4 avril 2026, 15:09

Saisissez un terme de recherche ci-dessus et appuyez sur Entrée pour commencer la recherche. Appuyez sur Échap pour annuler l'opération.

Initiative populaire cantonale – Canton de Glaris

«Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

Requête mémorial à la Landsgemeinde du canton de Glaris

Fondée sur l'art. 56 ss. de la Constitution du canton de Glaris du 1er mai 1988 et sur la loi sur les droits politiques

Déposée par [Nom], [Domicile GL], [Date]

Remarque: Le canton de Glaris est un canton de Landsgemeinde. À la Landsgemeinde, tous les Glaronais et Glaronaises ayant le droit de vote peuvent voter directement sur les projets constitutionnels et législatifs. Une requête mémorial peut être déposée par toute personne ayant le droit de vote. Aucune signature n'est requise.

Requête

La Landsgemeinde du canton de Glaris décide la modification suivante de la Constitution du canton de Glaris du 1er mai 1988:

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à permis, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton de Glaris.

2 La protection, l'entretien et, si nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune professionnellement formés au service du canton.

3 L'abattage d'animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de protection contre les dangers sont épuisées ou insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentants des associations de protection des animaux et de la nature, de la science ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et décide des mesures de régulation.

5 Le canton favorise la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la connectivité des habitats et la coexistence entre l'homme et la faune sauvage.

6 Les modalités sont réglées par la loi.

Art. [nouveau] Protection des espèces d'animaux sauvages menacées et protégées

1 Le canton renonce aux demandes de régulation préventive des populations d'espèces d'animaux sauvages protégées selon la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, notamment du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'homme et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels qui représentent un danger immédiat et considérable pour les humains demeurent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et être menées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement dans le cadre de la coopération intercantonale et vis-à-vis de la Confédération pour la protection et la conservation des espèces d'animaux sauvages menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'adoption de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants expirent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase transitoire.

Explications

1. Situation de départ

Dans le canton de Glaris, un petit canton alpin d'environ 40'000 habitants sur 685 km² de superficie, la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni à la protection des espèces ni à une gestion moderne de la faune sauvage. Elle constitue l'exercice d'un divertissement sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimée par des narratifs obsolètes qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est empiriquement réfutée depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet sur l'interdiction de chasse genevoise sur wildbeimwild.com).

La chasse de loisir est organisée à Glaris comme chasse à permis. Des particuliers acquièrent un permis cantonal et chassent sans responsabilité fixe de territoire (cf. la psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Glaris ainsi que l'analyse critique de la formation cynégétique sur wildbeimwild.com).

Le loup est présent dans le pays glaronnais. Le lynx est indigène dans le canton. L'aigle royal niche dans les Alpes glaronnaises. Le castor peut être abattu depuis février 2025 sur demande cantonale. Le Klöntal et le Sernftal sont des habitats d'importance régionale. Le site du patrimoine mondial de l'UNESCO Tektonikarena Sardona se situe partiellement dans le canton de Glaris (cf. l'analyse de la politique cynégétique sur wildbeimwild.com et la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Le canton de Glaris a la possibilité d'envoyer ici un signal clair. La Landsgemeinde offre pour cela l'instrument démocratique idéal : une seule personne peut déposer la proposition, et l'ensemble de la population votante décide directement.

2. Le modèle : canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève ont voté pour l'abolition de la chasse de loisir milicienne. Les expériences sont sans équivoque :

– La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants s'est multiplié de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.

– L'effectif de chevreuils s'est stabilisé à un niveau sain, avec un tir spécialisé annuel par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.

– En 2005, 90 % de la population votante genevoise s'est prononcée en faveur du maintien. En 2009, une demande de réintroduction a été rejetée par 70 voix contre 7.

– Les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, soit environ 2,40 francs par habitant et par an.

L'inspecteur de la faune genevois Gottlieb Dandliker qualifie l'interdiction de la chasse de loisir comme l'alternative financièrement la plus avantageuse. Présentation détaillée dans le Dossier « Genève et l'interdiction de chasse » sur wildbeimwild.com. L'efficacité du modèle genevois se manifeste dans la comparaison directe : Un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et au maximum 2 cartouches pour un tir sanitaire d'un sanglier. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres des champs à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. Vérification des faits Conseil d'État de Zurich).

3. Le concept : Garde-faune professionnelle au lieu de chasse de loisir

La motion remplace la chasse de loisir par une gestion professionnelle de la faune selon le modèle du garde-faune :

Compétence professionnelle au lieu de loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur une base scientifique (cf. l'analyse critique de la formation de chasse).

Principe d'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que si toutes les mesures non létales sont épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. Prouvé par Genève, les parcs nationaux et les études.

