3 avril 2026, 21:36

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Initiative populaire cantonale – Canton du Jura

«Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage»

Initiative populaire cantonale sous forme de projet rédigé / Verfassungsinitiative in der Form des ausgearbeiteten Entwurfs

Fondée sur les articles 75 et suivants de la Constitution de la République et Canton du Jura du 20 mars 1977 et sur la loi sur les droits politiques

Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt] / Eingereicht durch das Initiativkomitee [Datum der Einreichung]

Note : Le texte type suivant est rédigé en allemand, car wildbeimwild.com est une plateforme germanophone. Pour le dépôt dans le canton du Jura, le texte d'initiative doit être rédigé en français. La traduction doit être assurée par un spécialiste juridique avant le dépôt.

Texte d'initiative

Les soussignés, personnes ayant le droit de vote dans le canton du Jura, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution de la République et du Canton du Jura du 20 mars 1977 est complétée par les articles suivants :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage / Gestion professionnelle de la faune sauvage

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à permis, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton du Jura.

2 La protection, l'entretien et, si nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage professionnellement formés au service du canton.

3 L'abattage d'animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou d'évitement des dangers sont épuisées ou insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentants des associations de protection des animaux et de la nature, de la science ainsi des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et décide des mesures de régulation.

5 Le canton favorise la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'homme et la faune sauvage.

6 La loi règle les détails.

Art. [nouveau] Protection des espèces menacées et protégées de faune sauvage / Protection des espèces menacées

1 Le canton renonce aux demandes de régulation préventive des populations d'espèces sauvages protégées selon la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, notamment du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'homme et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels qui représentent un danger immédiat et considérable pour les humains demeurent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement dans le cadre de la coopération intercantonale et vis-à-vis de la Confédération pour la protection et la conservation des espèces menacées de faune sauvage.

Disposition transitoire / Disposition transitoire

1 Le gouvernement édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'acceptation de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants expirent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le gouvernement assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase transitoire.

Explications

1. Situation de départ

Le canton du Jura comprend 838 km² et environ 73'000 habitants. En tant que plus jeune canton de Suisse (fondé en 1979), il s'étend sur les crêtes et vallées du Jura, de l'Ajoie au nord aux Franches-Montagnes jusqu'au bassin de Delémont. Le canton est peu peuplé, fortement boisé et marqué par l'agriculture. Les Franches-Montagnes constituent l'un des derniers grands paysages culturels de Suisse à haute valeur de biodiversité.

La chasse de loisir est organisée dans le Jura comme chasse à patente. Les particuliers acquièrent un permis cantonal et chassent sans responsabilité fixe de territoire de chasse (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Jura ainsi que l'analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

Dans le canton du Jura, les détenteurs d'un permis de chasse ne sont tenus qu'à une seule journée dite de «soins» par an, durant laquelle ils effectuent quelques travaux d'entretien symboliques sur les haies et biotopes sans arme. Cette obligation sert principalement de feuille de vigne au lobby de la chasse pour justifier son activité par de prétendues prestations de protection de la nature, mais n'est pas proportionnelle aux perturbations et tueries permanentes causées par la chasse de loisir. Une protection moderne de la faune sauvage repose sur une gestion professionnelle des habitats et une protection juridique, non sur une journée de soins annuelle pour chasseurs de loisir.

L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est empiriquement réfutée par le modèle genevois depuis plus de 50 ans (cf. le dossier complet sur l'interdiction de chasse genevoise sur wildbeimwild.com). Le Jura a une superficie de 838 km², plus grande que Genève (282 km²), mais est moins densément peuplé avec 73'000 habitants. La gestion professionnelle de la faune exige ici plus de personnel, mais fonctionne selon le même principe.

Le canton du Jura est directement concerné par la politique du loup. Les meutes de loups du Jura neuchâtelois et vaudois opèrent dans la région frontalière. Le lynx est établi dans la région forestière jurassienne depuis des décennies. Le castor se répand le long des cours d'eau (cf. l'Analyse de la politique de chasse sur wildbeimwild.com et la Politique du loup sur wildbeimwild.com).

