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Droits des animaux

Le Parlement polonais vote pour l'interdiction des élevages de fourrure

Les défenseurs des droits des animaux espèrent une fin prochaine de ces établissements de souffrance animale.

Rédaction Wild beim Wild — 20 septembre 2020

Mi-septembre, le Sejm – la Chambre des députés du Parlement polonais – a voté à une large majorité de 365 voix contre 75 en faveur d'une modification de la loi sur la protection des animaux. Celle-ci interdit notamment l'élevage d'animaux dans les so-called fermes à fourrure.

La loi – qui a provoqué une crise gouvernementale après le vote – ne pourra entrer en vigueur qu'une fois adoptée par le Sénat et signée par le président. 77 % des députés ont voté en faveur d'une modification incluant l'interdiction de l'élevage d'animaux pour leur fourrure.

Le projet de loi «Cinq pour les animaux» proposait des mesures comprenant notamment :

  • Une interdiction de l'élevage pour la fourrure
  • Le renforcement du contrôle des conditions de vie des animaux
  • Une interdiction de l'utilisation des animaux à des fins de divertissement (par exemple dans les cirques)
  • Une interdiction de tenir les animaux enchaînés en permanence
  • La définition d'une taille minimale des cages
  • Une restriction des possibilités d'abattage rituel

« PETA et tous les amis des animaux du monde entier se réjouissent que la Chambre des députés du Parlement polonais ait voté à une écrasante majorité en faveur d'une modification de la loi sur la protection des animaux et donc d'une interdiction de l'élevage d'animaux dans des fermes à fourrure. La Pologne est le troisième plus grand producteur de fourrure au monde, après la Chine et le Danemark. Si le Sénat prend à son tour une décision aussi bienveillante et que le président signe la loi, des millions de visons, renards et chiens viverrins ne se verront plus arracher leur fourrure après avoir été contraints de passer des mois dans des cages grillagées minuscules et totalement insalubres. De plus, les fermes à fourrure sont de véritables foyers de multiplication d'agents pathogènes – et le COVID-19 a déjà pu se propager massivement dans plusieurs pays sur des élevages de visons. La décision des députés permettra ainsi de sauver des vies tant animales qu'humaines. »

Johanna Fuoss, chargée de mission de PETA Allemagne pour l'habillement et le textile

Chaque année, en Pologne, plus de 5 millions d'animaux sont tués pour leur fourrure tués. Espérons que cette cruauté prendra enfin fin.

C'est une grande victoire pour toutes les personnes impliquées dans la campagne.

Pays dotés d'une législation plus stricte sur les élevages de fourrure

Allemagne

En Allemagne, des réglementations plus strictes ont été adoptées en 2017 avec une période de transition de 5 ans. Cela rendra l'élevage de visons financièrement non rentable pour les éleveurs. Depuis la fondation de PETA Allemagne en 1994, nous avons sans cesse milité pour une interdiction nationale des élevages de fourrure. Nous avons rédigé des pétitions anti-fourrure, dénoncé la souffrance animale dans les élevages de fourrure, manifesté et publié des campagnes publicitaires avec des célébrités. Malheureusement, une interdiction globale des élevages de fourrure a échoué en raison de politiciens proches du monde économique au sein des groupes parlementaires de l'Union (CSU/CDU), qui ont bloqué pendant près d'un an et demi un projet de loi correspondant avant de le diluer à tel point que seules des conditions d'élevage plus strictes ont pu être mises en œuvre.

Italie

En Italie également, des lois plus strictes pour la protection des renards et des chinchillas ont été promulguées en 2008. Les animaux doivent désormais disposer d'un enclos avec un sol solide, ainsi que de nids, de jouets et d'eau pour nager. En raison de ces exigences, le dernier élevage de chinchillas d'Italie a fermé ses portes en 2012. Malheureusement, les visons sont toujours tués en Italie pour leur fourrure.

Suède

La loi suédoise sur la protection des animaux, adoptée en 1995, interdit d'enfermer les renards dans des cages. Les animaux doivent avoir la possibilité d'être actifs, de creuser et de se socialiser avec d'autres renards. Dès lors, les élevages de renards ne furent plus rentables et les derniers établissements fermèrent leurs portes.

Suisse

En Suisse, les obstacles pour les éleveurs de fourrure sont actuellement les plus élevés. La législation n'autorise la détention en captivité d'animaux sauvages que dans des conditions équivalentes à celles des zoos modernes. Cela a rendu les élevages de fourrure non rentables et les a contraints à fermer dans tout le pays.

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse nous rassemblons des vérifications des faits, des analyses et des reportages de fond.

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