4 avril 2026, 14:26

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Initiative populaire cantonale – Canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures

« Pour la protection professionnelle de la faune »

Initiative constitutionnelle sous forme de projet élaboré

Fondée sur l'art. 60 ss. de la Constitution du canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures du 30 avril 1995 et sur la législation relative aux droits politiques

Déposée par le comité d'initiative [Date du dépôt]

Texte de l'initiative

Les soussignés, personnes ayant le droit de vote dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution du canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures du 30 avril 1995 est complétée par les articles suivants :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à permis, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures.

2 La protection, les soins et, si nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune professionnellement formés au service du canton.

3 L'abattage d'animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de protection contre les dangers ont été épuisées ou sont insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune, composée de représentants des associations de protection des animaux et de la nature, de la science ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune et décide des mesures de régulation.

5 Le canton encourage la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'homme et la faune.

6 Les modalités sont réglées par la loi.

Art. [nouveau] Protection des espèces d'animaux sauvages menacées et protégées

1 Le canton renonce aux demandes de régulation préventive des populations d'espèces d'animaux sauvages protégées selon la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, notamment du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'homme et la faune, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune.

3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels qui représentent un danger immédiat et considérable pour l'homme demeurent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et être exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement dans le cadre de la coopération intercantonale et vis-à-vis de la Confédération pour la protection et la conservation des espèces d'animaux sauvages menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'acceptation de cette modification constitutionnelle.

2 Les patentes de chasse existantes s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de patente déjà payées pour la saison de chasse en cours seront remboursées au prorata.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune pendant la phase de transition.

Explications

1. Situation de départ

Le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures couvre 243 km² et compte environ 55'000 habitants. Le territoire vallonné et préalpin est caractérisé par un habitat dispersé, l'agriculture et une forte proportion de forêts. Le canton est limitrophe de Saint-Gall, d'Appenzell Rhodes-Intérieures et de Thurgovie.

La chasse de loisir est organisée dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures comme une chasse à patente. Les particuliers acquièrent une patente cantonale et chassent sans responsabilité fixe de territoire. Le système de patentes ne génère aucune plus-value professionnelle par rapport à une gestion professionnelle de la faune : il ne lie pas les chasseurs de loisir à un territoire déterminé et complique une gestion coordonnée de la faune (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures ainsi que l'analyse critique de la formation de chasse sur wildbeimwild.com).

L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est réfutée empiriquement par le modèle genevois depuis plus de 50 ans (cf. le dossier complet sur l'interdiction de chasse genevoise sur wildbeimwild.com). Appenzell Rhodes-Extérieures a une superficie de 243 km² comparable à Genève (282 km²). Si la protection professionnelle de la faune fonctionne sur 282 km² depuis plus de 50 ans, il n'y a aucune raison qu'elle ne fonctionne pas sur 243 km².

Parallèlement, au niveau fédéral, de plus en plus d'espèces d'animaux sauvages protégées subissent une pression croissante. La pression politique sur des espèces comme le lynx, le castor, la loutre et le harle bièvre augmente constamment (cf. l'analyse de la politique cynégétique sur wildbeimwild.com).

2. Le modèle : canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève ont approuvé l'abolition de la chasse de loisir milicienne. Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

– La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants s'est multiplié de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse. Avant la votation de 1974, le lobby de la chasse de loisir avait prétendu que le lièvre des champs serait exterminé par les prédateurs sans la chasse de loisir. C'est l'inverse qui s'est produit.

– L'effectif de chevreuils s'est stabilisé à un niveau sain, avec un abattage spécialisé annuel par des garde-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.

– En 2005, 90 pour cent de l'électorat genevois s'est prononcé en faveur du maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. Les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, soit environ 2,40 francs par habitant. L'efficacité du modèle genevois se manifeste dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin pour un tir sanitaire d'un sanglier en moyenne de 8 heures et au maximum 2 cartouches. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres à Genève atteint 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. Vérification des faits Conseil d'État de Zurich).

Une présentation détaillée se trouve dans le Dossier «Genève et l'interdiction de la chasse» sur wildbeimwild.com.

