6 septembre 2026, 19h07

Rechercher

Podcast

Épisode de podcast : la chasse aux Grisons et la politique du loup

Devant qui les règles de chasse et la gestion du loup doivent-elles finalement rendre des comptes : devant les animaux sauvages, devant le public ou devant les intérêts de la chasse de loisir ?

Rédaction Wild beim Wild — 6 septembre 2026

Dans cet épisode, Wild beim Wild examine la saison de chasse 2026/27 aux Grisons.

Au centre des débats : les contradictions des prescriptions de chasse et la responsabilité politique de la régulation proactive du loup.

Un schéma récurrent apparaît dans les règles de chasse : les dispositifs de vision nocturne et d'imagerie thermique, les drones ainsi que l'appâtage des ongulés sont en principe interdits, mais dès que des tirs plus efficaces sont souhaités, des exceptions apparaissent. Pour la chasse nocturne au sanglier dans la Mesolcina, l'imagerie thermique est autorisée ; pour le renard, aucune interdiction équivalente ne vise les places d'appâtage. L'usage du téléphone portable à des fins de chasse était lui aussi autrefois clairement interdit, mais il n'est plus réglé de manière aussi univoque dans le texte actuel de l'ordonnance. L'exigence d'équité envers les animaux sauvages n'est donc valable que sous réserve.

L'épisode s'interroge également sur la finalité d'une chasse de loisir dont l'ancienne direction de l'association qualifiait elle-même la petite chasse au renard, au blaireau et au lièvre de « pas nécessaire, mais légitime ». En l'absence de nécessité écologique, la question reste ouverte : cette réglementation protège-t-elle les animaux sauvages ou organise-t-elle avant tout un intérêt de loisir ?

Le deuxième axe concerne la régulation du loup. L'OFEV a autorisé, pour la période débutant le 1er septembre 2026, des tirs dans douze meutes de loups grisonnes; pour quatre autres meutes, ils sont possibles dès confirmation d'une reproduction. En plus, les Grisons demandent le prélèvement complet de la meute du Calderas – bien que les attaques sur les animaux de rente aient été plus que réduites de moitié jusqu'à fin juillet par rapport à l'année précédente.

Adrian Arquint, codirecteur de l'Office de la chasse et de la pêche, justifie ces interventions notamment par la baisse du nombre d'attaques. Ce recul s'est toutefois amorcé avant même l'entrée en vigueur, en décembre 2023, de la nouvelle base légale autorisant les tirs préventifs. Arquint lui-même cite le renforcement de la protection des troupeaux comme facteur d'influence important. En même temps, il affirme que des meutes entières ne devraient pas être éliminées, alors que son office demande le prélèvement complet de la meute du Calderas.

L'épisode met en outre en lumière le double rôle d'Arquint, à la fois chasseur de loisir passionné et représentant dirigeant de l'autorité qui décide de la régulation du loup. Des associations de protection de la nature critiquent cette pratique, y voyant une politique d'extermination; la commission de recherche du Parc national suisse avertissait déjà en 2024 que les prélèvements de meutes entières n'étaient pas indiqués sur le plan scientifique. À l'échelle suisse, le nombre de meutes de loups est passé de 35 à 40 selon le ticker, malgré 226 loups tués au cours de trois périodes de régulation.

Tous les articles sont rédigés par l'IG Wild beim Wild ainsi que par des co-autrices et co-auteurs externes. La recherche, la structuration et les processus rédactionnels peuvent être soutenus par des outils basés sur l'IA.

Soutiens notre travail

Grâce à ton don, tu aides à protéger les animaux et à faire entendre leur voix.

Faire un don maintenant