2. Le modèle : Canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève ont approuvé l'abolition de la chasse de milice amateur. Le Jura et Genève appartiennent à la même région linguistique. L'expérience genevoise est culturellement et linguistiquement directement accessible à la population jurassienne :

– La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux aquatiques hivernants s'est multiplié de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.

– L'effectif de chevreuils s'est stabilisé à un niveau sain, avec un tir spécialisé annuel par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.

– En 2005, 90 pour cent de l'électorat genevois s'est prononcé pour le maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. Les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, soit environ 2,40 francs par habitant.

Une présentation détaillée se trouve dans le Dossier « Genève et l'interdiction de chasse » sur wildbeimwild.com.

3. Le concept : Garde-faune professionnelle au lieu de chasse de loisir

L'initiative remplace la chasse de loisir par une gestion professionnelle de la faune selon le modèle de garde-faune :

Compétence professionnelle au lieu de loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur base scientifique, dans le cadre d'un mandat de prestations cantonal.

Principe de dernière extrémité. Un tir n'est autorisé que si toutes les mesures non létales sont épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune. La commission indépendante empêche que la pression politique affaiblisse la gestion de la faune.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le prouve : les populations de faune sauvage se régulent dans la plupart des cas de manière autonome.

4. Pourquoi le canton du Jura ?

Canton le plus jeune avec une tradition progressiste. Le canton du Jura a été fondé en 1979 comme le plus jeune canton de Suisse. La constitution jurassienne de 1977 est l'une des plus modernes de Suisse. Une initiative pour une protection professionnelle de la faune s'inscrit dans cette tradition.

Politique du loup comme motif urgent. La présence du loup dans le Jura est directement pertinente. Les meutes dans la région frontalière avec Vaud et Neuchâtel concernent aussi le territoire jurassien. Tandis que les autorités vaudoises sont confrontées à des tirs illégaux, le Jura pourrait prendre la voie opposée : gestion professionnelle de la faune ancrée constitutionnellement au lieu de chasse de loisir sur commande.

Proximité culturelle avec Genève. Les spécialistes genevois, dont l'inspecteur de la faune Gottlieb Dandliker, peuvent intervenir directement lors d'événements de campagne. L'efficacité du modèle genevois se montre dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et au maximum 2 cartouches pour un tir sanitaire d'un sanglier. Un chasseur de loisir du canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres des champs à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. Vérification des faits Conseil d'État de Zurich).

Seuil de signatures bas : 2'000 signatures. Dans un canton de 73'000 habitants, c'est exigeant mais faisable, en particulier avec le soutien des associations de protection des animaux et de la nature.

Chasse à permis = simple changement de système. Pas de contrats d'affermage de chasse, pas d'indemnisation communale.

Canton du lynx. Le Jura est l'une des zones de lynx les plus importantes de Suisse. Le lynx régule naturellement les populations de chevreuils et réduit les dégâts de broutage. La gestion professionnelle de la faune protège le lynx et utilise sa fonction écologique (cf. wildbeimwild.com sur les prédateurs).

Défi : Canton rural. Le Jura est peu peuplé et à caractère rural. La campagne doit davantage mettre l'accent sur l'utilité concrète pour l'agriculture : moins de dégâts de gibier grâce à la prévention professionnelle, élimination du conflit d'intérêts entre chasse de loisir et gestion des dommages (cf. wildbeimwild.com sur la faune dans les zones habitées).

5. Sur le texte de l'initiative

Le texte de l'initiative correspond à la variante chasse à permis. La compétence cantonale est incontestée : Art. 3 al. 1 LChP, les trois systèmes de chasse équivalents, plus de 50 ans de pratique sans contestation à Genève.

Le deuxième paragraphe est particulièrement pertinent pour le Jura : lynx indigène depuis des décennies, loup en expansion, castor documenté près des cours d'eau.