3. Le concept : Garde-faune professionnelle au lieu de chasse de loisir

L'initiative remplace la chasse de loisir par une gestion professionnelle de la faune selon le modèle des gardes-faune :

Compétence professionnelle au lieu de loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur base scientifique, dans le cadre d'un mandat de prestation cantonal.

Principe de l'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que si toutes les mesures non létales sont épuisées : clôtures électriques, effarouchement, aménagement de l'habitat, mesures de protection architecturales.

Contrôle démocratique par une commission de la faune. La commission indépendante empêche que la pression politique n'affaiblisse la gestion de la faune.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le prouve : les populations d'animaux sauvages se régulent dans la plupart des cas de manière autonome.

4. Pourquoi Appenzell Rhodes-Extérieures ?

Appenzell Rhodes-Extérieures se prête pour une raison exceptionnelle à cette initiative :

Le seuil de signatures le plus bas de Suisse : 300 signatures. Pour une initiative populaire cantonale à Appenzell Rhodes-Extérieures, seules 300 signatures valides sont requises. C'est le seuil absolument le plus bas de tous les cantons suisses avec un droit d'initiative régulier. 300 signatures peuvent être rassemblées en quelques jours de récolte. Même un petit comité de trois à cinq personnes peut atteindre ce nombre en quelques semaines. La faisabilité pratique de ce seuil fait d'Appenzell Rhodes-Extérieures le canton d'entrée le plus simple pour une initiative populaire «Pour une protection professionnelle de la faune».

Surface comparable à Genève. Appenzell Rhodes-Extérieures fait 243 km², Genève 282 km². Le canton est même plus petit que le modèle de référence genevois. Les deux cantons ont un mélange paysager similaire composé de zones habitées, d'agriculture et de forêt.

Chasse à patente = changement de système simple. Comme à Zoug, aucun contrat d'affermage de chasse ne doit être dissous et aucune commune indemnisée. Les patentes s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution.

Effet de signal depuis le pays d'Appenzell. Un succès à Appenzell Rhodes-Extérieures serait remarquable précisément parce que le canton est considéré comme rural et attaché aux traditions. Le signal serait : si même dans le pays d'Appenzell une majorité vote pour une protection professionnelle de la faune, alors le modèle genevois est applicable partout.

Défi : Caractère rural. Appenzell Rhodes-Extérieures n'est pas un canton urbain. L'agriculture et la tradition cynégétique qui lui est liée ont un poids différent qu'à Bâle ou Zoug. La campagne doit donc davantage mettre l'accent sur l'utilité concrète du modèle genevois pour l'agriculture : moins de dégâts de gibier grâce à la prévention professionnelle, décharge des agriculteurs par les clôtures électriques et mesures d'effarouchement étatiques, élimination du conflit d'intérêts entre chasse de loisir et véritable gestion des dommages (cf. wildbeimwild.com sur les animaux sauvages en zone habitée).

5. Sur le texte de l'initiative

Le texte de l'initiative correspond à la variante de chasse par brevet (comme à Zoug). La compétence cantonale est incontestée : la loi fédérale sur la chasse (LChP) confie expressément l'organisation de l'exploitation cynégétique aux cantons (art. 3 al. 1 LChP). Les trois systèmes de chasse – chasse par brevet, chasse par district et chasse en régie – sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse en régie depuis 1974 en conformité avec le droit fédéral. Les brevets de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution, les taxes de brevet sont remboursées au prorata.

Le deuxième paragraphe sur la protection des espèces protégées est pertinent pour Appenzell Rhodes-Extérieures, car le canton se situe à l'interface entre le Plateau et les Préalpes. Le lynx est présent dans les zones forestières adjacentes de Saint-Gall et de Thurgovie. Le retour du loup en Suisse orientale n'est qu'une question de temps. Le castor s'étend le long des cours d'eau de Suisse orientale. Une renonciation constitutionnelle à la protection préventive serait un signal prévoyant (cf. l'analyse de la politique du loup sur wildbeimwild.com).

