Initiative populaire cantonale – Canton de Saint-Gall

« Pour la protection professionnelle de la faune sauvage »
Initiative constitutionnelle sous la forme du projet finalisé
Conformément à l'article 43 de la Constitution du canton de Saint-Gall du 10 juin 2001 et à la loi sur le référendum et l'initiative populaire
Soumis par le Comité d'initiative [Date de soumission]
Texte d'initiative
Les soussignés, qui ont le droit de voter dans le canton de Saint-Gall, soumettent l'initiative constitutionnelle suivante :
La Constitution du canton de Saint-Gall du 10 juin 2001 est complétée par les articles suivants :
Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune
1. La chasse par des particuliers (chasse rurale, chasse de loisir) est interdite sur l'ensemble du territoire du canton de Saint-Gall.
2 La protection, les soins et, le cas échéant, la réglementation des animaux sauvages relèvent de la seule responsabilité des gestionnaires de la faune sauvage formés professionnellement et employés par le canton.
3. Le tir sur les animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de contrôle des risques ont été épuisées ou sont insuffisantes. Il requiert l'autorisation préalable de la Commission de la faune.
4. Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentants des organisations de protection des animaux et de la nature, de la communauté scientifique et des autorités compétentes. Cette commission supervise la gestion de la faune sauvage et décide des mesures réglementaires.
5 Le canton favorise la régulation naturelle des populations fauniques, la mise en réseau des habitats et la coexistence des humains et de la faune sauvage.
6. D'autres détails sont régis par la loi.
Art. [nouveau] Protection des espèces sauvages menacées et protégées
1 Le canton renonce aux demandes de contrôle préventif des populations d’espèces animales sauvages protégées en vertu de la Loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et des oiseaux sauvages, en particulier le loup, le lynx, l’ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l’aigle royal, le harle bièvre et d’autres espèces protégées par la loi fédérale.
2 Il se concentre sur la promotion de la coexistence des humains et des animaux sauvages, la prévention passive des dommages, l'amélioration écologique des habitats et le suivi scientifique de la présence de la faune sauvage.
Trois mesures contre les animaux sauvages présentant un danger immédiat et important pour l'homme restent réservées. Ces mesures doivent être réduites au minimum et mises en œuvre par l'autorité cantonale compétente.
4 Le canton promeut activement la protection et la conservation des espèces sauvages menacées dans le cadre de la coopération intercantonale et auprès du gouvernement fédéral.
disposition transitoire
1 Le gouvernement publiera les règlements d’application nécessaires dans un délai de deux ans à compter de l’adoption de cet amendement constitutionnel.
2. Les permis de chasse en vigueur expirent dès l’entrée en vigueur du règlement d’application. Les frais de permis déjà acquittés pour la saison de chasse actuelle seront remboursés au prorata.
3 Le gouvernement veillera à la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la période de transition.
Explications
1. Situation initiale
Dans le canton de Saint-Gall, le cinquième plus grand canton de Suisse avec environ 520 000 habitants répartis sur 2 026 km², la chasse récréative est un système qui ne sert ni la conservation des espèces ni une gestion moderne de la faune sauvage. Il s’agit d’une activité de loisir sanglante pratiquée au détriment d’êtres sensibles, légitimée par des discours dépassés qui ne résistent pas à l’analyse scientifique. L’affirmation selon laquelle l’équilibre écologique s’effondrerait sans la chasse récréative est empiriquement réfutée depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (voir le dossier complet sur l’interdiction de la chasse à Genève sur wildbeimwild.com ).
À Saint-Gall, la chasse de loisir est organisée selon un système territorial. Les particuliers obtiennent un permis de chasse cantonal et chassent sans obligation territoriale fixe. Contrairement à une idée répandue, les titulaires de permis n'assument aucune responsabilité écologique, mais agissent dans le cadre des plans cantonaux de régulation, qui privilégient les intérêts de la sylviculture et de l'agriculture (voir l'article sur la psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Saint-Gall et l' analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com ).
