Le zoo de Zurich euthanasie son cinquième bébé éléphant depuis 2020
Au zoo de Zurich, un bébé éléphant est de nouveau mort. Le petit est venu au monde le 2 juin 2026, mais ne parvenait pas à suffisamment porter sur ses pattes arrière et restait couché malgré plusieurs tentatives. Le zoo a alors décidé d'euthanasier l'animal dans l'intérêt de son bien-être.
Image symbolique
C'est déjà le cinquième éléphanteau depuis 2020 qui n'a pas survécu au zoo de Zurich.
Parmi eux figurent des animaux morts peu après la naissance en raison de malformations, l'un d'eux ayant vraisemblablement été piétiné à mort dans le troupeau, ainsi que le jeune Zali, qui a péri en septembre 2025 d'une torsion de l'intestin après une blessure à la patte survenue en jouant. À cela se sont ajoutés en 2022 trois autres éléphants, qui ont succombé au virus de l'herpès endothéliotrope de l'éléphant (EEHV).
Le directeur du zoo, Severin Dressen, reconnaît que la situation est «frustrante», mais ne voit aucun lien de causalité entre les décès. Les cas seraient des cas isolés sans schéma identifiable.
Une organisation de protection animale exige des conséquences
La Fondation Franz Weber ne qualifie pas ces décès répétés de cas isolés regrettables, mais y voit la preuve que la détention en zoo ne répond fondamentalement pas aux besoins des éléphants. L'organisation exige le retrait immédiat du zoo de Zurich du programme d'élevage européen, la fin des transferts entre zoos ainsi qu'à long terme la fermeture de l'installation pour éléphants.
Commentaire de la rédaction IG Wild beim Wild
La série de décès au zoo de Zurich soulève des questions fondamentales sur la détention d'animaux sauvages en captivité. Les éléphants sont des êtres sociaux hautement intelligents qui, dans la nature, parcourent quotidiennement des dizaines de kilomètres et vivent au sein de structures familiales complexes. Une installation de zoo, aussi généreusement conçue soit-elle, ne peut structurellement pas répondre à ces besoins d'espace et de socialisation. Que le directeur du zoo Dressen qualifie l'échec de l'élevage de «partie de la nature» tout en déclarant le mode de détention inattaquable est révélateur : on ne se demande pas si les éléphants devraient être détenus en captivité, mais seulement comment optimiser le système existant.
La Fondation Franz Weber en tire la juste conséquence. Quiconque prend au sérieux le bien-être animal doit se poser la question de savoir s'il est éthiquement justifiable de détenir des animaux sauvages dans des zoos. Et pour le zoo de Zurich, qui aime se présenter comme un établissement exemplaire, cette question est plus que légitime après le cinquième décès d'éléphant en six ans.
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