Important : Pour le dépôt, le texte doit être disponible en français. La constitution jurassienne utilise le terme « Gouvernement » pour l'exécutif (au lieu de « Conseil d'État » comme à Neuchâtel). Cette terminologie doit être respectée lors de la traduction.

6. Conséquences financières : Budget concret pour le Jura

Pour le Jura avec 838 km² de surface et environ 73'000 habitants, l'estimation des coûts suivante en résulte :

Coûts de personnel : 360'000 à 560'000 francs par an. 3 à 4 postes à plein temps sont nécessaires. Le Jura avec 838 km² est presque trois fois plus grand que Genève (282 km²), mais peu peuplé. Un poste à plein temps coûte environ 120'000 à 140'000 francs par an, charges sociales comprises.

Coûts matériels : 80'000 à 120'000 francs par an. Équipement, véhicules, dispositifs d'effarouchement, infrastructure de monitoring, clôtures électriques, travail de relations publiques.

Indemnisation des dommages : 40'000 à 80'000 francs par an. Principalement dommages de sangliers dans l'agriculture et dégâts de broutage en forêt.

Coûts totaux : 480'000 à 760'000 francs par an (brut). Cela correspond à environ 6.55 à 10.40 francs par habitant et par an.

Recettes supprimées

Avec l'abolition de la chasse de loisir, les taxes de permis estimées à 200'000 à 400'000 francs par an disparaissent. Cependant, celles-ci sont compensées par les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice – accidents de gibier, dégâts de broutage liés à la chasse dans les forêts de protection, charge administrative, interventions de police et judiciaires – qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes manquent depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à plein temps font le même travail mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une chasse régulatrice basée sur le jargon de chasseur ou une « expérience de la nature » mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul des coûts complets montre : la chasse de milice coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. « Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse » sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il avait co-élaborée a échoué dans les urnes (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association tessinoise des chasseurs a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir au Parlement ont fait de la politique majoritairement contre les préoccupations environnementales. Qui prétend que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association tessinoise des chasseurs : 30 ans d'absurdités et Dossier coûts).

En regard, des économies sont réalisées : pas d'examens de chasse, pas d'administration des permis, pas de planification des prélèvements, pas de surveillance de la chasse. Les coûts nets supplémentaires devraient se situer entre 250'000 et 480'000 francs annuels, ce qui correspond à environ 3,40 à 6,60 francs par habitant. Les coûts par habitant plus élevés s'expliquent par le faible nombre d'habitants sur une grande superficie. En chiffres absolus, les coûts se situent dans la fourchette du budget genevois.

7. Compatibilité avec le droit supérieur

L'initiative est conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 LChP, les trois systèmes cynégétiques équivalents, plus de 50 ans de pratique sans contestation à Genève. L'art. 7a LChP permet la régulation préventive, mais n'y oblige pas. L'initiative respecte l'unité de la matière.

8. Anticipation des objections prévisibles

«Le Jura est trois fois plus grand que Genève et peu peuplé – le système coûte trop cher»

Les faits : La superficie plus grande nécessite davantage de spécialistes (3-4 postes à plein temps au lieu de 2-3). En chiffres absolus, les coûts se situent cependant dans la fourchette du budget genevois. Le faible peuplement tend à simplifier la gestion de la faune, car il y a moins de zones de conflit entre l'homme et l'animal sauvage. Les coûts par habitant plus élevés sont une conséquence mathématique de la petite population, non un signe d'inefficacité (cf. Vérification des faits sur les mythes cynégétiques).

Formule communicative concise : «En chiffres absolus, la protection professionnelle de la faune dans le Jura coûte autant qu'à Genève. Moins de gens sur plus de surface signifie moins de conflits, pas des coûts plus élevés.»