Parallèlement, de plus en plus d'espèces sauvages protégées subissent une pression croissante au niveau fédéral. La révision de la loi sur la chasse en décembre 2022 a introduit une gestion préventive du loup. Depuis février 2025, le castor peut être abattu sur demande du canton. La pression politique sur d'autres espèces, comme le lynx, la loutre et le harle bièvre, ne cesse de croître. Le canton de Saint-Gall abrite une faune sauvage diversifiée : le loup a été recensé dans les monts Churfirsten et Alpstein. L'aigle royal niche dans l'Alpstein. Le lynx est présent dans les Préalpes. Le castor peuple le Rhin, la Thur, la Sitter et leurs affluents. La rive sud du lac de Constance et les zones humides de la vallée du Rhin constituent des habitats pour la sauvagine d'importance suprarégionale (voir l' analyse de la politique de chasse et de la politique relative au loup sur wildbeimwild.com ).
Le canton de Saint-Gall a l'opportunité d'envoyer un signal clair : non seulement en faveur d'une protection professionnelle de la faune sauvage au lieu de la chasse de loisir, mais aussi en faveur d'une protection constante des espèces sauvages menacées au niveau cantonal.
2. Le modèle : Canton de Genève
Le 19 mai 1974, environ deux tiers des électeurs du canton de Genève votèrent pour l'abolition de la chasse de loisir pratiquée par des chasseurs bénévoles. Avant cette interdiction, le gros gibier avait pratiquement disparu du canton : les cerfs et les sangliers avaient disparu depuis des décennies, et il ne restait que quelques dizaines de chevreuils. Quelque 300 chasseurs de loisir relâchaient un grand nombre de faisans, de perdrix et de lièvres pour la chasse de loisir.
Les enseignements tirés depuis l'interdiction de la chasse récréative sont clairs :
La biodiversité a considérablement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants est passé de quelques centaines à environ 30 000. Genève abrite désormais la plus grande population de lièvres bruns et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.
La population de cerfs s'est stabilisée à un niveau satisfaisant, grâce à un abattage annuel ciblé de seulement 20 à 36 animaux effectué par des gardes-chasse professionnels. La densité de population est compatible avec la superficie forestière.
Lors d'un nouveau référendum organisé en 2005, 90 % des Genevois se sont prononcés en faveur du maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une motion visant à rétablir cette interdiction a été rejetée par le Parlement cantonal par 70 voix contre 7.
Le coût total de la gestion professionnelle de la faune sauvage à Genève s'élève à environ 1,2 million de francs suisses par an, répartis comme suit : environ 600 000 francs pour le personnel (soit environ trois postes à temps plein, répartis entre une douzaine d'agents environnementaux), 250 000 francs pour la prévention et 350 000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela représente environ 2,40 francs par habitant et par an.
Gottlieb Dandliker, inspecteur de la faune sauvage de Genève chargé de la gestion de la faune depuis 2001, décrit l'interdiction de la chasse récréative comme l'option la plus avantageuse financièrement pour le canton. Une explication détaillée est disponible dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com .
L'efficacité du modèle genevois est manifeste lorsqu'on la compare directement : un garde-chasse professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et d'un maximum de 2 cartouches pour l'abattage sanitaire d'un sanglier. Un chasseur amateur du canton de Zurich a besoin de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches pour la même tâche. La densité de lièvres bruns à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), tandis que dans le canton de Zurich, elle n'est que de 1,0 pour 100 hectares (voir la vérification des faits du gouvernement cantonal de Zurich ).
3. Le concept : La gestion professionnelle du gibier plutôt que la chasse de loisir
Cette initiative ne remplace pas la chasse récréative par un vide, mais plutôt par une gestion professionnelle de la faune sauvage inspirée du modèle des gardes-chasse. Ce modèle repose sur les principes suivants :
Expertise, non loisirs. Les gestionnaires de la faune sauvage professionnels travaillent selon des principes scientifiques, avec une formation en biologie et dans le cadre d'un mandat de service cantonal. Leur objectif est la préservation de populations fauniques saines, et non la maximisation des quotas de chasse (voir l' analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com ).
Le principe du dernier recours s'applique. Le tir n'est autorisé qu'après épuisement de toutes les mesures non létales. Celles-ci comprennent les clôtures électriques, les dispositifs de dissuasion, la gestion de l'habitat, la relocalisation, les répulsifs olfactifs et les mesures de protection structurelles. À Genève, les arbres fruitiers sont protégés par des filets. Le canton fournit aux agriculteurs des clôtures électriques pour lutter contre les sangliers.
