4 avril 2026, 02:19

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Braconnage et criminalité cynégétique en Suisse : Impunité systématique et limites de l'autocontrôle

Le braconnage est officiellement considéré en Suisse comme un problème marginal. Les inspectorats cantonaux de la chasse parlent de « quelques cas isolés », les associations de chasseurs soulignent le respect de la loi de leurs membres, et les statistiques nationales n'existent tout simplement pas. Ce dossier montre pourquoi cette présentation ne résiste pas à la réalité : des études scientifiques, des procédures judiciaires et des enquêtes investigatives documentent un problème structurel qui va bien au-delà du braconnage classique et remet en question la crédibilité de l'ensemble du système de chasse de loisir.

Le dossier s'appuie sur des données de la Fondation KORA, des jugements de tribunaux, des statistiques cantonales de chasse, des enquêtes de Pro Natura et des rapports médiatiques. Il documente les formes de criminalité cynégétique, éclaire les faiblesses structurelles du contrôle et des poursuites pénales, et montre pourquoi les prédateurs comme le lynx et le loup sont particulièrement touchés. Pour ceux qui souhaitent approfondir, ils trouveront dans l'Introduction à la critique de la chasse la base de l'argumentation plus large.

Ce qui vous attend ici

  • Quelle est l'ampleur du problème ? Pourquoi il n'y a pas de statistiques nationales et ce que révèlent les rares chiffres disponibles.
  • Formes de criminalité cynégétique : Des pièges à collet aux abattages illégaux jusqu'à l'empoisonnement d'espèces protégées.
  • Qui contrôle les chasseurs de loisir ? Pourquoi la surveillance de la chasse et la garde-faune sont structurellement débordées ou partiales.
  • Poursuites pénales : Pourquoi les procédures sont classées et quelles peines encourent les contrevenants.
  • Cantons sous les projecteurs : Valais, Schwyz et Grisons comme foyers de tension.
  • Prédateurs comme principales victimes : Pourquoi lynx, loup et rapaces sont systématiquement persécutés.
  • Le modèle genevois comme contre-exemple : Garde-faune professionnelle au lieu d'auto-contrôle.
  • Ce qui devrait changer : Revendications politiques concrètes.
  • Argumentaire : Réponses aux contre-arguments les plus fréquents.

Quelle est l'ampleur du problème ?

La Suisse ne tient pas de statistique nationale sur le braconnage. Ce n'est pas une lacune technique, mais un échec structurel. Alors que l'Allemagne recense annuellement les cas de braconnage dans ses statistiques criminelles (2020 : 1’080 cas), il n'existe en Suisse ni au niveau fédéral ni cantonal de relevé systématique. Les inspectorats cantonaux de la chasse n'ont, comme le révèlent les recherches de Tierwelt et de SRF, tout simplement pas de chiffres. Ou ils ne veulent pas les divulguer.

Les rares données disponibles dessinent néanmoins un tableau : l'inspecteur de la chasse grison estime 10 à 20 cas par an rien que dans le canton des Grisons. Le service valaisan de la chasse enregistre annuellement 5 à 10 cas. Le ministère public argovien a signalé pour la période 2005 à 2015 au total 31 condamnations pour délits et 41 pour contraventions selon la loi sur la chasse. Le canton de Berne a listé pour 2021 au total 42 infractions contre la loi sur la chasse. La police cantonale zurichoise a rapporté entre 2010 et 2016 onze infractions, seul un cas ayant permis d'identifier un auteur.

Ces chiffres sont des valeurs minimales. Heinrich Haller, ancien directeur du Parc national suisse, a documenté rien que pour l'Engadine, le val Müstair et les régions limitrophes étrangères plusieurs centaines de cas avérés de braconnage depuis 1910. Dans le Parc national même, au moins 77 animaux braconnés ont été constatés depuis 1910 : 34 chamois, 28 cerfs élaphes, 9 bouquetins des Alpes, 3 chevreuils et 3 aigles royaux.

