4 avril 2026, 14:04

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Initiative populaire cantonale – Canton de Bâle-Campagne

«Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet élaboré

Fondée sur le § 28 de la Constitution du canton de Bâle-Campagne du 17 mai 1984 et sur la loi sur les droits politiques (GpR)

Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]

Texte de l'initiative

Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le canton de Bâle-Campagne, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution du canton de Bâle-Campagne du 17 mai 1984 est complétée par les paragraphes suivants :

§ [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse par secteur, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton de Bâle-Campagne. Les contrats d'affermage de chasse existants entre communes et sociétés de chasse ne sont pas renouvelés.

2 La protection, l'entretien et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage formés professionnellement au service du canton.

3 L'abattage d'animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de protection contre les dangers ont été épuisées ou sont insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentants des associations de protection des animaux et de la nature, du monde scientifique ainsi des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et décide des mesures de régulation.

5 Le canton favorise la régulation naturelle des populations de faune sauvage, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'homme et la faune sauvage dans les zones d'habitation et agricoles.

6 Le canton indemnise les communes pour la perte des revenus de fermage de chasse dans le cadre de la législation d'application.

7 Les modalités sont réglées par la loi.

§ [nouveau] Protection des espèces de faune sauvage menacées et protégées

1 Le canton renonce aux demandes de régulation préventive des populations d'espèces de faune sauvage protégées selon la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, notamment du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'homme et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels qui représentent un danger immédiat et considérable pour l'homme demeurent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et être exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement dans le cadre de la coopération intercantonale et vis-à-vis de la Confédération pour la protection et la conservation des espèces de faune sauvage menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'application nécessaires dans les deux ans suivant l'acceptation de cette modification constitutionnelle.

2 Les contrats de fermage de chasse existants arrivent à échéance lors du prochain renouvellement contractuel ordinaire, mais au plus tard dans les cinq ans suivant l'entrée en vigueur de la législation d'application.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase de transition et règle l'indemnisation des communes pour les revenus de fermage de chasse perdus.

Explications

1. Situation de départ

Le canton de Bâle-Campagne s'étend sur 518 km² et compte environ 290'000 habitants. Il s'étend des banlieues densément peuplées de la ville de Bâle (district d'Arlesheim) au plateau vallonné (districts de Liestal et Sissach) jusqu'à la vallée de Laufon (district de Laufon) et au Haut-Pays de Bâle (district de Waldenburg). Environ 42 pour cent de la superficie cantonale est boisée, environ 38 pour cent exploitée par l'agriculture.

La chasse de loisir est organisée à Bâle-Campagne sous forme de chasse en réserve. Le droit de chasse appartient aux communes, qui l'attribuent par contrat de fermage aux sociétés de chasse. Ces sociétés de chasse se composent de chasseurs de loisir qui tuent des animaux sauvages comme activité de loisir. Le système de la chasse en réserve génère ainsi une dynamique particulièrement problématique : les sociétés de chasse sont ancrées localement, souvent liées personnellement aux conseils communaux et aux bourgeoisies et forment des cercles fermés auxquels les étrangers n'ont guère accès (cf. l'analyse critique de la formation de chasse sur wildbeimwild.com ainsi que la psychologie de la chasse dans le canton de Bâle-Campagne).

L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier complet sur l'interdiction de chasse genevoise sur wildbeimwild.comLa chasse de loisir ne sert ni à la protection des espèces ni à une gestion moderne de la faune sauvage. Elle constitue l'exercice d'un divertissement sanglant aux dépens d'êtres sensibles, légitimé par des narratifs obsolètes qui ne résistent pas à un examen scientifique.

Parallèlement, au niveau fédéral, de plus en plus d'espèces sauvages protégées subissent des pressions. Avec la révision de la loi sur la chasse en décembre 2022, la régulation préventive du loup a été introduite. Durant les deux périodes de régulation 2023/2024 et 2024/2025, l'OFEV a autorisé l'abattage d'environ 225 loups au total ; 147 animaux ont effectivement été tués. En décembre 2024, le statut de protection du loup dans la Convention de Berne a été abaissé de «strictement protégé» à «protégé». La pression politique sur d'autres espèces comme le lynx, le castor, la loutre et le harle bièvre augmente constamment (cf. l'Analyse de la politique cynégétique sur wildbeimwild.com).