Un contrôle démocratique est instauré par une commission de la faune sauvage. Cette commission indépendante empêche les pressions politiques d'affaiblir la gestion de la faune. L'initiative inscrit l'obligation de permis dans la constitution.
L’autorégulation naturelle comme principe directeur. L’expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques démontrent que les populations d’animaux sauvages s’autorégulent dans la plupart des cas. La chasse récréative perturbe ce processus naturel en détruisant les structures sociales, en augmentant artificiellement les taux de reproduction et en modifiant les schémas migratoires.
4. Pourquoi Saint-Gall ?
Le canton de Saint-Gall se prête particulièrement bien à la mise en place d'une protection professionnelle de la faune sauvage pour plusieurs raisons :
Saint-Gall est le canton le plus riche en faune sauvage de Suisse orientale. Il réunit le lac de Constance, la vallée du Rhin, le Plateau suisse et les Alpes (Alpstein, Churfirsten, Sarganserland) au sein d'un même canton. L'aigle royal niche dans l'Alpstein. La présence du loup a été constatée dans les Churfirsten. Le lynx est présent dans les Préalpes. Le castor peuple le Rhin, la Thur et la Sitter. La rive sud du lac de Constance et les zones humides de la vallée du Rhin constituent des habitats pour la sauvagine d'importance suprarégionale. Cette diversité fait de Saint-Gall un terrain d'étude idéal pour la gestion professionnelle de la faune sauvage (voir wildbeimwild.com pour plus d'informations sur les prédateurs ).
Parallèlement au lac de Constance , Saint-Gall, à l'instar de Thurgovie, bénéficie également de l'exemple du lac de Constance : sur le lac Léman, l'interdiction de la chasse de loisir a permis d'accroître la population d'oiseaux d'eau de cent à 30 000 individus. La rive sud du lac de Constance et les zones humides de la vallée du Rhin présentent un potentiel similaire. La clause de protection des espèces garantit notamment le harle bièvre et d'autres espèces d'oiseaux d'eau.
Politique relative au loup dans les massifs de l'Alpstein et du Churfirsten. La présence du loup a été confirmée à Saint-Gall. Les abattages controversés de loups ont politisé le débat. Cette initiative propose une solution conforme à la Constitution : une gestion professionnelle de la faune sauvage plutôt que des abattages à motivation politique (voir la politique relative au loup sur wildbeimwild.com ).
4 000 signatures. Avec 520 000 habitants, 4 000 signatures représentent moins de 1 % de la population. La collecte de signatures est possible à Saint-Gall, Rapperswil-Jona, Wil, Buchs, Rorschach et Gossau (voir wildbeimwild.com pour plus d’informations sur la faune sauvage en milieu urbain ).
Des castors sur le Rhin, la Thur et la Sitter. Leur présence a été recensée sur plusieurs cours d'eau du canton de Saint-Gall. À partir de février 2025, leur abattage sera autorisé dans toute la Suisse sur demande auprès du canton. Cette mesure vise à protéger le castor dans le canton.
Chasse territoriale = un simple changement de système. Pas de contrats de location, pas de compensation municipale. Les permis existants expirent et les frais déjà payés seront remboursés au prorata.
Un signal fort pour la Suisse orientale. Saint-Gall est le plus grand canton de Suisse orientale. Un succès ici enverrait un signal fort à toute la région (TG, AR, AI, SH, GL).
5. Concernant le texte d'initiative
Paragraphe 1 – Interdiction de la chasse récréative
L’interdiction de la chasse privée dans certaines zones de chasse est au cœur de cette initiative. Elle s’inspire du modèle genevois. La compétence cantonale en la matière est incontestable : la Loi fédérale sur la chasse (LFC) confie explicitement aux cantons l’organisation des opérations de chasse (art. 3, al. 1 LFC). Les trois systèmes de chasse en Suisse – chasse avec permis, chasse privée et chasse communale – sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse communale conformément à la loi fédérale depuis 1974.
Paragraphe 2 – Gestion professionnelle de la faune
Au lieu de chasseurs amateurs, ce sont des gestionnaires de la faune sauvage, formés et employés par le gouvernement cantonal, qui prennent en charge toutes les tâches. Ce système a fait ses preuves à Genève depuis plus de 50 ans.
