Plus grand salon de chasse d'Europe : braderie de la nature
Le plus grand salon de chasse d'Europe « Jagd & Hund » à Dortmund se trouve à nouveau au centre des critiques et des protestations d'organisations internationales de protection des animaux et des espèces.
Concrètement, la protestation vise l'offre persistante de voyages de chasse aux trophées, lors desquels des animaux sauvages comme les éléphants, les lions ou les ours polaires sont livrés à l'abattage contre paiement.
Selon PETA, des mises à mort d'éléphants sont proposées à partir de 18'000 euros, des mises à mort de lions à partir de 12'000 euros et des chasses à l'ours polaire à partir de 44'000 euros, bien que ces offres ne seraient pas légalement possibles en Allemagne si elles y étaient réalisées.
Les organisations de protection animale voient dans de telles offres non seulement un problème moral, mais une expression de l'extinction mondiale des espèces. L'action de protestation devant le salon montre des militantes et militants dans une mise en scène dramatique, afin de visualiser la souffrance des animaux et d'inciter la politique à agir. PETA exige de l'organisateur et de la ville de Dortmund d'arrêter le commerce de voyages de chasse au salon et de mettre concrètement en place une interdiction d'importation de trophées de chasse.
Élevés et abattus : la chasse en enclos aux lions comme miroir du problème
Parallèlement, l'organisation de protection des espèces Pro Wildlife a publié un rapport sur ce qu'on appelle la chasse en enclos. Au centre se trouvent des fermes d'élevage de lions en Afrique du Sud, où plus de 8’000 animaux sont détenus, nettement plus que les lions sauvages vivant en liberté dans la nature. Ces animaux sont systématiquement élevés, souvent dans de mauvaises conditions, d'abord utilisés comme attraction touristique puis proposés à l'abattage comme trophées prétendument «bon marché».
L'experte de Pro Wildlife, Dr. Mona Schweizer, qualifie l'abattage de ces animaux de «point final cruel d'une exploitation à vie». Les chiffres officiels montrent que depuis 2015, environ 87 pour cent des trophées de lions importés en Allemagne proviennent de tels lions d'élevage. Malgré les fortes critiques spécialisées, l'importation de trophées de chasse reste légale en Allemagne, tout comme la commercialisation de tels voyages de chasse dans des salons comme «Jagd und Hund».
Droit de protection animale et dimension morale de la chasse aux trophées
Dans une perspective critique de la chasse, la chasse aux trophées représente symboliquement un échec profond de la protection de la faune sauvage et de l'éthique dans la gestion des animaux sauvages. La commercialisation et le prix des abattages réduisent des animaux hautement développés et sociaux comme les éléphants et les lions à des biens de consommation pour des chasseurs de loisir fortunés. Cette activité contredit selon l'opinion de nombreuses associations de protection animale non seulement la loi allemande de protection animale, mais aussi les principes fondamentaux de la protection des espèces.
.De plus, des études scientifiques montrent que la chasse aux trophées
ne contribue pas à la protection des populations sauvages, mais au contraire touche de préférence des animaux génétiquement sains et socialement importants. Les chasseurs de loisir visent souvent précisément les animaux particulièrement grands ou dominants, qui sont décisifs pour des structures de meutes et de troupeaux stables.
Pourquoi le plaisir de tuer n'est pas un motif de loisir inoffensif
Les personnes qui éprouvent du plaisir à tuer des êtres vivants et à payer pour cela montrent d'un point de vue psychologique un comportement de loisir anormal. Ce comportement contredit les mécanismes fondamentaux d'empathie, de compassion et d'inhibition morale, tels qu'ils existent chez la majorité des personnes psychiquement saines. Psychologiquement, il s'agit d'un comportement violent déviant, même s'il est politiquement ou culturellement toléré.
Le plaisir de tuer est une caractéristique classique de la violence basée sur le plaisir. L'acte violent lui-même agit comme une récompense. Pas le résultat, pas la nécessité, mais le fait de tuer. Ce n'est pas un phénomène marginal, mais clairement décrit dans la psychologie de la violence.
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