Le procureur grison Claudio Riedi a expliqué l'absence de chiffres par le fait que les procédures de braconnage sont souvent regroupées avec d'autres délits et n'apparaissent donc pas comme braconnage dans les statistiques. Ce qui se veut une explication décrit en réalité le problème : un délit qui n'existe pas statistiquement ne peut pas être traité politiquement.

Formes de criminalité cynégétique

La criminalité cynégétique en Suisse est plus diversifiée que l'image classique du braconnier nocturne. Les formes documentées comprennent :

Tirs illégaux d'espèces chassables : Chasseurs de loisir qui tirent hors saison de chasse, sans autorisation, dans des territoires étrangers ou au-delà du quota alloué. Dans le Prättigau, la police cantonale grisonne a élucidé en 2021 dix cas dans lesquels un chasseur de loisir local avait depuis 2014 régulièrement abattu des chamois et chevreuils mâles ainsi que des cerfs à couronne non chassables hors saison de chasse.

Mise à mort ciblée d'espèces protégées : La mise à mort de lynx, loup, aigle royal ou rapaces n'est pas un délit de bagatelle, mais un délit poursuivi d'office (art. 17 LChP). Pourtant, les données KORA, les rapports médiatiques et les jugements attestent d'une multitude de cas. Depuis 1999, au moins 13 loups ont été braconnés de manière avérée en Suisse, le chiffre noir étant selon les spécialistes considérablement plus élevé. Pour le lynx, le tir illégal est selon WWF Suisse la deuxième cause de mortalité.

Pièges à collet et empoisonnement : Dans les Préalpes valaisannes, l'équipe de recherche du Prof. Raphaël Arlettaz (Université de Berne) a découvert en 2016 un système de 17 pièges à lynx, dont trois encore actifs, stratégiquement placés sur l'unique corridor de migration vers le Valais. Dans le canton de Fribourg, le député et chasseur de loisir Roger Schuwey a été condamné après avoir disposé des appâts empoisonnés.

Tirs par confusion et négligence : La «liste noire» de cas documentés comprend un chasseur de loisir qui a abattu un chat parce qu'il l'avait pris pour un renard, un autre qui a tué un poney islandais au lieu d'un sanglier, et des chasseurs de loisir qui ont abattu quatre chevreuils dans une réserve naturelle à Bilten. La Protection suisse des animaux PSA a conclu dans une enquête que les chasseurs de loisir font partie des plus mauvais tireurs.

Braconnage organisé : Dans le canton du Jura, quatre chasseurs de loisir, dont un garde-chasse auxiliaire, ont braconné entre 2002 et 2006 au total 138 chevreuils, 36 lièvres, 12 sangliers et 11 chamois. En Puschlav, trois hommes ont été confondus en 2021 pour avoir tué illégalement en l'espace d'un an trois cerfs et une buse variable protégée.

En savoir plus : La liste noire de JagdSchweiz et Dossier Accidents de chasse en Suisse

Qui contrôle les chasseurs de loisir ?

Le contrôle de la chasse de loisir en Suisse est structurellement partial. Dans la plupart des cantons, ce sont les administrations de la chasse elles-mêmes, c'est-à-dire des autorités institutionnellement liées aux chasseurs de loisir, qui doivent sanctionner les infractions ou justement ne pas les sanctionner. La garde-chasse, qui contrôle sur le terrain, manque de personnel : dans de nombreux cantons, quelques gardes-chasse seulement surveillent des centaines de chasseuses et chasseurs de loisir.

Les imbrications entre surveillance de la chasse et chasseurs de loisir ne sont pas l'exception, mais la règle. Dans le canton du Jura, l'un des braconniers condamnés était garde-chasse auxiliaire. Dans les Grisons, un homme confondu comme braconnier était simultanément policier dans le village voisin. En Valais, des recherches de RTS ont cité un employé anonyme du service cantonal de la chasse déclarant qu'autrefois la devise dans le service était qu'un «bon lynx» était «un lynx mort». Ce même employé a admis avoir lui-même abattu un lynx.

