Le lièvre des champs : il préfère gambader dans les jachères fleuries
Là où les terres agricoles sont fortement valorisées sur le plan écologique, le lièvre des champs et les oiseaux menacés s'y sentent à l'aise. C'est ce que montrent les recensements de longue date de la Station ornithologique suisse dans le Klettgau schaffhousois. La région est devenue un haut lieu de la biodiversité grâce à une étroite collaboration entre la protection de la nature et l'agriculture.
Là où les terres agricoles sont fortement valorisées sur le plan écologique, le lièvre des champs et les oiseaux menacés s'y sentent à l'aise. C'est ce que montrent les recensements de longue date de la Station ornithologique suisse dans le Klettgau schaffhousois. La région est devenue un haut lieu de la biodiversité grâce à une étroite collaboration entre la protection de la nature et l'agriculture.

Les lièvres des champs apprécient les zones présentant une forte proportion de surfaces écologiquement précieuses. En l'absence de jachères fleuries et d'éléments similaires, le lièvre des champs se fait rare, comme le montrent les recensements de longue date de la Station ornithologique dans le Klettgau schaffhousois.

Les jachères fleuries ne sont pas seulement un régal pour les yeux, elles offrent également un habitat à de nombreuses espèces animales et végétales.
Les jachères fleuries, clé de la biodiversité
Le coquelicot, le gaillet et la sauge des prés apportent des touches de rouge, de jaune et de violet. Les jachères fleuries et les prairies riches en espèces sont un régal non seulement pour les sens humains dans des paysages de production autrement monotones, mais la nature en profite également : là où les terres agricoles comptent de nombreuses jachères fleuries et d'autres habitats écologiquement précieux, les lièvres des champs, de nombreux autres animaux et plantes trouvent un foyer. C'est ce que montrent les recensements de longue date de la Station ornithologique de Sempach dans le Klettgau schaffhousois.
Ces différences sont particulièrement frappantes chez le lièvre brun : dans une région de grandes cultures du Klettgau fortement valorisée sur le plan écologique, avec une proportion élevée de surfaces de promotion de la biodiversité de grande valeur, la densité est d'environ 16 lièvres bruns par km2, soit 5 fois plus que la moyenne nationale. Dans une zone adjacente, où la proportion de surfaces écologiquement précieuses est bien plus faible, on ne compte en revanche que 2 lièvres bruns par km2, soit 8 fois moins. C'est ce que révèlent les comptages de lièvres bruns réalisés cette année.
Le Klettgau comme exemple de référence
«Nous savons donc où va le lièvre : vers les zones présentant une forte proportion de surfaces écologiquement précieuses, parmi lesquelles figurent notamment les jachères fleuries», résume Markus Jenny, qui suit le projet dans le Klettgau pour la Station ornithologique. Pratiquement tous les oiseaux nicheurs étudiés profitent également des valorisations écologiques. La densité du tarier pâtre et de la fauvette grisette, par exemple, est plus de 5 fois supérieure dans la zone fortement valorisée par rapport à la zone non valorisée, et le bruant proyer, pratiquement disparu, ne se rencontre plus que dans la zone valorisée.
Pour favoriser efficacement les lièvres bruns, les terres agricoles intensivement exploitées doivent comporter au moins 5 % de surfaces de promotion de la biodiversité de grande valeur, telles que des jachères fleuries, des prairies riches en espèces ou des haies. Dans la zone fortement valorisée du Klettgau, cette proportion atteint même 12 %, soit plus du double ! Et la nature le rend bien, comme le montrent éloquemment les comptages. Grâce aux 30 années de étroite collaboration entre la Station ornithologique, le canton et les agriculteurs, le Klettgau est aujourd'hui un exemple de référence. Markus Jenny en est convaincu : «Le Klettgau démontre de manière exemplaire que agriculture et écologie peuvent aller de pair.»
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