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Chasse

Éoliennes et faune sauvage : L'énergie propre en conflit

Les effets des éoliennes sur la faune sauvage font l'objet d'investigations et de débats continus.

Rédaction Wild beim Wild — 1er mars 2024

D'ici 2050, les éoliennes suisses devront fournir 4’000 gigawattheures d'électricité, soit jusqu'à 10 % des besoins en électricité de la Suisse selon la Stratégie énergétique 2050 de la Confédération. Actuellement, selon l'Office fédéral de l'énergie (OFEN), une quarantaine de grandes installations produisent environ 140 GWh d'électricité éolienne, soit 0,3 % de l'électricité consommée.

La Suisse n'est pas un pays de vent

Les éoliennes sont principalement rentables en Europe à proximité des côtes. Mais même là, des indices montrent que les parcs éoliens offshore nuisent à la faune marine, en particulier aux baleines et aux dauphins. Ailleurs, il s'agit le plus souvent de défigurations du paysage fortement subventionnées, dont le coût est répercuté sur le consommateur d'électricité. La plaine du Rhône en Valais offre des conditions favorables au vent, tout comme le Mont-Crosin dans le Jura bernois. En d'autres endroits, les installations pouvant atteindre 210 mètres de hauteur restent immobiles la plupart du temps et ne produisent rien d'autre que des coûts.

Communes affichant la plus haute production d'électricité éolienne en mégawattheures (MWh) pour la période du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2023.

  1. Villeret BE : 35’228 MWh
  2. Courtelary BE : 26’672 MWh
  3. Saint-Imier BE : 21’640 MWh
  4. Muriaux JU : 17’226 MWh
  5. Martigny VS : 13’653 MWh
  6. Cormoret BE : 10’065 MWh
  7. Airolo TI : 9’376 MWh
  8. St-Brais JU : 9’212 MWh
  9. Obergoms VS : 6’770 MWh
  10. Andermatt UR : 5’299 MWh

Les cartes du vent montrent que la Suisse est une région aux vents les plus faibles de toute l'Europe. En cas de « vague sombre », c'est-à-dire lorsqu'il n'y a pas de vent et que le temps est brumeux, des centrales à gaz, par exemple, devront prendre le relais, dans l'hypothèse où aucune centrale nucléaire ne serait plus disponible en 2050.

Coûts élevés, faible utilité

L'entretien de telles installations éoliennes n'est pas anodin. Les éoliennes peuvent nécessiter beaucoup d'électricité pour lutter contre le givrage (Nufenen), qui doit souvent être fournie par des générateurs. Des lignes de câbles sont posées, des transformateurs, des lignes à haute tension, d'immenses fondations en béton sont coulées, des aires de grutage sont aménagées et de vastes zones forestières sont défrichées. Il existe même un danger mortel à toute approche des éoliennes. De telles installations industrielles ne constituent plus un biotope adapté aux animaux sauvages.

Au final, cela peut s'avérer être un jeu à somme nulle, voire négatif pour les communes et les contribuables, selon une enquête de infosperber.ch. Sans vent, les éoliennes ne produisent rien, quel que soit leur nombre.

Ceux qui en profitent sont les propriétaires fonciers, principalement des agriculteurs ou des communes bourgeoises, ainsi que les grands acteurs du secteur énergétique, qui perçoivent des subventions colossales (de la part des contribuables) (malgré des bénéfices milliardaires). Le lobby des exploitants d'éoliennes s'enrichit grassement aux dépens de la collectivité.

«Des déclarations erronées font presque déjà partie intégrante de l'histoire de l'énergie éolienne suisse», déclare la présentatrice d'un reportage de la SRF. La ville de Lausanne a, lors de la phase de planification, simplement majoré à tort de 60 % la puissance énergétique déclarée, pour son projet dans le hameau de Chalet-à-Gobet.

L'énergie éolienne industrielle a conquis la France et laisse derrière elle un paysage dévasté ainsi qu'une population indignée. La France a mis fin à la folie éolienne le 8.3.2024.

Les animaux sauvages comme grands perdants

Les forêts sont les derniers refuges pour les animaux sauvages et leur protection constitue la mission centrale de l'IG Wild beim Wild. Ces espaces naturels rares dans une Suisse fortement urbanisée doivent être préservés pour les générations futures.