Neuf cantons ont refusé à la Protection suisse des animaux PSA la remise de données sur les tirs manqués, malgré le renvoi à la loi sur la transparence. Cette attitude de refus n'est pas un signe de transparence, mais d'un système qui place l'autocontrôle au-dessus du devoir public de rendre des comptes.

En savoir plus : Dossier : Lobby des chasseurs de loisir en Suisse et Argumentaire pour des gardes-chasse professionnels

Poursuites pénales : Pourquoi les procédures sont classées

La loi fédérale sur la chasse (LChP) distingue entre les crimes et délits (art. 17 : peine privative de liberté jusqu'à trois ans ou amende) et les contraventions (art. 18 : amende jusqu'à 20'000 francs). Dans la pratique, les peines tombent toutefois régulièrement dans le bas de l'échelle. Le chasseur de loisir qui avait abattu un aigle royal en 1976 à Seewis a payé 250 francs d'amende. Un Valaisan sans permis de chasse ni d'armes, qui avait tiré plusieurs fois depuis sa voiture sur des cerfs et filmé ses agissements, a reçu du tribunal de district d'Entremont douze mois de prison et 800 francs d'amende, l'une des peines les plus lourdes de ces dernières années.

Les principaux problèmes dans les poursuites pénales sont : le braconnage a lieu dans des zones reculées, il n'y a pratiquement pas de témoins, les preuves sont minces, et les animaux morts ne sont souvent pas retrouvés ou pas examinés. En Valais, des enquêtes suite à des signalements de randonneurs ayant trouvé des pièges ont tourné à vide pendant des années, parce que la police ne pouvait plus retrouver les pièges lors de contrôles ultérieurs. Seul le travail de recherche de l'Université de Berne, qui a sécurisé des traces ADN sur les collets, a mené à une condamnation.

Un autre problème est la prescription. Les contraventions se prescrivent après trois ans, les crimes et délits après sept à dix ans. Compte tenu de la difficulté à établir les preuves, ces délais ne suffisent souvent pas. S'ajoute à cela : quand un chasseur de loisir est condamné, il ne perd pas automatiquement son permis de chasse dans de nombreux cantons. Les règles de retrait varient selon les cantons et sont souvent sans effet.

Cantons sous les projecteurs

Valais : Fermer systématiquement les yeux

Le canton du Valais est le foyer le mieux documenté de criminalité cynégétique en Suisse. Sur les 13 loups braconnés de manière avérée depuis 1999, sept ont été tués en Valais. L'étude du Prof. Raphaël Arlettaz (Université de Berne) a montré en 2020 que les effectifs anormalement bas de lynx en Valais ne peuvent s'expliquer que par le braconnage. Son équipe a découvert 17 pièges à collets sur l'unique corridor de migration du lynx. L'ADN sur les pièges a mené à un chasseur de loisir qui avait déjà été photographié en 1995 à côté de deux lynx morts, mais qui avait alors été acquitté.

Arlettaz a évoqué un «problème systémique» dans les bureaux administratifs valaisans et une «culture du silence». L'ancien président du gouvernement valaisan Jean-René Tornay avait utilisé publiquement la formule «voir, tirer, creuser, se taire», une phrase qui a fait l'objet d'une dénonciation pénale.

Plus d'informations : Tous les articles dans la catégorie Criminalité et chasse

Schwytz : prime, braconnage et loyauté de milieu

Le canton de Schwytz a été qualifié dans une analyse d'«eldorado pour les crimes de chasse». Les cas documentés comprennent le braconnage au collet près de Pfäffikon, des moyens de chasse interdits comme les collets métalliques et un système de primes, où les indemnisations pour le bétail tué agissent de facto comme des récompenses sur les loups. Le taux de poursuites pénales pour les délits de chasse est faible, les liens entre chasseurs de loisir, autorités cynégétiques et politique locale sont étroits.