Le canton de Bâle-Campagne a la possibilité, en collaboration avec le canton voisin de Bâle-Ville, d'envoyer un signal clair : pour une protection professionnelle de la faune sauvage au lieu de la chasse de loisir et pour la protection conséquente des espèces sauvages menacées au niveau cantonal.

2. Le modèle : Canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève ont approuvé l'abolition de la chasse de milice-loisir. Avant l'interdiction, le grand gibier était pratiquement exterminé dans le canton : cerfs et sangliers avaient disparu depuis des décennies, du chevreuil ne survivaient que quelques dizaines d'exemplaires. Environ 300 chasseurs de loisir relâchaient massivement faisans, perdrix et lièvres pour la chasse de loisir.

Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

– La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux aquatiques hivernants s'est multiplié de quelques centaines à environ 30'000. La région du lac Léman et du Rhône a acquis une importance internationale pour la protection des oiseaux.

– Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix de Suisse. Avant le scrutin de 1974, le lobby de la chasse de loisir avait prétendu que le lièvre des champs serait exterminé sans chasse de loisir par les prédateurs. Le contraire s'est produit.

– Le canton dispose aujourd'hui d'un effectif croissant d'environ 60 à 100 cerfs élaphes et d'environ 680 chevreuils (2024, selon la statistique cynégétique fédérale OFEV). L'effectif de chevreuils a doublé depuis 2015, passant d'environ 330 à 680 animaux, avec un prélèvement spécialisé annuel par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux. La garde-faune professionnelle intervient de manière ciblée et dans un cadre minimal, au lieu de viser des chiffres d'abattage aussi élevés que possible comme dans la chasse de loisir.

– En 2005, lors d'une nouvelle votation populaire, 90 pour cent des électeurs genevois se sont prononcés pour le maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une motion pour la réintroduction a été rejetée au parlement cantonal par 70 voix contre 7.

– Les coûts totaux de la gestion professionnelle de la faune sauvage à Genève s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, répartis en environ 600'000 francs pour le personnel (env. 3 postes à temps plein), environ 250'000 francs pour la prévention et environ 350'000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an. L'efficacité du modèle genevois se manifeste dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et au maximum 2 cartouches pour un tir sanitaire d'un sanglier. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches pour cela. La densité de lièvres des champs à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. Vérification des faits Conseil d'État de Zurich).

Une présentation détaillée du modèle genevois avec tous les chiffres se trouve dans le Dossier «Genève et l'interdiction de la chasse» sur wildbeimwild.com.

3. Le concept : Garde-faune professionnelle au lieu de chasse de loisir

L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune sauvage selon le modèle de garde-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :

Compétence professionnelle au lieu de plaisir récréatif. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur une base scientifique, avec une formation biologique et dans le cadre d'un mandat cantonal de prestations. Leur objectif est la préservation de populations saines d'animaux sauvages, non la maximisation du nombre d'abattages. À l'inverse, la chasse de loisir poursuit par nature l'intérêt de sécuriser sa propre raison d'être par des effectifs élevés d'espèces chassables (cf. l'analyse critique de la formation cynégétique sur wildbeimwild.com).

Principe d'ultima ratio. Un abattage n'est autorisé que si toutes les mesures non létales sont épuisées. Cela inclut les clôtures électriques, l'effarouchement, l'aménagement de l'habitat, la relocalisation, les répulsifs gustatifs et les mesures de protection constructives. À Genève, les arbres fruitiers sont protégés par des filets pour empêcher les cerfs et lièvres de ronger l'écorce. Pour les sangliers, le canton met des clôtures électriques à disposition des agriculteurs. Cette pratique démontre : la coexistence est une question de volonté, non de possibilité technique.

Contrôle démocratique par une commission de la faune. La commission indépendante, composée d'associations de protection animale et de la nature, de scientifiques et d'autorités, empêche que la pression politique de groupes d'intérêts particuliers n'affaiblisse la gestion de la faune. L'initiative bâloise ancre ce mécanisme de protection constitutionnellement en inscrivant l'obligation d'approbation par la commission de la faune.

L'autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques l'attestent : les populations d'animaux sauvages se régulent dans la plupart des cas de manière autonome. La chasse de loisir perturbe ce processus naturel en détruisant les structures sociales, en augmentant artificiellement les taux de reproduction et en modifiant les mouvements migratoires.