Plusieurs études ont démontré que l'avifaune, les papillons, les insectes, etc. peuvent être affectés par des collisions avec les rotors des installations éoliennes. Un expert de la Station ornithologique a trouvé en seulement deux jours en juin 2022 pas moins de 86 oiseaux tués dans le parc éolien du Gothard, écrit l'IG Wald ohne Windturbinen.

La Suisse est la lanterne rouge de l'Europe en matière de protection des espèces. Plus d'un tiers des espèces et la moitié de tous les habitats sont menacés. Les papillons, les insectes, les chauves-souris, les oiseaux et compagnie souffrent des parcs éoliens.

Les forêts et les lisières forestières sont des habitats indispensables pour la faune sauvage dans notre paysage cultivé déjà intensivement exploité. Elles doivent être préservées des éoliennes sans condition, pour des raisons de protection des espèces et de la nature, exige la IG Wild beim Wild.

Des animaux comme le chevreuil, le renard roux, le lièvre des champs ou la perdrix souffrent déjà suffisamment de la perte d'habitat et de l'hostilité de la part des chasseurs de loisir. Les éoliennes sont des machines d'effarouchement pour la faune. Étonnamment, selon une étude polonaise un grand parc éolien dans l'habitat provoque chez les chevreuils un niveau de stress plus élevé qu'un habitat marqué par la présence permanente de loups !

En janvier 2022, on apprend que dans le Jura bernois un aigle royal est mort après que l'animal a percuté une éolienne. La mort d'un aigle met en péril toute la population dans le Jura suisse !

Projet modèle La Haute Borne dans le canton du Jura

Les parcs éoliens sont particulièrement catastrophiques sur les routes migratoires des oiseaux, par exemple au-dessus de Delémont dans la région La Haute Borne dans le canton du Jura. La Haute Borne est un point névralgique pour l'avifaune migratrice et nicheuse à l'échelle continentale. Or c'est précisément dans cette région qu'un projet modèle pour le canton du Jura doit voir le jour, avec à terme 30 éoliennes prévues d'une hauteur de 210 mètres.

Effets sur la santé

De nombreuses personnes vivant à proximité de ces géants en rotation tombent malades. L'abrasion de particules fines provenant des éoliennes contaminera l'air, le sol et les eaux souterraines avec des quantités incroyables de microplastiques et de fibres de carbone.

Certaines personnes rapportent des symptômes tels que fatigue, dépression, insomnie, acouphènes, maux de tête ou nausées. Les infrasons pulsés en seraient responsables. Les infrasons affaiblissent la puissance cardiaque, explique le chirurgien cardiaque Christian-Friedrich Vahl le syndrome des éoliennes (WTS) dans un travail de recherche.

À St-Brais dans le canton du Jura, Pascale Hofmeyer se plaint par exemple : «J'ai des problèmes auditifs, des maux de tête et des douleurs thoraciques.» En Suisse, il n'existe pas de distance minimale légalement prescrite. Aux États-Unis, une distance minimale de 2,5 km est en vigueur ; en Angleterre, une loi adoptée en 2010 stipule que pour les éoliennes de plus de 150 m de hauteur, la distance minimale doit être de 3’000 m.

Conclusion : alternatives à l'énergie éolienne

Le gouvernement français prévoit la construction de 14 nouvelles centrales nucléaires de nouvelle génération d'ici 2050. L'essentiel pour les Verts en Finlande serait un «arrêt de la crise climatique», et à cet égard «nous ne pouvons pas nous passer entièrement de l'énergie nucléaire». L'énergie nucléaire fournit de l'électricité de manière constante, notamment en hiver.

Pour la Suisse, deux nouvelles grandes centrales nucléaires suffiraient. Selon des experts, des installations solaires montées sur des bâtiments et des toitures pourraient produire environ 67 térawattheures d'électricité par an, ce qui dépasserait la consommation annuelle actuelle de la Suisse d'un peu moins de 60 térawattheures.

Mise à jour du 7.3.2024 : Le Conseil des États remet en question l'interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires décidée en 2017. Le 6.3.2024, il a adopté un postulat demandant d'examiner la construction de nouvelles centrales nucléaires comme «scénario possible» pour garantir l'approvisionnement en électricité.

Faits et études

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