pas un cas isolé au Tessin».
- Mars 2026, Reutlingen/Pfullingen: Un chasseur de loisir tue son épouse et ses deux fils adultes avant de se donner la mort, voir «Un chasseur de loisir en phase terminale tue à nouveau 4 personnes».
- 2023, Oldenburg en Holstein: Un chasseur de loisir de 73 ans abat son épouse de 58 ans en pleine rue, voir «Un chasseur de loisir abat à nouveau une épouse».
- 2017, arrondissement d'Olpe et Gemeinlebarn: Rien que dans la documentation annuelle 2017, on trouve plusieurs cas où des chasseurs de loisir ont abattu leur épouse, voir «Allemagne: plus de 30 morts causées par des chasseurs en 2017».
Dans le cas de Hepstedt également, l'âge avancé de l'auteur présumé est frappant. Le groupe d'âge le plus important parmi les chasseurs de loisir en Allemagne est celui des plus de 65 ans, un groupe qui est plus souvent que la moyenne touché par des limitations liées à l'âge, à la vue, à la concentration et aux réflexes. Un examen d'aptitude médico-psychologique obligatoire pour les chasseurs de loisir, tel qu'il existe aux Pays-Bas, ainsi qu'une limite d'âge supérieure pour la détention d'armes n'existent pas encore en Allemagne à ce jour.
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