Suivi des loups en Valais
Le Service de la chasse, de la pêche et de la faune (SCPF) a établi un bilan de la présence du loup en Valais pour la période allant du 1er janvier au 31 octobre 2018. Durant cette période, neuf loups différents ont été identifiés dans le canton dans le cadre du suivi des loups, dont quatre nouveaux individus. Durant la même période, le canton a également enregistré
Le Service de la chasse, de la pêche et de la faune (SCPF) a établi un bilan de la présence du loup en Valais pour la période allant du 1er janvier au 31 octobre 2018. Durant cette période, neuf loups différents ont été identifiés dans le canton dans le cadre du suivi des loups, dont quatre nouveaux individus. Durant la même période, 269 animaux de rente ont été tués dans le canton. Aucune reproduction n'a pu être constatée jusqu'à fin octobre 2018 malgré un suivi intensif, qui est encore en cours actuellement. Seulement neuf loups vivent en Valais – pourtant le nombre de moutons et de chèvres tués est plus élevé qu'ailleurs en Suisse. Cela démontre que le problème du loup en Suisse est avant tout un problème valaisan.
269 animaux de rente tués
Dans le Haut-Valais, entre le 1er janvier et le 31 octobre 2018, 79 animaux de rente (moutons) ont été tués dans les alpages et 26 sur les pâturages de printemps et d'automne. Dans le Valais central, 91 moutons ont été tués dans les alpages et 17 sur les pâturages de printemps et d'automne. Dans le Bas-Valais, 56 moutons ont été tués dans les alpages.
Le service cantonal de l'agriculture, responsable de la protection des troupeaux, a évalué la situation en matière de protection des troupeaux et conseillé les détenteurs d'animaux de rente. Les rapports de ce service spécialisé dans la protection des troupeaux indiquent que 98 animaux de rente ont été tués dans des situations protégées, 70 dans des situations dites non protégeables et 101 dans des situations non protégées.
Cela représente une forte augmentation par rapport à la même période de l'année précédente, où le nombre de moutons tués s'élevait à 46.
118'450 francs de dommages
Les dommages évalués à ce jour liés aux attaques, y compris les frais vétérinaires engagés, s'élèvent à 118'450 francs. De ce montant, 61'250 francs concernent le Haut-Valais et 57'200 francs le Bas-Valais. La Confédération prend en charge 80 pour cent du montant des dommages versés. Comme mentionné précédemment, 63,5 pour cent de l'ensemble des dommages concernent des animaux de rente non protégés (37,5 pour cent) ou non protégeables (26 pour cent).
Monitoring du loup : Dommages à la faune sauvage
Parmi les animaux sauvages, ce sont principalement les cerfs et les chevreuils qui ont été victimes d'attaques dans les différentes régions, ainsi que des chamois dans certaines zones. Le nombre d'attaques recensées (37) n'est toutefois pas représentatif, car une grande partie des animaux sauvages tués en hiver reste non découverte dans les zones inaccessibles, les jeunes animaux sont entièrement consommés durant la période de mise bas, ou les carcasses sont exploitées par d'autres charognards et ne peuvent donc pas être recensées. Les gardes-faune ont cependant pu constater, comme l'année précédente, des déplacements inhabituels du gibier à sabots ainsi que la présence de grands prédateurs à leur suite dans différentes zones. Cela peut avoir un impact négatif sur la fonction protectrice des réserves de chasse ainsi que sur les résultats de la chasse. L'influence réelle de la présence du loup se fait sentir dans les zones où celle-ci est permanente. Une évaluation fiable ne sera possible qu'à moyen terme.
Monitoring du loup : Dommages à la faune sauvage
Dans le canton, neuf loups différents ont été identifiés en 2018 grâce aux analyses ADN. Aux loups M59, M73, M82, M88, M89, F24 et F28, déjà communiqués précédemment, s'ajoutent désormais les deux louves F40 dans le Val d'Illiez et F41 dans le Val d'Entremont. Ces deux louves ont été détectées pour la première fois en Suisse fin novembre 2018. Ainsi, en 2018, cinq loups connus et quatre nouveaux loups ont été formellement identifiés.
Fin octobre et début novembre, le service a détecté pour la première fois cette année, sur deux pièges photographiques dans la région du Vallon de Réchy, respectivement trois et quatre loups simultanément. Il ne s'agit pas de jeunes loups nés cette année. La composition exacte de ce groupe et s'il constitue une meute au sens de la définition figurant à l'annexe 4 du concept Loup Suisse sera déterminée par le monitoring au cours des prochains mois. Outre la région d'Augstbord et le Valais central entre Anniviers et le Val de Dix, une louve et un loup ont également été confirmés dans le Val d'Entremont au cours de l'année. Il est donc probable que des meutes se forment l'année prochaine dans ces parties du canton et que de nouvelles reproductions aient lieu.
Autorisations de tir non exécutées
Les deux autorisations de tir délivrées début septembre pour le Haut- et le Valais central, fondées sur les dispositions de la législation fédérale sur la chasse, n'ont pas pu être mises en œuvre malgré l'implication des chasseurs durant la chasse principale. Les loups ont certes été aperçus à plusieurs reprises par des chasseurs lors de la chasse, mais en dehors des périmètres définis pour le tir conformément à la législation en vigueur. À l'issue de la chasse principale, la plupart des animaux de rente ont été redescendus des alpages, de sorte que les autorisations sur ces alpages n'ont plus pu être exécutées, faute de potentiel de dommages.
Charge de travail
Pour les mois de janvier à fin octobre 2018, la garde de la faune a consacré 3 180 heures de travail aux constatations de prédation, au monitoring et aux autorisations de tir. La majeure partie de ces heures est liée à l'enregistrement des événements de prédation et à l'établissement des documents requis dans le cadre de la procédure d'indemnisation. Pour le traitement administratif des dossiers liés au loup, y compris la communication, les collaborateurs spécialisés du service ont consacré plus de 600 heures de travail.
Conseil en protection des troupeaux
Le conseil cantonal en protection des troupeaux conseille et soutient les agriculteurs dans la situation délicate liée aux grands prédateurs. En 2018, 114 consultations spécifiques ont été réalisées sur des alpages et dans des exploitations de plaine. Ces consultations ont porté sur la coordination, l'assistance technique sur place et l'introduction de mesures praticables à moyen & long terme, orientées vers des solutions, dans les exploitations de plaine et d'alpage concernées. La charge de travail du conseil en protection des troupeaux s'élève pour 2018 à environ 2 100 heures de travail.
Les mesures de protection des troupeaux mises en place par les agriculteurs dans les régions concernées ont contribué à une protection adéquate des animaux de rente. Le service de l'agriculture a renouvelé et renforcé sa collaboration avec Herdenschutz GmbH par un mandat de trois ans.
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