4. Pourquoi Bâle-Campagne ?

Bâle-Campagne se prête particulièrement à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune pour plusieurs raisons :

Seuil de signatures le plus bas. Pour une initiative populaire cantonale à Bâle-Campagne, seules 1'500 signatures valides sont requises, avec un délai de récolte de 24 mois (2 ans). C'est l'un des seuils les plus bas de Suisse et réalistiquement atteignable.

Structure administrative commune avec Bâle-Ville. Bâle-Campagne et Bâle-Ville exploitent conjointement l'Office des forêts et de la faune des deux Bâles. Cette structure existante simplifie considérablement le changement de système : la base institutionnelle pour une gestion professionnelle de la faune est déjà présente. Si Bâle-Ville acceptait l'initiative parallèle, un système uniforme naîtrait sur l'ensemble de la région bâloise.

Superficie restreinte. Avec 518 km², Bâle-Campagne est le troisième plus petit canton de Suisse alémanique par la superficie. La conversion est pratiquement gérable et financièrement supportable. Les coûts concrets sont exposés dans la section 7.

La chasse en reviers comme point faible. La chasse en reviers à Bâle-Campagne est un système de cercles fermés. Le droit de chasse appartient aux communes qui l'afferment à des sociétés de chasse. Ces sociétés déterminent elles-mêmes qui est admis et forment des structures de pouvoir locales qui ne sont ni démocratiquement légitimées ni professionnellement contrôlées. La population n'a factuellement aucune influence sur qui tue quels animaux sauvages dans sa commune, en quel nombre et selon quels critères. L'initiative rend ce contrôle à la population (cf. la psychologie de la chasse dans le canton de Bâle-Campagne).

Tendance à l'urbanisation. Le district d'Arlesheim, où vivent plus de 40 pour cent de la population cantonale, est presque entièrement urbanisé et jouxte directement la ville de Bâle. Dans les autres districts aussi, l'urbanisation s'accroît. La tradition culturelle cynégétique est moins profondément enracinée à Bâle-Campagne que dans les cantons alpins.

Effet de signal. Un succès dans le canton de Bâle-Campagne serait, après Genève et éventuellement Bâle-Ville, un autre exemple suisse de protection professionnelle de la faune. Un double succès des deux Bâle aurait un effet de signal qui dépasserait largement la région.

5. Concernant le premier paragraphe : Protection professionnelle de la faune

Alinéa 1 – Interdiction de la chasse de loisir et fin des contrats d'affermage de chasse

L'interdiction de la chasse de loisir par des personnes privées constitue le cœur de l'initiative. Elle correspond au modèle genevois (art. 162 de la Constitution cantonale genevoise). La compétence cantonale en la matière est incontestée : la loi fédérale sur la chasse (LChP) laisse expressément l'organisation de l'exploitation cynégétique aux cantons (art. 3 al. 1 LChP). Les trois systèmes cynégétiques de la Suisse – chasse à patente, chasse à bail et chasse d'État ou en régie – sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse en régie depuis 1974 en conformité avec le droit fédéral.

L'ajout concernant le non-renouvellement des contrats d'affermage de chasse est spécifique et nécessaire pour Bâle-Campagne car, contrairement à Bâle-Ville, un système d'affermage généralisé y existe. La formulation respecte les engagements contractuels existants en n'exigeant pas de résiliation immédiate, mais en laissant les contrats arriver à échéance à la prochaine date ordinaire de renouvellement.

Alinéa 2 – Gestion professionnelle de la faune

À la place des chasseurs de loisir, des gestionnaires de la faune professionnellement formés au service cantonal assument toutes les tâches d'entretien de la faune et, si nécessaire, de régulation des populations. L'Office des forêts et de la faune des deux Bâle existant offre la plateforme institutionnelle idéale pour l'implantation de ces services spécialisés.

Alinéa 3 – Abattage comme ultima ratio

L'innovation centrale par rapport au système actuel : l'abattage n'est pas la règle, mais l'exception. Les mesures passives ont la priorité. À Genève, environ 250 sangliers sont abattus annuellement en moyenne par les gardes-faune, les animaux dominants étant explicitement épargnés pour des raisons éthiques et pour préserver la stabilité sociale des hardes. Les chiffres d'abattage sont ainsi considérablement inférieurs à ceux de cantons comparables avec chasse de loisir, où les abattages ne servent pas seulement à la prévention des dégâts, mais principalement au loisir.