Paragraphe 3 – Le recours aux armes à feu en dernier ressort
L'abattage sélectif n'est pas la règle, mais l'exception. Les mesures passives sont privilégiées. À Genève, environ 250 sangliers sont abattus chaque année par les gardes-chasse (selon les statistiques de chasse de l'Office fédéral de l'environnement), principalement des jeunes animaux, les femelles dominantes étant expressément épargnées.
Paragraphe 4 – Commission de la faune
La commission indépendante sur la faune sauvage s'inspire du système de Genève. Elle garantit que les organisations de protection des animaux et de la nature soient entendues et empêche le gouvernement d'accorder unilatéralement des dérogations. L'implication de scientifiques garantit des décisions fondées sur des preuves (voir wildbeimwild.com/jagd-fakten ).
Paragraphe 5 – Régulation naturelle et coexistence
À Saint-Gall, la promotion de la coexistence comprend notamment la sécurisation et la mise en réseau des corridors fauniques le long du Rhin, de la Thur et de la Sitter, l’amélioration écologique du Rheintaler Riet et des rives du lac de Constance, et l’éducation de la population sur la manière de se comporter envers les animaux sauvages (voir wildbeimwild.com sur les animaux sauvages dans les zones habitées ).
dispositions transitoires
Ce délai de deux ans donne au gouvernement le temps nécessaire pour élaborer la loi d'application, recruter des gestionnaires de la faune professionnels et mettre en place la commission de la faune. L'Office de la nature, de la chasse et de la pêche (ANJF) existant peut servir de base institutionnelle.
6. Concernant le deuxième article : Protection des espèces sauvages menacées et protégées
Le deuxième article est particulièrement pertinent pour Saint-Gall. La présence du loup a été constatée dans les monts Churfirsten et Alpstein. L'aigle royal niche dans l'Alpstein. Le lynx est présent dans les Préalpes. Le castor peuple le Rhin, la Thur et la Sitter. La rive sud du lac de Constance et les zones humides du Rheintaler Riet constituent des habitats pour la sauvagine d'importance suprarégionale. L'emploi du terme « en particulier » vise à faire référence à la législation fédérale et à protéger les espèces susceptibles de revenir, notamment la loutre (voir la politique relative au loup sur wildbeimwild.com ).
7. Incidences financières : Budget concret pour Saint-Gall
Le budget de référence de Genève
À Genève, qui avec ses 282 km² est environ sept fois plus petite que Saint-Gall et compte environ 500 000 habitants, le coût total de la gestion professionnelle de la faune sauvage s'élève à environ 1,2 million de francs suisses par an : environ 600 000 francs suisses pour le personnel, environ 250 000 francs suisses pour la prévention et environ 350 000 francs suisses pour l'indemnisation des dommages.
Prévisions prudentes pour Saint-Gall
Pour Saint-Gall, d'une superficie de 2 026 km² et comptant environ 520 000 habitants, l'estimation des coûts suivante, volontairement prudente, a été calculée. Cette estimation, bien que généreuse, tient compte des coûts supplémentaires liés au milieu alpin, qui ne s'appliquent pas à Genève :
Coûts de personnel : de 960 000 à 1 680 000 CHF par an. Huit à douze postes à temps plein sont nécessaires. Un poste à temps plein dans la fonction publique cantonale coûte environ 120 000 à 140 000 CHF par an, cotisations sociales et avantages sociaux compris. Saint-Gall est sept fois plus grande que Genève et présente un relief accidenté : les régions de l’Alpstein, du Churfirsten et du Sarganserland requièrent des spécialistes ayant une expérience du milieu alpin.
Coûts d'exploitation : de 200 000 à 350 000 francs suisses par an. Ils comprennent l'équipement, les véhicules, les dispositifs de dissuasion, l'infrastructure de surveillance (pièges photographiques, émetteurs GPS), les mesures de protection structurelle, les clôtures électriques et les relations publiques. Ces coûts sont plus élevés en zone alpine qu'en plaine.