6. Conséquences financières : Budget concret pour Appenzell Rhodes-Extérieures

Le budget de référence genevois

À Genève, qui avec 282 km² est légèrement plus grand qu'Appenzell Rhodes-Extérieures et compte environ 500’000 habitants, les coûts totaux de la gestion professionnelle de la faune s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an.

Extrapolation conservatrice pour Appenzell Rhodes-Extérieures

Pour Appenzell Rhodes-Extérieures avec 243 km² de superficie et environ 55’000 habitants, il en résulte l'estimation de coûts volontairement conservatrice suivante. Celle-ci tient compte de la topographie vallonnée à préalpine en bordure de l'Alpstein :

Coûts de personnel : 240’000 à 420’000 francs par an. 2 à 3 postes à temps plein sont nécessaires. Appenzell Rhodes-Extérieures est plus petit que Genève et se situe en bordure de l'Alpstein. La topographie vallonnée à préalpine exige des spécialistes ayant une connaissance du terrain.

Coûts matériels : 50’000 à 90’000 francs par an.

Indemnisation des dommages : 25’000 à 60’000 francs par an.

Investissement initial pour la protection des troupeaux : 200’000 à 350’000 francs. Investissement unique sur trois à cinq ans pour les zones périphériques de l'Alpstein : programmes de chiens de protection des troupeaux, clôtures mobiles, parcs de nuit.

Coûts totaux : 315’000 à 570’000 francs par an (brut).

Économies et contre-financement

Face à cela se dressent des économies : pas d'examens de chasse, pas d'administration des brevets, pas de planification des prélèvements, pas de surveillance cynégétique. Un seul loup tué inutilement coûte environ 35’000 francs à la collectivité. La reproduction compensatoire – le taux de reproduction artificiellement élevé par la pression de chasse – diminue dans les années qui suivent le changement de système.

Recettes supprimées

Avec l'abolition de la chasse de loisir disparaissent les taxes de brevet estimées à 120’000 à 200’000 francs par an. Face à cela s'opposent cependant les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice – accidents avec la faune, dommages dus à l'abroutissement causés par la chasse dans les forêts protectrices, charges administratives, interventions de police et judiciaires –, qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes ont disparu depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à temps plein font le même travail en mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une chasse régulatrice basée sur le jargon des chasseurs ou une « expérience de la nature » mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul des coûts complets montre : la chasse de milice coûte nettement plus au contribuable qu'elle ne rapporte (cf.« Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse » sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature.Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il a contribué à façonner a échoué dans les urnes (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association tessinoise des chasseurs a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir au parlement ont fait de la politique majoritairement contre les préoccupations environnementales. Quiconque prétend que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association tessinoise des chasseurs : 30 ans d'absurdités et Dossier coûts).

Les surcoûts nets devraient se situer entre 150'000 et 350'000 francs par an. En chiffres absolus modestes : 150'000 à 350'000 francs pour un canton avec un budget total d'environ 604 millions de francs (Comptes d'État 2024, AFF) (cf. Vérification des faits sur les mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).

7. Compatibilité avec le droit supérieur

L'initiative est conforme au droit fédéral. La même argumentation juridique que pour toutes les propositions cantonales précédentes s'applique : Art. 3 al. 1 LChP, les trois systèmes de chasse équivalents, plus de 50 ans de pratique incontestée à Genève. L'art. 7a LChP permet aux cantons la régulation préventive, mais ne les y oblige pas. L'initiative respecte l'unité de la matière.

8. Anticipation des objections prévisibles

« Appenzell est un canton rural – le modèle genevois ne convient pas ici »

Les faits : Genève a également d'importantes surfaces agricoles, de la viticulture et des forêts et est avec 282 km² même plus grand qu'Appenzell Rhodes-Extérieures (243 km²). La gestion professionnelle de la faune fonctionne là-bas depuis plus de 50 ans, y compris dans les communes à caractère rural. L'objection selon laquelle Genève serait « un canton urbain » ignore la réalité de l'arrière-pays genevois.