Alinéa 4 – Commission de la faune

La commission indépendante de la faune s'inspire du modèle genevois. Elle garantit que les associations de protection des animaux et de la nature aient un droit de regard dans les décisions de régulation, et empêche que le gouvernement accorde des exceptions de manière autonome et sous la pression de groupes d'intérêts. L'intégration de la science garantit que les décisions soient prises sur la base de preuves et ne reposent pas sur les mythes cynégétiques avec lesquels le lobby de la chasse de loisir légitime sa pratique depuis des décennies.

Alinéa 5 – Régulation naturelle et coexistence

Dans le canton de Bâle-Campagne, la mise en réseau des habitats est particulièrement importante : le canton se situe dans la zone de tension entre la ceinture d'agglomération densément peuplée et les zones forestières encore relativement intactes du Jura. Les corridors fauniques entre ces espaces paysagers sont indispensables pour la diversité génétique et la dispersion naturelle des espèces. Le système actuel de chasse à bail fragmente en outre ces corridors, car chaque société de chasse gère son territoire de manière indépendante, sans coordination globale au-delà des limites de territoire (cf. wildbeimwild.com concernant la faune dans les zones d'habitat).

Alinéa 6 – Indemnisation des communes

Ce paragraphe est spécifique et central pour Bâle-Campagne en tant que canton de chasse en affermage. Dans le système de chasse en affermage, les revenus d'affermage reviennent aux communes. Ces recettes sont fiscalement insignifiantes pour la plupart des communes – les fermages annuels par territoire se situent généralement dans la fourchette basse à cinq chiffres –, mais sont instrumentalisés par les politiciens communaux comme argument contre le changement de système. L'initiative répond à cette objection en garantissant constitutionnellement une indemnisation cantonale pour la perte des revenus d'affermage.

Dispositions transitoires

Le délai de deux ans pour la législation d'exécution correspond au modèle bâlois. L'ajout concernant la clause d'expiration des contrats d'affermage de chasse est spécifique à Bâle-Campagne : les contrats existants ne sont pas résiliés immédiatement, mais arrivent à échéance à la prochaine date de renouvellement ordinaire, au plus tard dans les cinq ans. Ce délai de transition généreux respecte les rapports contractuels existants et donne aux communes suffisamment de temps pour la reconversion.

6. Concernant le deuxième paragraphe : Protection des espèces de faune sauvage menacées et protégées

Alinéa 1 – Renonciation à la régulation préventive d'espèces protégées

Le cœur de ce paragraphe est la renonciation délibérée du canton à la possibilité de présenter des demandes à la Confédération pour la régulation préventive des effectifs d'espèces protégées. La loi fédérale révisée sur la chasse (art. 7a LChP) habilite les cantons à la régulation préventive, mais ne les y oblige pas. Avec ce paragraphe, le canton ne fait qu'exercer sa compétence de ne pas recourir à une habilitation de droit fédéral.

Ceci est particulièrement important pour Bâle-Campagne, où plusieurs espèces protégées sont effectivement présentes ou en expansion : Le castor est documenté le long de la Birse, de l'Ergolz et d'autres cours d'eau. Le lynx est présent dans la région jurassienne du canton. Le retour de la loutre dans le nord-ouest de la Suisse est prévisible (cf. l'analyse de la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Alinéa 2 – Coexistence et prévention passive des dommages

Au lieu d'abattages, le canton mise sur des mesures préventives non létales. En Bâle-Campagne, ceci concerne particulièrement la coexistence avec le castor, dont les barrages et activités de creusement provoquent parfois des conflits avec l'agriculture et la protection contre les crues. Une gestion professionnelle du castor selon le modèle genevois mise sur des mesures de protection constructives, des systèmes de drainage et éventuellement un déplacement dans les règles de l'art, non sur des abattages.

Alinéa 3 – Réserve pour la prévention des dangers

Cette réserve assure que le canton puisse remplir son devoir de prévention des dangers. La double restriction – «immédiatement» et «considérable» – empêche que la réserve soit détournée comme porte d'entrée pour des abattages de routine.

Alinéa 4 – Politique de protection active envers la Confédération

Cet alinéa oblige le canton à s'engager activement pour la protection des espèces dans la coopération intercantonale et lors des consultations sur les ordonnances fédérales. Bâle-Campagne pourrait, conjointement avec Bâle-Ville comme double canton, former une voix claire pour la protection des espèces menacées dans le débat national.