«Le Jura est un canton agricole – l'agriculture a besoin de la chasse de loisir»

Les faits : L'agriculture a besoin d'une gestion des dégâts, pas de la chasse de loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune sont de meilleurs partenaires pour les agriculteurs que les chasseurs de loisir, car le conflit d'intérêts disparaît : les chasseurs de loisir ont un intérêt aux effectifs élevés d'espèces chassables, ce qui entraîne plus de dégâts de gibier. Les spécialistes professionnels travaillent pour la prévention des dégâts, pas pour leur plaisir. À Genève, le canton met des clôtures électriques à disposition des agriculteurs et protège activement les cultures (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Jura).

Formule communicative concise : «Les agriculteurs ont besoin de spécialistes qui préviennent les dégâts, pas de chasseurs de loisir qui maintiennent les effectifs élevés pour leur plaisir.»

«Le lynx et le loup ont besoin de la chasse de loisir comme régulateur»

Les faits : C'est exactement l'inverse. Le lynx et le loup sont des régulateurs naturels de l'effectif de chevreuils. À Genève, où il n'y a pas de chasse de loisir, la régulation naturelle fonctionne depuis 50 ans. La chasse de loisir perturbe les mécanismes de régulation naturels en détruisant les structures sociales et en augmentant artificiellement les taux de reproduction. L'initiative protège le lynx et le loup et leur permet d'exercer leur fonction écologique.

Formule communicative concise : «Le lynx régule l'effectif de chevreuils. Gratuitement, efficacement et naturellement. Les chasseurs de loisir tuent le régulateur et prétendent ensuite devoir réguler.»

9. Résumé

Cette initiative donne à la population jurassienne la possibilité de se prononcer pour une gestion moderne de la faune fondée sur les preuves. En tant que plus jeune canton de Suisse, le Jura a une tradition progressiste dans laquelle s'inscrit la protection professionnelle de la faune. Le lynx comme régulateur naturel, la politique du loup comme enjeu actuel et la proximité culturelle avec Genève font du Jura un canton stratégiquement important pour l'extension du modèle genevois en Romandie.

Comité d'initiative «Pour une gestion professionnelle de la faune sauvage» / Initiativkomitee «Für professionellen Wildtierschutz»

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton du Jura)

Adresse de contact : [Adresse du comité]

Annexe : Documentation complémentaire

Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot

Études scientifiques : wildbeimwild.com/etudes-sur-limpact-de-la-chasse-sur-la-faune-sauvage-et-les-chasseurs

Chasse en Suisse : wildbeimwild.com/pourquoi-la-chasse-de-loisir-en-suisse-nest-pas-de-la-protection-de-la-nature

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Jura : wildbeimwild.com – Psychologie de la chasse de loisir dans le canton JU

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-chasse

Dossier Loup : wildbeimwild.com/dossiers/loup-en-suisse-faits-politique-et-limites-de-la-chasse

Animaux sauvages et prédateurs : wildbeimwild.com/category/animaux-sauvages – Informations sur les animaux sauvages, les prédateurs et la coexistence entre l'homme et la faune sauvage.

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/mythes-de-la-chasse – Vérification des faits concernant les affirmations les plus fréquentes du lobby de la chasse de loisir.

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative dépose le texte de l'initiative en français auprès de la Chancellerie d'État du canton du Jura pour examen préliminaire avant le début de la récolte de signatures. 2'000 signatures valables sont nécessaires pour que l'initiative aboutisse. Le délai de récolte est de 12 mois à compter de la publication dans le Journal officiel (art. 89 al. 1 LDP). Les modalités de dépôt se conforment à la législation cantonale sur les droits politiques.

Briefing stratégique pour activistes

Initiative populaire « Pour une protection professionnelle de la faune » – Canton du Jura Document de travail interne – État mars 2026

Résumé

Le Jura est le deuxième canton romand de la série et stratégiquement important comme canton du lynx avec une pertinence pour la politique du loup. En tant que plus jeune canton de Suisse avec une tradition constitutionnelle progressiste, il offre un climat politique favorable. Le seuil bas de 2'000 signatures est réalisable. Le plus grand défi réside dans les coûts plus élevés par habitant en raison de la faible densité de peuplement sur une grande superficie.