Formule communicative brève : « Genève a des vignobles, des champs et des forêts sur 282 km². Appenzell a des collines, des pâturages et des forêts sur 243 km². Genève le fait depuis 50 ans. »

« Les coûts par habitant sont trop élevés »

Les faits : Les coûts par habitant plus élevés sont une conséquence mathématique du faible nombre d'habitants, pas un signe d'inefficacité. En chiffres absolus, la gestion professionnelle de la faune à Appenzell Rhodes-Extérieures coûte moins d'un quart du budget genevois. Et Genève prouve que ces coûts sont un investissement qui se rentabilise plusieurs fois grâce à une biodiversité plus élevée, moins de dégâts de gibier et une gestion plus professionnelle (cf. Vérification des faits sur les mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).

Formule communicative brève : « Moins de 5 francs par personne et par an. C'est un café. Pour une protection professionnelle de la faune au lieu de la chasse de loisir. »

« 300 signatures c'est trop peu pour une initiative si ambitieuse »

Les faits : Le seuil de 300 signatures est ancré dans la constitution cantonale. Il vaut pour toute initiative populaire, indépendamment de la portée. La légitimation démocratique ne naît pas lors de la collecte de signatures, mais lors du vote, où tous les citoyens ayant le droit de vote participent à la décision. 300 signatures constituent le seuil pour qu'un objet soit soumis au vote. Le vote lui-même décide.

Formule communicative brève : « 300 signatures ouvrent la porte au vote. C'est là que le peuple décide. »

9. Résumé

Cette initiative donne à la population d'Appenzell Rhodes-Extérieures la possibilité de se prononcer pour une gestion moderne et basée sur les preuves de la faune. Avec seulement 300 signatures – le seuil le plus bas de Suisse – le chemin vers le vote est plus court que dans tout autre canton. La superficie est plus petite que celle de Genève, et le modèle genevois éprouvé montre que la protection professionnelle de la faune fonctionne aussi dans un paysage mixte avec agriculture et forêt.

Comité d'initiative « Pour une protection professionnelle de la faune »

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton)

Adresse de contact : [Adresse du comité]

Annexe : Documentation complémentaire

Modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Présentation exhaustive de la gestion de la faune genevoise depuis 1974.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien-ueber-die-auswirkung-der-jagd-auf-wildtiere-und-jaeger – Recueil d'études scientifiques sur l'autorégulation des populations d'animaux sauvages.

Chasse en Suisse : wildbeimwild.com/warum-die-hobby-jagd-in-der-schweiz-kein-naturschutz-ist – Vue d'ensemble continuellement actualisée de la politique cynégétique suisse.

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures : wildbeimwild.com – Psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'AR – Motivations, justifications et dynamiques sociales.

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd – Analyses des motivations, justifications et dynamiques sociales de la chasse de loisir.

Dossier loup : wildbeimwild.com/dossiers/wolf-in-der-schweiz-fakten-politik-und-die-grenzen-der-jagd – Développements actuels de la politique du loup en Suisse.

Animaux sauvages et prédateurs : wildbeimwild.com/category/wildtiere – Informations sur les animaux sauvages, les prédateurs et la coexistence entre l'homme et la faune sauvage.

Mythes cynégétiques : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen – Vérification des faits concernant les affirmations les plus fréquentes du lobby de la chasse de loisir.

Initiative populaire cantonale de Bâle-Ville : Texte-type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville.

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative à l'examen préalable de la chancellerie cantonale d'Appenzell Rhodes-Extérieures avant le début de la récolte de signatures. Pour que l'initiative aboutisse, 300 signatures valides sont requises. Aucun délai n'est prévu pour la récolte des signatures dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures. Les modalités de dépôt se conforment à la législation cantonale sur les droits politiques.

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire « Pour une protection professionnelle de la faune » – Canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures Document de travail interne – État mars 2026

Résumé

Appenzell Rhodes-Extérieures offre avec seulement 300 signatures requises l'obstacle le plus bas de Suisse pour une initiative populaire cantonale. Avec 243 km², le canton est plus petit que Genève. Le plus grand défi est le caractère rural du canton, qui nécessite une stratégie de campagne différente de celle des cantons urbains. L'argument le plus fort : si l'initiative arrive au vote dans les Appenzell et réussit, le modèle genevois peut être imposé partout.

