Zone sans chasse : désormais aussi dans le Münsterland
André Hölscher (39 ans), l'un des premiers propriétaires fonciers de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a déclaré ses dix hectares de terrain à Ladbergen (arrondissement de Steinfurt) zone sans chasse — pour des raisons éthiques.
Depuis lors, personne n'est plus autorisé à chasser sur la propriété de Hölscher, au nord de Münster.
Une autorisation des autorités compétentes l'y autorise. Un nouvel article de la loi fédérale sur la chasse permet aux propriétaires fonciers de refuser la chasse de loisir sur leurs terres. Jusqu'à présent, des propriétaires comme Hölscher devaient tolérer la chasse de loisir sur leur terrain, même s'ils y avaient des scrupules.
Quiconque possède un terrain de moins de 75 hectares devient automatiquement membre d'une coopérative de chasse, explique Torsten Reinwald de la Fédération allemande de la chasse. La coopérative est le groupement obligatoire des propriétaires fonciers concernés. Ses membres peuvent pratiquer eux-mêmes la chasse de loisir ou louer leur territoire à des fermiers de chasse. Jusqu'à présent, un membre de la coopérative ne pouvait pas exclure son terrain de la chasse de loisir — pas même pour des raisons éthiques. C'est désormais différent.
L'adhésion forcée à une coopérative de chasse jugée illégale
Un avocat du Bade-Wurtemberg avait porté plainte devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) et lui avait donné raison. Les juges ont déclaré que l'adhésion obligatoire à une coopérative de chasse était contraire aux droits de l'homme. L'obligation légale de tolérer la chasse de loisir sur son propre terrain, en dépit de ses convictions éthiques, constituait une charge disproportionnée, a statué la CEDH.
L'Allemagne a dû en conséquence adapter sa loi fédérale sur la chasse. Le nouvel article 6a est en vigueur depuis décembre 2013. Quiconque convainc les autorités qu'il s'oppose à la chasse de loisir pour des raisons éthiques a désormais la possibilité de faire déclarer son terrain zone sans chasse.

«Il est inadmissible que l'être humain, en tant qu'une espèce parmi tant d'autres, s'arroge le droit de décider de la vie et de la mort des autres», déclare Hölscher, qui gagne sa vie en tant que cabarettiste. «Je ne peux pas concilier avec ma conscience le fait que des animaux soient tués sur mon terrain.» Lors des réunions de son association de chasse, plus personne ne voulait s'asseoir à côté de lui, dit Hölscher. «Beaucoup m'ont agressé en me demandant pourquoi je faisais tant d'histoires.» La réponse de la fédération cantonale de chasse est la suivante : «Tout départ de la communauté constitue un acte de rupture de solidarité difficile à tolérer.»
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