1. Pourquoi le canton du Jura ?

Plus jeune canton, tradition progressiste. La constitution de 1977 est l'une des plus modernes de Suisse. La protection professionnelle de la faune s'inscrit dans cette tradition.

Politique du loup comme thème de mobilisation. Les meutes de loups dans le Jura et les tirs illégaux dans le canton voisin de Vaud font du paragraphe protection des espèces un sujet d'actualité.

Lynx comme régulateur naturel. Le Jura est l'une des zones de lynx les plus importantes de Suisse. L'initiative protège le lynx et utilise sa fonction écologique.

2'000 signatures. Un obstacle surmontable avec le soutien des associations.

Chasse à patente = changement de système simple. Pas de contrats d'affermage, pas d'indemnisation communale.

2. Défis particuliers

Coûts par habitant. Les coûts supplémentaires nets de 3,40 à 6,60 francs par habitant sont plus élevés que dans tous les cantons précédents. Cela exige une communication claire : en chiffres absolus, les coûts se situent dans la fourchette du budget genevois. Moins de personnes sur plus de superficie signifie moins de zones de conflit.

Caractère rural. Comme en Appenzell Rhodes-Extérieures, la campagne doit davantage mettre l'accent sur l'utilité concrète pour l'agriculture.

3. Stratégie de communication : Les trois messages clés

« Le Jura mérite mieux que la chasse de loisir. » Le Jura mérite mieux que la chasse de loisir. Positif, confiant, créateur d'identité cantonale.

« Le lynx régule – gratuitement. Le chasseur tue – pour son plaisir. » Le lynx régule gratuitement. Le chasseur de loisir tue pour le plaisir. Le message du lynx est unique pour le Jura.

« Genève le fait depuis 50 ans. Le Jura peut faire de même. » La référence genevoise, dans la langue du canton.

4. Analyse des adversaires

Les détenteurs de patente sont ancrés localement dans le Jura peu peuplé et personnellement connus. La campagne doit rester factuelle.

L'Union des paysans est l'acteur décisif. S'il reste neutre ou soutient l'initiative, celle-ci a de bonnes chances. L'argumentation sur le conflit d'intérêts de la chasse de loisir (effectifs élevés = plus de dégâts) est la clé.

L'argument des coûts est plus attaquable dans le Jura que dans tous les cantons précédents. La réponse : En chiffres absolus, le budget est comparable à Genève. Les coûts par habitant sont une question de densité de population, non d'efficacité du système (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Jura).

5. Calendrier

PhaseContenuCalendrier
Formation du comité & examen préliminaire du texteFaire appel à un juriste ; traduction en français ; membres du comité domiciliés dans le JUMois 1–4
Dépôt pour examen préliminaireChancellerie d'ÉtatMois 4–5
Publication & début de la récolteObjectif : 2'500+ signatures comme réserveMois 5
Contacts avec les partis & formation de coalitionPS, Verts, CS-POP ; activer les contacts genevois ; associations de protection de la natureMois 1–10
Dépôt des signaturesChancellerie d'État, vérification officielleAprès le délai de récolte
Débat parlementaireAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois suivants
Campagne de votationMobilisation finale avec soutien genevoisAvant la votation

6. Matériel de campagne

  • Le dossier Genève comme argumentaire central, complété par des matériaux en français.
  • La Psychologie de la chasse de loisir dans le canton du Jura comme matériel d'information.
  • Gottlieb Dandliker comme personne de référence pour les médias.
  • Médias locaux : Le Quotidien Jurassien, RFJ, RJB, RTS (Région).
  • Message du lynx comme élément visuel spécifique au canton.

7. Sources complémentaires

Ce document est un texte modèle de l'IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par des activistes, organisations ou comités d'initiative et adapté aux circonstances du canton du Jura.

Vérification des faits : Les affirmations du lobby de la chasse de loisir

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