Indemnisation pour dommages : de 150 000 à 300 000 francs suisses par an. Elle couvre principalement les dégâts causés par les sangliers en agriculture, le broutage en forêt, les dégâts causés par les castors aux cours d’eau et les attaques de loups. L’estimation la plus élevée tient compte d’une éventuelle augmentation de la population de loups.
Investissement initial pour la protection du bétail : de 500 000 à 1 000 000 de francs suisses. Dans les trois à cinq ans suivant la réforme, un investissement initial unique est nécessaire pour les infrastructures de protection du bétail dans les régions de Churfirsten et de Sarganserland : programmes de chiens de protection des troupeaux, clôtures mobiles, enclos nocturnes et formation des bergers. Cet investissement, non renouvelable, sera amorti sur une période de trois à cinq ans.
Coût total : de 1 310 000 à 2 330 000 CHF par an (brut). Cela correspond à environ 2,50 à 4,50 CHF par habitant et par an.
Gestion de la transition du cerf élaphe
Le cerf élaphe est présent en grand nombre dans les Alpes de Saint-Gall. Dans les premières années suivant la modification de la gestion de la chasse, une gestion transitoire ciblée est nécessaire car la reproduction compensatoire – l’augmentation artificielle du taux de reproduction due à la pression de chasse – ne se résorbe qu’après plusieurs années. La littérature scientifique confirme clairement cet effet : une forte pression de chasse entraîne une maturité sexuelle plus précoce, des portées plus importantes et un taux de survie plus élevé chez les jeunes. Après la suppression de la pression de chasse, le taux de reproduction se normalise en trois à cinq ans. Cette gestion transitoire est déjà prise en compte dans les chiffres de population plus élevés (voir les études sur wildbeimwild.com ).
Économies et coûts compensatoires
Cette situation est compensée par des économies considérables : le canton n’aura plus à administrer les examens de chasse, à délivrer et gérer les permis de chasse, à établir des quotas de chasse ni à organiser le personnel de la faune. Une partie des ressources actuellement allouées à ces tâches au sein de l’Office de la nature, de la chasse et de la pêche pourra être réaffectée. S’ajoutent à cela les coûts actuellement engendrés par les abattages sélectifs de loups : un seul loup abattu inutilement coûte aux contribuables environ 35 000 francs suisses (déploiements d’hélicoptères, coordination, procédures judiciaires). Avec plusieurs abattages par an, la facture grimpe rapidement.
Perte de revenus
Avec l'abolition de la chasse de loisir, les revenus locatifs des terrains de chasse, estimés entre 600 000 et 900 000 francs suisses par an, disparaîtront. Toutefois, cette perte est compensée par les coûts externes, jamais comptabilisés, de la chasse bénévole : collisions avec la faune sauvage, dégâts causés par le broutage dans les forêts protégées, frais administratifs, interventions policières et judiciaires, autant de dépenses qui représentent plusieurs fois ces revenus. Dans le canton de Genève, ces revenus sont perdus depuis 1974, sans que cela n'ait engendré de difficultés financières : avant l'interdiction de la chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs ; aujourd'hui, trois postes à temps plein permettent d'effectuer le même travail plus efficacement. L'abattage sanitaire et thérapeutique pratiqué par les gardes-chasse professionnels est bien différent de la chasse réglementée, fondée sur les récits fantaisistes des chasseurs ou sur une « expérience de la nature » illusoire. Une analyse complète des coûts montre que la chasse bénévole coûte aux contribuables bien plus qu'elle ne rapporte (voir « Le véritable coût de la chasse de loisir en Suisse » sur wildbeimwild.com ).
Les chasseurs amateurs en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir s'oppose systématiquement aux efforts de protection de la biodiversité et des espèces. En 2024, ils ont voté contre l'initiative en faveur de la biodiversité (63 % des voix). En 2020, la loi sur la chasse qu'ils ont contribué à élaborer a été rejetée par référendum (51,9 % des voix). En 2016, l'Association de chasse du Tessin a fait obstacle à la création du Parc national Adula. Durant la législature 2015-2019, les chasseurs amateurs au Parlement ont majoritairement voté contre les questions environnementales . Quiconque prétend que les chasseurs amateurs sont des défenseurs de l'environnement ignore leurs votes antérieurs (voir le dossier « Association de chasse du Tessin : 30 ans d'absurdités et de coûts » ).