Plus d'informations : Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Schwytz

Grisons : chiffre noir et région frontalière

Les Grisons sont le canton avec le plus d'abattages et un chiffre noir estimé de 10 à 20 cas de braconnage par an. La proximité avec l'Italie et l'Autriche favorise le braconnage transfrontalier. Dans le Puschlav, un loup braconné a été découvert en 2021, dans le Prättigau la police a révélé une série de braconnages s'étendant sur plusieurs années. Le ministère public indique 2 à 3 cas par an qui aboutissent à une mise en accusation, ce qui laisse supposer un chiffre noir élevé.

Les prédateurs comme principales victimes

Les prédateurs comme le lynx, le loup et les rapaces sont touchés de manière disproportionnée par le braconnage, non pas parce qu'ils se retrouvent par hasard dans la ligne de mire, mais parce qu'ils sont éliminés de manière ciblée. La motivation diffère fondamentalement du braconnage classique : il ne s'agit pas de l'animal abattu individuellement, mais de l'élimination d'un concurrent qui gêne la chasse de loisir ou l'élevage de petit bétail. Pro Natura a évoqué dans un documentaire une «seconde extermination» du lynx en Suisse.

La fondation KORA confirme : la cause de décès connue la plus fréquente pour les loups en Suisse est l'abattage autorisé, suivi des accidents de la circulation et des abattages illégaux. Chez le lynx, l'abattage illégal est selon le WWF la deuxième cause de décès la plus fréquente. Particulièrement alarmant : des chercheurs de la fondation KORA ont documenté plusieurs cas d'«émetteurs muets» chez des lynx équipés de colliers, très probablement dus à des tueries illégales. Sans la radiotélémétrie, beaucoup de ces cas n'auraient jamais été découverts.

Les rapaces sont aussi touchés. Dans le Parc national suisse, trois aigles royaux ont été documentés comme butin de braconniers depuis 1910. Des cas d'empoisonnement, où des rapaces ont été tués par des appâts empoisonnés, sont connus dans plusieurs cantons. La station ornithologique de Sempach alerte depuis des années sur le fait que le chiffre noir dans la persécution des rapaces est élevé.

Plus d'informations : Dossier : Le loup en Europe et L'importance du lynx pour la préservation de la biodiversité

Le modèle genevois comme contre-exemple

Le canton de Genève démontre depuis 1974 qu'une gestion professionnelle de la faune sauvage fonctionne sans chasse de loisir. Les gardes de l'environnement étatiques sont des professionnels formés avec un mandat clair et une obligation de rendre compte au public. Il n'y a pas d'union personnelle entre contrôleurs et contrôlés, pas d'associations de chasse qui sont censées superviser leurs propres membres, et pas de chasseurs de loisir qui collaborent en tant que gardes-chasse auxiliaires dans la surveillance de la faune.

Pour la question de la criminalité cynégétique, Genève est pertinent car ce modèle élimine le conflit d'intérêts structurel : celui qui détient le monopole de l'arme en forêt doit être formé, contrôlé et indépendant. Dans le système de chasse à patente de la plupart des cantons suisses, ce n'est pas le cas.

Plus d'informations : Abolition de la chasse de loisir : Le modèle genevois et Dossier : Interdiction de la chasse Suisse