7. Conséquences financières : Budget concret pour Bâle-Campagne

Le budget de référence genevois

À Genève, qui avec 282 km² fait environ la moitié de la superficie de Bâle-Campagne et compte environ 500'000 habitants, les coûts totaux de la gestion professionnelle de la faune s'élèvent à environ 1,2 million de francs annuellement : environ 600'000 francs pour le personnel (env. 3 postes à temps plein), environ 250'000 francs pour la prévention et environ 350'000 francs pour l'indemnisation des dommages.

Extrapolation pour Bâle-Campagne

Pour Bâle-Campagne avec 518 km² de superficie et environ 290'000 habitantes et habitants, on obtient l'estimation réaliste de coûts suivante :

Coûts de personnel : 360'000 à 480'000 francs annuellement. Il faut 3 à 4 postes à plein temps pour des gestionnaires professionnels de la faune sauvage. Un poste à plein temps dans l'administration cantonale coûte environ 120'000 à 140'000 francs par an, charges sociales et coûts accessoires employeur inclus. Ces spécialistes peuvent être intégrés dans l'Office des forêts et de la faune existant des deux Bâle.

Coûts matériels : 80'000 à 120'000 francs par an. Cela comprend l'équipement, les véhicules, les dispositifs d'effarouchement, l'infrastructure de monitoring (pièges photographiques, émetteurs GPS), les clôtures électriques pour les exploitations agricoles, la protection des arbres et le travail de sensibilisation du public.

Indemnisation des dommages : 50'000 à 100'000 francs par an. Principalement les dommages causés par les sangliers aux cultures, les dégâts d'abroutissement par les chevreuils en forêt et les dommages occasionnels causés par les castors aux berges.

Indemnisation des communes : 100'000 à 200'000 francs par an. Les recettes de fermage de chasse des communes se situent typiquement dans la fourchette basse à cinq chiffres par territoire.

Recettes supprimées

Avec l'abolition de la chasse de loisir, les recettes de fermage de la chasse par territoire de chasse estimées à 200’000 à 400’000 francs par an disparaissent. Cependant, ces recettes sont contrebalancées par les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse milicienne – accidents avec le gibier, dégâts d'abroutissement liés à la chasse dans les forêts de protection, charge administrative, interventions policières et judiciaires – qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes ont disparu depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à plein temps font le même travail en mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une régulation cynégétique basée sur le jargon des chasseurs ou une « expérience de la nature » mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul des coûts complets montre : la chasse milicienne coûte au contribuable bien plus qu'elle ne rapporte (cf. « Ce que coûte vraiment la chasse de loisir à la Suisse » sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il a contribué à façonner a échoué dans les urnes (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association des chasseurs tessinois a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir au parlement ont fait de la politique majoritairement contre les préoccupations environnementales. Qui prétend que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association des chasseurs tessinois : 30 ans d'absurdités et Dossier coûts).

Coûts totaux : 590'000 à 900'000 francs par an. Cela correspond à environ 2,00 à 3,10 francs par habitant et par an (brut).

Économies et surcoûts nets

Face à cela, il y a des économies : le canton n'a plus besoin d'administrer les fermages de chasse, de faire passer les examens de chasse ni d'organiser la surveillance de la chasse. L'inspecteur de la faune genevois Dandliker souligne que l'organisation d'une chasse à patente nécessiterait au moins deux postes à plein temps ; pour l'administration de la chasse par territoire avec ses contrats de fermage, planifications de territoires et contrôles des plans de tir, la charge devrait être comparable. Une estimation réaliste des surcoûts nets se situe à 300'000 à 500'000 francs par an, ce qui correspond à environ 1,00 à 1,70 franc par habitant.

8. Compatibilité avec le droit supérieur

L'initiative est conforme au droit fédéral. La loi fédérale sur la chasse (LChP) laisse expressément aux cantons la réglementation du droit de chasse, du système de chasse, du territoire de chasse et de la surveillance de la chasse (art. 3 al. 1 LChP). Les trois systèmes de chasse – chasse à patente, chasse par territoire et chasse en régie – sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse en régie depuis 1974 et n'a jamais fait l'objet d'une contestation de droit fédéral en plus de 50 ans.

La cessation des contrats d'affermage de la chasse par non-renouvellement ne touche pas à la garantie de la propriété, car les contrats d'affermage de la chasse sont des contrats de droit public à durée limitée, dont le renouvellement ne constitue pas un droit. Le délai de transition généreux pouvant aller jusqu'à cinq ans respecte la protection de la confiance.

L'art. 7a LChP permet aux cantons la régulation préventive, mais ne les y oblige pas. Le renoncement à cette possibilité ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne. L'initiative respecte l'unité de la matière, car toutes les dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux sauvages.