Les coûts supplémentaires nets devraient se situer entre 800 000 et 1 500 000 francs suisses par an , soit environ 1,55 à 2,90 francs par habitant . Même en étant optimiste, cela représente moins que le prix d’un café par personne et par an. Pour un canton dont le budget total avoisine les 5,3 milliards de francs (comptes cantonaux 2024, Administration fédérale des finances), cela représente moins de 0,03 % (voir la vérification des faits concernant les idées reçues sur la chasse sur wildbeimwild.com ).
8. Compatibilité avec les lois de rang supérieur
Premier article : Abolition de la chasse récréative
Cette initiative est conforme à la loi fédérale. La loi fédérale sur la chasse (LFC) confie explicitement aux cantons la réglementation des droits de chasse, du système de chasse, des zones de chasse et de la gestion du gibier (art. 3, al. 1 LFC). Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Le canton de Genève pratique la chasse sous tutelle de l'État depuis 1974 et n'a jamais fait l'objet d'une objection fédérale en plus de 50 ans.
Deuxième article : Protection des espèces protégées
L’article 7a de la loi fédérale sur la protection de la jeunesse (LPJ) autorise les cantons à mettre en œuvre des mesures préventives, sans toutefois les y contraindre. Renoncer à ce droit ne constitue pas une violation du droit fédéral ni de la Convention de Berne.
Unité de la matière
L'initiative préserve l'unité du sujet, puisque toutes les dispositions des deux articles concernent la gestion cantonale de la faune sauvage et la protection des animaux sauvages.
9. Anticiper les objections prévisibles
« Saint-Gall possède les Alpes et l'agriculture alpine – le modèle genevois ne convient pas. »
Les faits : Saint-Gall présente une grande diversité de paysages : le lac de Constance, le Plateau suisse, les Préalpes et les Alpes. Sur le Plateau suisse (Fürstenland, Wil, Rapperswil-Jona), le paysage est comparable à celui de Genève. Dans les Alpes (Alpstein, Churfirsten, Sarganserland), la densité de population est faible et les zones de conflit moins fréquentes. L'élevage alpin requiert une protection professionnelle du bétail, et non la chasse de loisir. Cette grande diversité de paysages fait de Saint-Gall un cas d'étude idéal : si cela fonctionne ici, cela fonctionnera partout en Suisse orientale (voir l' étude psychologique de la chasse de loisir dans le canton de Saint-Gall ).
Une formule de communication concise : « Les Midlands de Saint-Gall présentent le même paysage que Genève. Et dans les Alpes, une protection professionnelle du bétail est nécessaire, et non la chasse de loisir. »
« Le loup a besoin de chasse récréative »
Les faits : Le loup régule la population. La chasse récréative est perturbatrice. Genève le prouve depuis 50 ans. Une gestion professionnelle de la faune sauvage permet au loup de remplir sa fonction écologique tout en protégeant le bétail grâce à une prévention efficace.
Une formule de communication concise : « Le loup régule la population. La chasse de loisir est perturbatrice. Genève le prouve depuis 50 ans. »
« Les coûts augmentent – et au final, c’est le contribuable qui paie. »
Les faits : même avec une estimation prudente et généreuse, le coût s'élève à environ 1,55 à 2,90 francs suisses par habitant et par an, soit moins que le prix d'un café par personne et par an. Ce montant inclut déjà les coûts supplémentaires liés aux pâturages alpins, l'investissement initial dans les mesures de protection du bétail et la gestion de la transition des populations de cerfs. Ce coût est comparable à celui de Genève (2,40 francs suisses). Genève applique cette politique depuis 50 ans et 90 % de la population souhaite la maintenir. Ce coût représente moins de 0,1 % du budget cantonal.
Une formule de communication concise : « Même en étant optimiste : moins d’un café par personne et par an. Moins de 0,1 % du budget cantonal. Les 20 millions de Zurich étaient une invention. »
10. Résumé
Cette initiative offre aux habitants de Saint-Gall l'opportunité d'exprimer leur soutien à une gestion moderne et fondée sur des données probantes de la faune sauvage, ainsi qu'à une protection globale des espèces menacées. Le premier article s'inspire du modèle genevois, qui a fait ses preuves depuis plus de 50 ans, et remplace la chasse récréative par une conservation professionnelle de la faune sauvage. Le second article vise spécifiquement à protéger l'aigle royal dans la région de l'Alpstein, le loup dans les monts Churfirsten, le castor le long du Rhin, de la Thur et de la Sitter, et les oiseaux d'eau du lac de Constance. En tant que plus grand canton de Suisse orientale, un succès à Saint-Gall enverrait un signal fort à toute la région.