4. Pourquoi Glaris ?

Assemblée communale : Démocratie la plus directe de Suisse. Une seule personne ayant le droit de vote peut déposer une motion. Aucune signature nécessaire. L'obstacle le plus bas de toute la Suisse.

Patrimoine mondial UNESCO Arène tectonique de Sardona. La gestion professionnelle de la faune renforce la protection de cette zone unique.

Alpes glaronnaises : Forêt protectrice et animaux sauvages. Loup, lynx, aigle royal, bouquetin, chamois. Klöntal et Sernftal comme habitats précieux (cf. wildbeimwild.com sur les zones protégées et la politique du loup).

Taille similaire à Genève. 685 km² vs. 282 km². Moins densément peuplé, moins de zones de conflit (cf. wildbeimwild.com sur les animaux sauvages en zone d'habitation).

Chasse à patente = changement de système simple. Pas de contrats de bail, pas d'indemnisation communale.

5. Au sujet du texte de la motion

Les six alinéas du premier article et les quatre alinéas du deuxième article correspondent exactement au modèle genevois et à la variante chasse à patente de toute la série d'initiatives. Conforme au droit fédéral selon l'art. 3 al. 1 LChP. Genève sans contestation depuis 1974. La commission de la faune empêche que le Conseil d'État accorde des exceptions de manière autonome (cf. wildbeimwild.com/jagd-fakten).

6. Au sujet du deuxième article : Protection des espèces de faune menacées et protégées

Loup, lynx, aigle royal présents dans le canton. La formulation « en particulier » protège aussi les futurs retours (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

7. Conséquences financières

À Genève (282 km², 500’000 habitants) : 1,2 million de francs par an. Pour Glaris (685 km², 40’000 habitants), il en résulte l'extrapolation délibérément conservatrice suivante, qui tient généreusement compte des coûts supplémentaires alpins :

Coûts de personnel : 360’000 à 700’000 francs. 3 à 5 postes à plein temps sont nécessaires. Glaris est un canton alpin topographiquement exigeant avec le patrimoine mondial UNESCO Arène tectonique de Sardona, le Klöntal et le Sernftal. Le nombre plus élevé de postes tient compte de la gestion transitoire du cerf élaphe.

Coûts matériels : 70’000 à 130’000 francs. Indemnisation des dommages : 35’000 à 90’000 francs.

Investissement initial protection des troupeaux : 300’000 à 500’000 francs. Investissement unique dans l'infrastructure de protection des troupeaux pour les Alpes glaronnaises et le Sernftal sur trois à cinq ans.

Recettes supprimées

Avec l'abolition de la chasse de loisir, les taxes de patente d'environ 200’000 à 350’000 francs par an disparaissent. Cependant, ces revenus doivent être mis en balance avec les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice – accidents de gibier, dégâts de broutage liés à la chasse dans les forêts protectrices, charges administratives, interventions policières et judiciaires – qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces revenus ont disparu depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à plein temps font le même travail en mieux. Les abattages sanitaires et thérapeutiques par des gardes-chasse professionnels ne sont pas la même chose qu'une chasse régulatrice basée sur le jargon cynégétique ou une « expérience de la nature » mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul de coûts complets montre : la chasse de milice coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. «Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse» sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il avait contribué à façonner a échoué dans les urnes (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association tessinoise des chasseurs a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir au Parlement ont fait de la politique majoritairement contre les préoccupations environnementales. Qui prétend que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association tessinoise des chasseurs : 30 ans d'aberrations et Dossier coûts).

Coûts totaux bruts : 465’000 à 920’000 francs. Après économies (pas d'administration des patentes, surveillance de la chasse, planification des tirs ; un loup tué inutilement coûte 35’000 francs) : Surcoûts nets 250’000 à 600’000 francs par an. Le cerf élaphe est présent dans les Alpes glaronaises. La reproduction compensatoire due à la pression de chasse concerne aussi Glaris. Après le changement de système, il faut une gestion de transition ciblée durant les trois à cinq premières années. Pour un canton avec un budget d'environ 434 millions de francs (compte d'État 2024, AFF), c'est modeste : moins de 0,15 pour cent (cf. Vérification des mythes cynégétiques).

8. Compatibilité avec le droit supérieur

Conforme au droit fédéral (art. 3 al. 1 LChP, trois systèmes de chasse équivalents, Genève depuis 1974). L'art. 7a LChP permet, mais n'oblige pas à la régulation préventive. Unité de la matière respectée.

9. Anticipation d'objections prévisibles

«Glaris est trop petit»

Les faits : Genève le fait depuis 50 ans sur 282 km². Glaris fait 685 km² et est moins densément peuplé. 250’000 à 600’000 francs en absolu (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Glaris).

Formule communicative brève : «Genève le fait depuis 50 ans sur 282 km². Glaris fait 685 km².»

«Le loup menace le bétail»

Formule communicative brève : «La protection professionnelle des troupeaux protège les troupeaux. Les chasseurs de loisir ne les protègent pas.»