Ce qui devrait changer

  • Statistique nationale du braconnage : La Confédération doit introduire une statistique uniforme et publiquement accessible des délits de chasse. Sans base de données, il n'y a pas de politique fondée sur des preuves.
  • Surveillance cynégétique indépendante : Le contrôle de la chasse de loisir ne doit pas relever d'instances institutionnellement liées aux chasseurs de loisir. Des gardes-chasse professionnels et indépendants selon le modèle genevois sont la solution.
  • Retrait automatique du permis : En cas de condamnation pour délits de chasse, le permis de chasse doit être retiré obligatoirement, de manière uniforme au niveau cantonal et sans marge d'appréciation de l'autorité cynégétique.
  • Banque de données ADN pour animaux sauvages : Création d'une banque de données ADN forensique pour les prédateurs braconnés, analogue aux poursuites pénales pour d'autres délits.
  • Protection des lanceurs d'alerte : Systèmes de signalement anonymes pour suspicion de braconnage, qui ne passent pas par l'administration de la chasse, mais directement auprès du ministère public.
  • Peines plus lourdes et délais de prescription plus longs : Les amendes actuelles ne constituent pas un moyen de dissuasion. Pour les espèces protégées, le délai de prescription devrait être prolongé et le cadre pénal renforcé.

Argumentaire

« Le braconnage est un phénomène marginal, il n'y a que quelques cas isolés. »

Cette affirmation ne peut être étayée car il n'existe pas de statistique nationale. Les rares données cantonales disponibles montrent des chiffres à deux chiffres par canton et par année. Le chiffre noir est considérablement plus élevé selon des experts comme Heinrich Haller, le Prof. Arlettaz et le WWF. Chez le lynx, l'abattage illégal est la deuxième cause de mortalité. Parler de « cas isolés » face à cette situation des données est malhonnête.

« Les chasseurs de loisir s'autorégulent et agissent contre les brebis galeuses. »

Les cas documentés montrent le contraire. En Valais régnait selon des recherches indépendantes une culture de fermeture des yeux. Dans le canton du Jura, un garde-chasse auxiliaire était lui-même impliqué dans du braconnage organisé. En Grisons, un braconnier était en même temps policier. L'autorégulation ne fonctionne pas quand les contrôleurs et les contrôlés appartiennent au même milieu.

« Les prédateurs ne sont pas poursuivis de manière ciblée, ce sont des confusions tragiques. »

L'étude du Prof. Arlettaz documente un système de 17 pièges à collet placés stratégiquement sur l'unique corridor de migration des lynx vers le Valais. Ce n'est pas une confusion, mais une élimination planifiée. Pro Natura a parlé d'une « seconde extermination » menaçante du lynx. Les données KORA sur les « émetteurs qui se taisent » chez les lynx équipés d'émetteurs renforcent le soupçon de persécution systématique.

« Les peines sont appropriées, la loi sur la chasse suffit. »

250 francs d'amende pour un aigle royal braconné. Prescription après trois ans pour les contraventions. Pas de retrait automatique du permis. La pratique actuelle le montre : la mesure pénale n'a pas d'effet dissuasif. Celui qui braconne doit au pire s'attendre à une amende qui est inférieure à un excès de vitesse sur l'autoroute.

« Dans le canton de Genève il y a aussi du braconnage, donc l'interdiction de chasse ne sert à rien. »

Personne ne prétend qu'une interdiction de la chasse empêche complètement le braconnage. Ce que Genève démontre, c'est qu'un système sans conflits d'intérêts structurels peut combattre le braconnage plus efficacement. Les gardes-chasse professionnels n'ont aucun intérêt personnel à éliminer les prédateurs. Ils contrôlent et sont contrôlés, indépendamment des associations de chasse et de la politique locale de la chasse de loisir.

Liens rapides

Articles et dossiers connexes sur wildbeimwild.com :

Sources : Fondation KORA (données de pertes loup et lynx), WWF Suisse (position chasse et chasse aux trophées), Pro Natura (documentaire « Qui tue le lynx ? »), Prof. Raphaël Arlettaz, Université de Berne (étude braconnage du lynx Valais, 2020), Heinrich Haller (braconnage dans le Parc National et l'Engadin), Tierwelt (enquête « Recherché d'urgence : chiffres sur le braconnage », 2016), SRF (« Braconnage en Suisse : l'attrait de la chasse illégale aux trophées », 2021), Protection Suisse des Animaux PSA (enquête tirs manqués), Loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages (LChP, art. 17 et 18), statistiques cantonales de chasse (AG, BE, VS, GR, ZH).