Comité d'initiative « Pour la protection professionnelle de la faune sauvage »
[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3]…
(Membres du comité conformément à la loi cantonale, résidant dans le canton de Saint-Gall)
Adresse de contact : [Adresse du comité]
Annexe : Documentation complémentaire
Les dossiers et sources suivants étayent les arguments de cette initiative et sont disponibles en annexes :
Le modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Aperçu complet de la gestion de la faune sauvage à Genève depuis 1974.
Études scientifiques : wildbeimwild.com/studies – Recueil d’études scientifiques sur l’autorégulation des populations d’animaux sauvages.
La chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz – Aperçu constamment mis à jour de la politique de chasse suisse.
Psychologie de la chasse récréative dans le canton de Saint-Gall : wildbeimwild.com – Psychologie de la chasse récréative dans le canton de SG – Analyse spécifique au canton.
Psychologie de la chasse récréative : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd – Articles généraux.
Dossier Loup : wildbeimwild.com/category/wolf – Actualités sur la politique relative aux loups.
Prédateurs : wildbeimwild.com/category/raubtiere – Informations sur les prédateurs.
Animaux sauvages dans les zones résidentielles : wildbeimwild.com/category/wildtiere-im-siedlungsgebiet – Coexistence des humains et des animaux sauvages.
Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen – Vérification des faits.
Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l’initiative dans le canton de Bâle-Ville – Modèle pour l’ensemble des initiatives.
Note sur la procédure
Le comité d'initiative soumet le texte de l'initiative à la Chancellerie d'État du canton de Saint-Gall pour un examen préliminaire avant le lancement de la collecte des signatures. 4 000 signatures valides sont requises pour que l'initiative soit validée. Les modalités de soumission sont régies par la loi sur les référendums et les initiatives populaires.
Séance d'information stratégique pour les militants
Initiative populaire « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage » – Canton de Saint-Gall Document de travail interne – État d’avancement mars 2026
Résumé
Saint-Gall est le plus grand canton de Suisse orientale et le plus riche en faune sauvage de la région. Il englobe le lac de Constance, la vallée du Rhin, le Plateau suisse et les Alpes. Des aigles royaux nichent dans les monts Alpstein, la présence de loups a été constatée dans le massif de Churfirsten et des castors peuplent le Rhin, la Thur et la Sitter. Il est possible d'obtenir 4 000 signatures sur une population de 520 000 habitants. Le coût par habitant est inférieur à celui de Genève. La modification du système de chasse territoriale est administrativement simple. Un résultat positif aurait un impact significatif sur l'ensemble de la Suisse orientale.
1. Pourquoi Saint-Gall en particulier ?
Le canton le plus riche en faune sauvage de Suisse orientale. Lac de Constance, vallée du Rhin, Plateau suisse, Alpes. Aigle royal, loup, lynx, castor, oiseaux aquatiques.
Parallèle avec le lac de Constance. Ce qui a multiplié la population de sauvagine sur le lac Léman peut avoir le même effet sur le lac de Constance.
Politique relative aux loups dans la région de l'Alpstein. Observation d'un loup documentée. Mise en œuvre de la loi sur la protection des espèces.
4 000 signatures sur 520 000 habitants. Moins de 1 %. Faisable.
Chasse territoriale = simple changement de système. Pas de contrats de location, pas de compensation municipale.
Un signal important pour la Suisse orientale. Le plus grand canton de la région.
2. Leçons de Zurich : ce que nous faisons différemment
Un titre plus positif. « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage » au lieu de « Des gardes-chasse au lieu de chasseurs ».
Calcul budgétaire concret. Environ 1,55 à 2,90 francs par habitant. Inférieur aux niveaux de Genève.
Obtenez rapidement le soutien des partis. Impliquez le Parti social-démocrate (SP), le Parti vert et le Parti libéral vert (PLV) dès le début.