9. Anticipation des objections prévisibles

«Bâle-Campagne n'est pas un canton urbain – le modèle genevois ne fonctionne pas ici»

Les faits : Genève, avec 282 km², fait environ la moitié de la taille de Bâle-Campagne et dispose également de surfaces agricoles considérables, notamment viticulture, agriculture et prairies. La densité de sangliers à Genève est stable à environ 5 animaux par km² de surface forestière, les abattages par les gardes-faune professionnels s'élèvent en moyenne à environ 250 animaux par année. Le système fonctionne aussi dans un paysage à usage mixte.

Formule communicative courte : «Genève a des vignobles, des champs et des forêts – et la protection professionnelle de la faune y fonctionne depuis 50 ans. Bâle-Campagne n'est pas plus grand que Genève.»

«Les communes perdent leurs revenus d'affermage»

Les faits : Les revenus d'affermage de la chasse sont fiscalement marginaux pour la plupart des communes. L'initiative prévoit une indemnisation cantonale pour la perte des revenus d'affermage (alinéa 6). On ne peut parler d'expropriation : le droit de chasse des communes n'est pas supprimé, mais le droit d'affermage à des privés est remplacé par une exécution professionnelle.

Formule communicative courte : «Les revenus d'affermage représentent moins d'un pour cent d'un budget communal type. L'initiative indemnise les communes – et les animaux sauvages ne sont plus tués pour le loisir.»

«Les sociétés de chasse accomplissent un travail précieux pour les communes»

Les faits : Les sociétés de chasse sont contractuellement tenues de fournir ces prestations – elles ne le font pas par complaisance, mais comme contrepartie du droit de tuer des animaux sauvages. Dans le système professionnel, ces tâches sont mieux placées : les gestionnaires professionnels de la faune effectuent la collecte du gibier mort, la recherche au sang et la prévention des dommages comme partie intégrante de leur mandat de prestations, avec une meilleure formation et sans le conflit d'intérêts inhérent au système de la chasse de loisir (cf. Analyse des mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).

Formule communicative courte : «Les sociétés de chasse ne rendent pas de ‹corvée›. Elles remplissent une obligation contractuelle – en contrepartie du droit de tuer des animaux sauvages. Les professionnels peuvent le faire mieux, de manière plus indépendante et sans conflit d'intérêts.»

10. L'Office des forêts et de la faune des deux Bâle : une chance plutôt qu'un obstacle

Bâle-Campagne et Bâle-Ville exploitent conjointement l'Office des forêts et de la faune des deux Bâle. Cette structure binationale n'est pas un obstacle à l'initiative, mais une chance particulière. Si Bâle-Ville acceptait l'initiative parallèle, il en résulterait une gestion professionnelle unifiée de la faune sur l'ensemble de la région de Bâle. Si seul Bâle-Campagne acceptait l'initiative, la délimitation des compétences serait réglée par le concordat existant et la convention administrative. L'expérience de Genève montre que la gestion professionnelle de la faune peut être intégrée dans les structures administratives existantes, sans qu'il soit nécessaire de créer une nouvelle autorité.

11. Résumé

Cette initiative donne à la population de Bâle-Campagne la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur les preuves de la faune sauvage et d'une protection complète des espèces de faune menacées. Le premier paragraphe suit le modèle genevois qui a fait ses preuves depuis plus de 50 ans et remplace la chasse à bail par une protection professionnelle de la faune – pour un coût net supplémentaire d'environ 1,00 à 1,70 franc par habitant et par an. Le deuxième paragraphe garantit que le canton de Bâle-Campagne renonce à l'abattage préventif d'espèces protégées et s'engage activement pour leur conservation.

Le résultat serait une Bâle-Campagne où les animaux sauvages ne sont ni des cibles pour les chasseurs de loisir ni des victimes d'une politique d'abattage politiquement motivée, mais sont protégés professionnellement en tant que partie d'un paysage culturel vivant – pour le bien-être des animaux et de toute la population.

Comité d'initiative « Pour une protection professionnelle de la faune »

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton)

Adresse de contact : [Adresse du comité]

Annexe : Documentation complémentaire

Modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Présentation complète de la gestion de la faune genevoise depuis 1974 avec coûts, effectifs et évolution de la biodiversité.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien-ueber-die-auswirkung-der-jagd-auf-wildtiere-und-jaeger – Recueil d'études scientifiques sur l'autorégulation des populations d'animaux sauvages et sur les impacts écologiques de la chasse de loisir.