«Les coûts sont trop élevés»

Formule communicative brève : «250’000 à 600’000 francs. 0,1 à 0,2 pour cent du budget cantonal.»

10. Résumé

Cette demande de mémorial donne à la Landsgemeinde glaronaise la possibilité de se prononcer pour une gestion moderne de la faune sauvage basée sur les preuves. La Landsgemeinde est l'instrument démocratique idéal : une seule personne dépose la demande, la population votante décide directement. Le seuil démocratique le plus bas de Suisse pour le changement le plus grand possible.

Demandeur/Demandeuse : [Nom], [Adresse], [Domicile GL]

(Toute personne ayant le droit de vote dans le canton de Glaris peut déposer une demande de mémorial.)

Annexe : Documentation complémentaire

Modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien

Chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Glaris : wildbeimwild.com – Psychologie der Hobby-Jagd im Kanton GL

Dossier loup : wildbeimwild.com/category/wolf

Prédateurs : wildbeimwild.com/category/raubtiere

Parcs nationaux : wildbeimwild.com/category/nationalpark

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte modèle Bâle-Ville

Remarque sur la procédure

Une motion mémoriale peut être déposée par toute personne ayant le droit de vote dans le canton de Glaris. La demande doit être remise à la chancellerie du Conseil au plus tard à la date limite publiée dans le journal officiel. La demande est publiée dans le Mémorial. Le Conseil d'État prend position. Lors de la prochaine Landsgemeinde ordinaire (chaque premier dimanche de mai), il sera voté sur la demande. La requérante ou le requérant a le droit de justifier personnellement la demande.

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Motion mémoriale « Pour une protection professionnelle de la faune » – Canton de Glaris Document de travail interne – État mars 2026

Résumé

Glaris est un canton à Landsgemeinde. Une seule personne peut déposer la motion mémoriale. Aucune signature nécessaire. Le plus faible obstacle de la série. 685 km², 40 000 habitants. Patrimoine mondial UNESCO Arène tectonique de Sardona. 150 000 à 350 000 francs de coûts nets supplémentaires.

1. Particularité : procédure de la Landsgemeinde

Aucune signature. Une motion mémoriale peut être déposée par une seule personne ayant le droit de vote.

Justification personnelle. La requérante ou le requérant justifie personnellement la demande à la Landsgemeinde (3 à 5 minutes).

Vote direct. La population votante décide par lever de main.

Respecter la date limite. La demande doit être remise à temps à la chancellerie du Conseil.

2. Analyse des adversaires

« Glaris est trop petit » : « Genève le fait depuis 50 ans sur 282 km². Glaris a 685 km². »

« Le loup menace le bétail » : « La protection professionnelle des troupeaux protège les troupeaux. Les chasseurs de loisir ne les protègent pas. »

« Les coûts sont trop élevés » : « 250 000 à 600 000 francs. 0,1 à 0,2 pour cent du budget cantonal. »

3. Messages clés

« Genève montre l'exemple depuis 50 ans. » 90 pour cent d'approbation.

« Professionnel au lieu d'amateur. » Des spécialistes au lieu de tireurs de loisir.

« La Landsgemeinde décide directement. » Pas de détour par la politique partisane.

4. Planning

PhaseContenuPériode
Préparer la demandeFaire appel à une juriste/un juriste ; finaliser le texteMois 1-3
DépôtChancellerie du Conseil, avant la date limiteSelon le journal officiel
Travail médiatiqueSüdostschweiz Glaris, Glarner NachrichtenAprès dépôt
Cercle de soutienPS, Verts ; Pro Natura GL ; BirdLife ; associations localesEn continu
Discours de la Landsgemeinde3-5 min., clair, factuel, personnelAvant la Landsgemeinde
Landsgemeinde1er dimanche de mai ; justifier la demande ; lever de mainJour de la Landsgemeinde

5. Conseils pour le discours de la Landsgemeinde

Bref et clair. 3 à 5 minutes. Commencer personnellement. Genève comme preuve. « Genève le fait depuis 50 ans. 90 pour cent veulent le conserver. » Coûts concrets. « 250 000 à 600 000 francs. » Fin avec appel. « Votez pour une protection professionnelle de la faune. Pour nos animaux. Pour notre terre glaronaise. »

6. Sources

Ce document est un texte modèle de l'IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par les militantes et militants, organisations ou requérants et adapté aux conditions du canton de Glaris.

Vérification des faits : Les affirmations du lobby de la chasse de loisir

La brochure « La chasse en Suisse protège et profite » de JagdSchweiz se lit comme un prospectus publicitaire – mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix narratifs à l'épreuve, de « tâche étatique » à « diversité des espèces » jusqu'à « 80 % d'approbation » : Dossier : Vérification des faits brochure JagdSchweiz →