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Criminalité & chasse

Le grand conseiller UDC et chasseur amateur Roger Schuwey peut souffler

Dans l'affaire liée à la mort par empoisonnement de la louve F-13 dans le canton de Fribourg, la procédure contre le grand conseiller UDC Roger Schuwey est définitivement classée. Le ministère public clôt le dossier. Schuwey reçoit à titre de satisfaction une indemnité de 3000 francs ainsi qu'un remboursement des frais. Le politicien UDC a en revanche été condamné à une peine pécuniaire avec sursis pour violation de la loi sur les armes. Il s'agit

Rédaction Wild beim Wild — 8 septembre 2018

Dans l'affaire liée à la mort par empoisonnement de la louve F-13 dans le canton de Fribourg, la procédure contre le grand conseiller UDC Roger Schuwey est définitivement classée.

Le ministère public clôt le dossier.

Schuwey reçoit à titre de satisfaction une indemnité de 3’000 francs ainsi qu'un remboursement des frais. Le politicien UDC a en revanche été condamné à une peine pécuniaire avec sursis pour violation de la loi sur les armes. Il s'agit de manquements lors de l'importation d'une arme. Les deux décisions du ministère public peuvent encore être contestées.

Dans l'affaire de la louve empoisonnée, Schuwey a toujours clamé son innocence. Schuwey réside à proximité de l'endroit où la louve morte F-13 a été découverte en 2017. À proximité, d'autres animaux morts ont été retrouvés, dont six renards et un milan royal.

Aucun lien établi

La police a également trouvé du poison lors d'une perquisition au domicile de Schuwey. Il s'est toutefois avéré que celui-ci ne présentait aucun lien avec les traces de poison relevées sur la carcasse des animaux morts.

Antécédents : maltraitance animale et renards morts

Schuwey avait déjà eu affaire à la justice fribourgeoise par le passé en raison de ses pratiques de chasse. Une affaire remontant à 2013 concernait trois renards qu'il avait abattus depuis son hôtel. Il n'avait pas apporté les animaux au centre de collecte des cadavres, mais les avait mis dans un sac-poubelle. L'un des animaux respirait encore.

Le tribunal de police de la Gruyère a considéré comme établi, dans une deuxième affaire en 2015, que Schuwey avait laissé souffrir un chamois trop longtemps lors d'une partie de chasse de loisir. Le prévenu avait blessé l'animal de deux coups de feu, un troisième tir avait manqué sa cible. Le chasseur amateur avait attendu quarante minutes avant de tirer une quatrième fois sur l'animal.

Mais le quatrième tir ne fut pas non plus couronné de succès. Le chasseur amateur poursuivit finalement l'animal à pied, le saisit par les cornes et l'abattit avec une arme de poing. Un garde-chasse a observé toute la scène depuis une distance d'environ 400 mètres – et a filmé quelques séquences avec son téléphone portable. En savoir plus sur Criminalité et chasse de loisir.

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse nous regroupons des vérifications des faits, des analyses et des reportages de fond.

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