1. Pourquoi Appenzell Rhodes-Extérieures ?

300 signatures. L'obstacle le plus bas de Suisse. En un seul samedi au marché hebdomadaire d'Herisau, plus de 50 signatures peuvent être récoltées avec une bonne organisation. En six samedis, l'initiative est déposée. Aucun autre canton n'offre un accès si accessible à la démocratie directe.

243 km² – plus petit que Genève. La comparaison des superficies réfute tout argument de « non-comparabilité ».

Chasse au permis = changement de système simple. Pas de contrats d'affermage, pas d'indemnisation communale.

Effet signal depuis l'espace rural. Un succès dans les Appenzell serait le signal le plus fort possible : si cela fonctionne ici, cela fonctionne partout.

2. Le défi particulier : canton rural

Contrairement à Bâle ou Zoug, Appenzell Rhodes-Extérieures n'est pas un canton urbain. La campagne doit donc être menée différemment :

Proximité agricole comme argument pour l'initiative. Les gestionnaires professionnels de la faune sont de meilleurs partenaires pour les agriculteurs que les chasseurs de loisir. Le canton met à disposition des clôtures électriques et des dispositifs d'effarouchement, les professionnels spécialisés réagissent plus rapidement et avec plus de compétence aux dégâts de gibier, et le conflit d'intérêts de la chasse de loisir (maintenir des effectifs élevés d'espèces chassables = plus de dégâts de gibier) disparaît.

Tonalité factuelle. Dans un petit canton où beaucoup se connaissent, la campagne doit rester factuelle. Les attaques personnelles contre les chasseurs de loisir seraient contre-productives. Le message doit être : il ne s'agit pas de s'opposer aux personnes, mais de défendre un meilleur système (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures).

Mettre l'accent sur Genève comme modèle rural. La plupart des gens associent Genève à la ville. En réalité, Genève dispose d'un arrière-pays étendu avec de l'agriculture. Cet aspect doit être fortement mis en avant dans la communication à Appenzell.

3. Stratégie de communication : Les trois messages centraux

«300 signatures. C'est tout ce qu'il faut pour voter sur la protection professionnelle de la faune.»

«Plus petit que Genève. Ce qui fonctionne là-bas depuis 50 ans fonctionnera d'autant mieux ici.»

«Professionnel au lieu d'amateur. Des spécialistes qui travaillent pour les agriculteurs, non pour leur plaisir de chasser.»

4. Analyse des adversaires

Les détenteurs de permis forment un petit groupe. Dans un canton de 55'000 habitants, chaque chasseur de loisir est connu personnellement. La campagne doit respecter ce fait et rester factuelle.

L'Union des paysans pourrait apparaître comme alliée ou comme adversaire. La réponse : la gestion professionnelle de la faune est meilleure pour les agriculteurs que la chasse de loisir, car le conflit d'intérêts disparaît et la prévention des dommages s'effectue de manière plus professionnelle.

L'argument de la tradition pèsera plus lourd à Appenzell qu'à Bâle ou Zoug. La réponse : en 1974, Genève aussi a voté contre la tradition. Et 90 pour cent des Genevois le referaient.

5. Calendrier

PhaseContenuDélai
Formation du comité & examen préliminaire du texteConsulter une juriste/un juriste ; recruter des membres du comité domiciliés à ARMois 1–3
Dépôt pour examen préliminaireChancellerie cantonale d'Appenzell Rhodes-ExtérieuresMois 3–4
Récolte de signatures300 signatures ; réalisable en quelques semainesMois 4–6
Contacts avec les partis & construction de coalitionContacts avec les partis et les associations de protection de la nature ; sonder l'Union des paysansMois 1–10
Débat au Grand ConseilAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois 8–14
Campagne de votationMobilisation finale, infographies, présence médiatiqueMois 14–20

6. Matériel de campagne

7. Sources complémentaires

Ce document est un texte type de l'IG Wild beim Wild. Il peut être librement utilisé par les militantes et militants, organisations ou comités d'initiative et adapté aux conditions du canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures.

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