La conservation des espèces comme moyen d'élargir les coalitions. Les aigles royaux, les loups, les castors et les oiseaux aquatiques mobilisent un large public.
3. Analyse de l'adversaire et réponses préparées
Contre-argument 1 : « Saint-Gall possède des Alpes et une agriculture alpine »
Les faits : La région de Saint-Gall présente le même paysage que Genève. Dans les Alpes : faible densité de population, moins de conflits, protection professionnelle du bétail plutôt que chasse de loisir.
Une formule de communication concise : « Les Midlands de Saint-Gall, c’est Genève. Les Alpes ont besoin de protection pour le bétail, pas de chasse récréative. »
Contre-argument 2 : « Le loup a besoin de la chasse récréative »
Les faits : La population de loups est régulée. La chasse récréative est perturbatrice. Genève le prouve depuis 50 ans.
Formule de communication concise : « Le loup régule la population. La chasse de loisir est perturbatrice. »
Contre-argument 3 : « Les coûts augmentent »
Les faits : même en étant optimiste, cela représente moins d'un café par personne et par an, soit moins de 0,1 % du budget cantonal.
Une formule de communication concise : « Moins d’un café par personne et par an. Moins de 0,1 % du budget. »
4. Stratégie de communication : Les trois messages clés
« Genève fait figure d’exemple depuis 50 ans. » Plus de biodiversité, des populations stables, des coûts minimaux, 90 % d’approbation.
« Professionnels, pas amateurs. » Experts, pas tireurs de loisir.
« Environ 1,55 à 2,90 francs par personne et par an. » En dessous du niveau de Genève.
5. Calendrier et prochaines étapes
| phase | Contenu | Laps de temps |
|---|---|---|
| Constitution du comité et pré-vérification des textes | Consultez un avocat ; recrutez des membres du comité résidant à Singapour. | Mois 1 à 3 |
| Soumission pour examen préliminaire | Chancellerie d'État de Saint-Gall | Mois 3-4 |
| Début de la publication et de la collection | Objectif : plus de 5 000 signatures comme réserve | Mois 4 |
| Contacts avec les partis et constitution de coalitions | SP, Verts, GLP; Pro Natura SG; BirdLife SG; WWF Suisse orientale | Mois 1 à 12 |
| Soumission des signatures | Chancellerie d'État, examen officiel | Après la période de collecte |
| Débat du Conseil Cantonal | Animation parlementaire ; relations avec les médias | Mois suivants |
| Campagne électorale | Mobilisation finale, argument du lac de Constance, argument de l'aigle royal | Avant de voter |
6. Matériel de campagne
- Le dossier de Genève disponible sur wildbeimwild.com constitue l'argument principal.
- La psychologie de la chasse de loisir dans le canton de Saint-Gall comme élément de contexte.
- Médias locaux : St. Galler Tagblatt, Rheintaler, Sarganserländer, Wiler Zeitung, TVO, FM1.
- Infographie : Aigles royaux dans les montagnes de l’Alpstein, oiseaux aquatiques sur le lac de Constance, castors sur le Rhin. Comparaison des coûts : SG vs GE.
7. Sources complémentaires
- Interdiction de la chasse à Genève en détail
- Études scientifiques
- La chasse en Suisse
- Psychologie de la chasse récréative dans le canton de Saint-Gall
- vérification des mythes sur la chasse
- Politique de Wolf
- prédateurs
- Statistiques fédérales sur la chasse (BAFU)
- Initiative populaire cantonale Bâle-Ville
Ce document est un exemple de texte du groupe d'intérêt Wild beim Wild (Groupe d'intérêt pour la faune sauvage). Il peut être librement utilisé par les militants, les organisations ou les comités d'initiative et adapté au contexte du canton de Saint-Gall.
Vérification des faits : Les affirmations du lobby de la chasse de loisir
La brochure « La chasse en Suisse protège et profite » de JagdSchweiz ressemble à un dépliant publicitaire, mais ses principales affirmations ne résistent pas à une vérification des faits. Dix arguments mis à l'épreuve, de la « responsabilité de l'État » à la « biodiversité » en passant par « 80 % d'approbation » : Dossier : Vérification des faits de la brochure JagdSchweiz →