Chasse en Suisse – Critique, faits, actualités : wildbeimwild.com/warum-die-hobby-jagd-in-der-schweiz-kein-naturschutz-ist – Aperçu continuellement mis à jour de la politique cynégétique suisse.

Psychologie de la chasse dans le canton de Bâle-Campagne : wildbeimwild.com – Psychologie de la chasse dans le canton de BL – Motivations, justifications et dynamiques sociales de la chasse de loisir à Bâle-Campagne.

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd – Analyses des motivations, justifications et dynamiques sociales de la chasse de loisir.

Dossier loup : wildbeimwild.com/dossiers/wolf-in-der-schweiz-fakten-politik-und-die-grenzen-der-jagd – Développements actuels concernant la politique du loup en Suisse.

Animaux sauvages et prédateurs : wildbeimwild.com/category/wildtiere – Informations sur les animaux sauvages, les prédateurs et la coexistence entre l'homme et la faune sauvage.

Mythes cynégétiques : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen – Vérification des faits concernant les affirmations les plus fréquentes du lobby de la chasse de loisir.

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte modèle de l'initiative parallèle dans le canton voisin.

Remarque sur la procédure

Avant le début de la récolte de signatures, la liste de signatures doit être soumise à la chancellerie d'État du canton de Bâle-Campagne pour examen préalable. Le comité d'initiative se compose d'au moins 7 personnes ayant le droit de vote et domiciliées dans le canton de Bâle-Campagne. Pour l'aboutissement de l'initiative, 1'500 signatures valables sont requises. Le délai de récolte est de 24 mois à partir de la publication dans la feuille officielle. Les modalités de dépôt se conforment à la loi sur les droits politiques du canton de Bâle-Campagne.

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire « Pour une protection professionnelle de la faune » – Canton de Bâle-Campagne Document de travail interne – État mars 2026

Résumé

Bâle-Campagne est, après Bâle-Ville, le canton stratégiquement le plus important pour une initiative « Pour une protection professionnelle de la faune ». Le seuil de signatures de 1'500 est extrêmement bas, l'office commun des forêts et de la faune offre un pont institutionnel, et un double succès des deux Bâles aurait un effet de signal qui dépasserait largement la région. Le plus grand défi est l'ancrage plus fort de la chasse à bail dans la partie rurale du canton.

1. Pourquoi Bâle-Campagne ?

Le seuil le plus bas de Suisse alémanique (après AR). À Bâle-Campagne, il suffit de 1'500 signatures valides pour une initiative populaire cantonale, avec un délai de récolte de 24 mois (2 ans). Les 1'500 signatures sont réalistiquement atteignables dans un canton de près de 300'000 habitants.

Le pont entre ville et campagne. Bâle-Campagne n'est pas un canton purement urbain, mais ce n'est pas non plus un canton de montagne. C'est un canton d'agglomération avec des zones urbaines, suburbaines et rurales. C'est précisément ce mélange qui en fait le cas de test idéal : si la protection professionnelle de la faune fonctionne ici, elle fonctionnera dans tous les cantons du Plateau.

L'office commun comme atout. L'Office des forêts et de la faune des deux Bâle constitue déjà la base institutionnelle pour la gestion de la faune dans les deux demi-cantons. Le changement de système ne nécessite pas une nouvelle autorité, mais la réaffectation de ressources existantes.

La chasse de district comme talon d'Achille. Le système des sociétés de bail fermées peut être présenté comme antidémocratique et opaque. La population n'a aucune influence sur qui tue les animaux sauvages dans leur commune. L'initiative rend ce contrôle à la population.

2. Leçons de Zurich – et pourquoi BL est différent

Erreur 1 de Zurich : Titre de confrontation. « Gardes-faune au lieu de chasseurs » se définissait par l'adversaire. Notre titre « Pour la protection professionnelle de la faune » est positif.

Erreur 2 de Zurich : L'argument des coûts est resté sans réponse. Les prétendus 20 millions de francs n'ont jamais été prouvés. Notre initiative contient un calcul budgétaire détaillé : coûts nets supplémentaires d'environ 1,00 à 1,70 franc par habitant.

Erreur 3 de Zurich : Aucun soutien des partis. Au Conseil cantonal, le résultat était de 165:0 contre. À Bâle-Campagne, la situation de départ est différente : le PS, les Verts et le PVL sont bien représentés au Landrat.

