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Éducation

Comment les animaux sauvages survivent à l'hiver sous la neige

La neige est à la fois une protection et un danger pour les animaux sauvages. Comment les chevreuils, les cerfs et les lagopèdes traversent la saison froide. Évitez de les déranger.

Rédaction Wild beim Wild — 11 février 2021

Que la neige n'est pas toujours la même neige, ce sont surtout les Inuits qui le savent.

La neige poudreuse s'appelle chez eux «tlapa», laneige croûtée «Tlacringit» et la neige mouillée «Tlayinq». Les Inuits du Nunavik, au Canada, possèdent 53 mots pour désigner les formes les plus variées de neige. Pour eux, la connaissance de la neige est une question de survie. Pour les animaux sauvages aussi, c'est une question de vie ou de mort que de savoir si de la neige poudreuse ou de gros flocons mouillés tombent du ciel. Tandis que la neige poudreuse réchauffe le corps comme une douce couette, les flocons mouillés s'abattent sur les animaux comme un linceul. Une fois le pelage trempé, la mort par le froid est imminente. Les animaux sauvages malades ou en sous-poids n'ont pratiquement aucune chance de survie. Pourtant, les animaux sauvages ont développé de nombreuses stratégies pour bien passer l'hiver.

Avec l'arrivée de l'hiver, une période difficile commence pour les animaux sauvages. Sous une épaisse couche de neige et de glace, la nourriture, déjà rare, est devenue inaccessible. Lorsque la neige est verglacée, ils ne trouvent presque plus rien à manger. Les herbivores comme les chevreuils et les cerfs rouges ralentissent alors leur métabolisme. La panse des ruminants contient désormais 60 % de nourriture en moins qu'en automne. Les herbes, les plantes, les glands et les châtaignes sont difficiles à trouver ; un système digestif réduit est alors la solution idéale. Les animaux restent immobiles dans le paysage et vivent sur leurs réserves d'énergie. Lorsque la neige est épaisse, les chevreuils et les cerfs évitent encore davantage tout mouvement inutile. Qui ne bouge pas consomme moins de calories. Chaque fuite représente une dépense calorique imprévue qui ne peut pas être pleinement compensée par la nourriture disponible en hiver.

Chez la famille sanglier, les câlins protègent du froid. Les marcassins sont désormais serrés les uns contre les autres dans ce qu'on appelle le nid de portée. Ces minuscules créatures ne pèsent que quelques centaines de grammes et leur sous-poil n'est pas encore suffisamment développé. Dans le nid de portée, ils profitent de la chaleur corporelle de leurs frères et sœurs. Le moindre dérangement peut entraîner une hypothermie mortelle. C'est pourquoi la laie – la femelle du sanglier – veille à ce que personne ne s'approche trop près de ses petits.

D'autres animaux sauvages, comme le lièvre des champs et le cygne chanteur, se laissent délibérément «recouvrir» par la neige poudreuse et réchauffante. À l'image des peuples du cercle polaire, ils vivent avec la neige et tirent parti des bienfaits de ce manteau blanc. En revanche, la pluie verglaçante et les gros flocons rendent leur survie difficile.

Il existe aussi des animaux sauvages qui «savourent l'hiver» : la loutre de rivière, avec sa dense fourrure composée de plus de cent millions de poils, est parfaitement adaptée au froid. Le renard, quant à lui, se soucie peu des rigueurs hivernales. Il plonge la tête la première dans la neige pour chasser les souris et en extrait de belles proies bien dodues, repérées grâce à son ouïe fine. Tant qu'il peut trouver des souris sous la couche de neige, ce monde hivernal féerique lui convient parfaitement.

Alors que la plupart des mammifères ralentissent le rythme et abordent leur quotidien avec plus de sérénité, la musaraigne, elle, donne sa pleine mesure en hiver. Sous le manteau neigeux, cet insectivore est extrêmement actif. Des coléoptères bien gras et autres insectes, quasi immobiles dans le sol, constituent des proies faciles pour ce petit animal agile.

Les jeunes reines des bourdons, quant à elles, dorment sous d'épais coussins de mousse dans la terre. Un «antigel» qu'elles produisent elles-mêmes les protège du froid le plus vif, jusqu'à moins 19 °C. De plus, les reines ont constitué des réserves de graisse pour l'hiver et rempli leur poche à miel interne. Son contenu représente le carburant nécessaire au premier vol à la fin de l'hiver.

Les amphibiens entrent en état de torpeur lorsque les températures sont glaciales. Ils doivent hiverner dans des endroits aussi exempts de gel que possible : les crapauds dans les tas de compost, les grenouilles de mare dans des étangs d'au moins 4 mètres de profondeur. Sinon, ils ne survivent pas au gel. Les poissons réduisent leur activité en hiver et profitent de l'anomalie de l'eau. L'eau atteint sa densité maximale à 4° Celsius et est alors la plus lourde. Les zones inférieures d'un lac sont donc toujours à 4° Celsius, du moins lorsque le lac a une certaine profondeur (< 1m). C'est dans ces zones que les poissons se retirent pour hiverner.

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse nous rassemblons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.

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