La différence décisive avec Zurich : Bâle-Campagne a, avec 518 km², moins d'un tiers de la superficie zurichoise (1'729 km²). Le calcul des coûts est tout autre : à Zurich, l'opposition pouvait faire peur avec des montants en millions. À Bâle-Campagne, nous parlons de moins d'un million de francs.

3. Le deuxième paragraphe comme élargissement de la coalition

Le paragraphe sur la protection des espèces mobilise au-delà de la scène classique de protection des animaux. Particulièrement pertinent pour Bâle-Campagne :

Castors à la Birse et à l'Ergolz. Le castor est présent dans le canton et est perçu de manière largement positive par la population. Depuis février 2025, il peut cependant être abattu dans toute la Suisse sur demande cantonale. L'initiative protège le castor dans le canton.

Lynx dans le Jura. Le lynx est présent dans la partie jurassienne du canton. Sa présence est un signe d'écosystèmes intacts.

Associations de pêcheurs comme alliées. Le débat sur l'abattage du harle bièvre concerne aussi les pêcheurs, qui dépendent d'écosystèmes aquatiques intacts.

4. Analyse des adversaires

Les sociétés de chasse sont les directement concernées. Leur force est l'ancrage local dans les communes. Leur faiblesse est qu'elles sont perçues comme des clubs exclusifs et opaques. La question « Qui détermine dans votre commune quels animaux sont tués ? » est communicativement forte.

Les communes déploreront la perte des recettes de bail. La réponse : les montants sont marginaux, et l'initiative prévoit une compensation cantonale.

L'association cantonale des chasseurs tentera de discréditer l'initiative comme « écolo urbaine » et « déconnectée de la réalité ». La réponse : Genève, avec ses vignobles et ses champs, prouve le contraire depuis 50 ans.

5. Stratégie de communication : les trois messages centraux

« Genève montre l'exemple depuis 50 ans. » L'argument le plus fort : pas une expérience de pensée, mais 50 ans de pratique vécue. Plus de biodiversité, populations stables, 90 pour cent d'approbation lors de l'enquête de suivi en 2005.

« Professionnel au lieu d'amateur. » La question n'est pas de savoir si les animaux sauvages sont gérés, mais par qui : par des spécialistes dans l'intérêt public ou par des particuliers comme activité de loisir.

«Moins de deux francs par an.» Les surcoûts nets s'élèvent à environ 1,00 à 1,70 franc par habitant. Moins qu'un demi-café.

6. Planning

PhaseContenuDélai
Formation du comité & vérification préalable du texteFaire appel à un juriste ; recruter au moins 7 membres du comité avec droit de vote domiciliés dans BLMois 1–3
Coordination avec Bâle-VilleCoordination avec un éventuel comité d'initiative BS ; planifier un travail médiatique communMois 1–6
Dépôt pour vérification préalableChancellerie d'État de Bâle-CampagneMois 3–4
Publication & début de la récolteDélai de 24 mois commence avec la publication au journal officiel ; objectif : 2'000+ signatures comme tamponMois 4
Contacts avec les partis & formation de coalitionDiscussions préliminaires PS, Verts, PVL ; sécuriser les lettres de soutien ; impliquer les associations de protection de la natureMois 1–12
Dépôt des signaturesChancellerie d'État, vérification officielleMois 19–21
Débat au LandratAncrage parlementaire ; intensifier le travail médiatiqueMois 22–30
Campagne de votationMobilisation finale, infographies, présence médiatiqueMois 30–36

7. Matériel de campagne

  • Le dossier Genève sur wildbeimwild.com comme argumentaire central. Les études scientifiques à préparer pour les entretiens avec les médias.
  • La psychologie de la chasse dans le canton de Bâle-Campagne comme matériel de fond pour les contacts médiatiques.
  • Infographies : comparaison des coûts BL/GE par habitant, évolution de la biodiversité à Genève, «50 ans de succès».
  • Médias locaux : Basler Zeitung (bz), Volksstimme, Oberbaselbieter Zeitung, Telebasel.
  • Fiches spécifiques par commune : Pour chaque commune avec territoire de chasse, confronter les revenus de fermage concrets aux prétentions d'indemnisation.

8. Sources complémentaires

Ce document est un texte modèle de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé par des activistes, organisations ou comités d'initiative et adapté aux conditions du canton de Bâle-Campagne.

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