La saison de nidification des oiseaux commence avec le chant
Au début du printemps météorologique, les oiseaux chanteurs entonnent leurs chansons d'amour. La saison de nidification commence. Pourquoi les oiseaux chantent et quand on peut les entendre.
Lundi marque le début du printemps météorologique. Ceux qui souhaitent «entendre» le printemps n'ont qu'à ouvrir leur fenêtre peu avant le lever du soleil. Ils pourront alors écouter les chansons d'amour des oiseaux chanteurs.
C'est l'intensité de la lumière du jour qui est déterminante pour les élans printaniers des oiseaux. «C'est avec l'aube de plus en plus matinale que le concert des oiseaux chanteurs commence lui aussi plus tôt«, déclare le Prof. Dr. Klaus Hackländer, président du conseil d'administration de la Deutsche Wildtier Stiftung. Cela peut être assez bruyant. Certains oiseaux chanteurs comme le merle atteignent jusqu'à 100 décibels, soit le niveau sonore d'un marteau-piqueur. De plus, des scientifiques ont mesuré que les oiseaux chanteurs vivant en grande ville gazouillent le plus fort. Cela semble logique, car ils doivent couvrir le bruit de la circulation. Le rossignol mâle chante en ville jusqu'à cinq fois plus fort que ses congénères à la campagne. C'est ce qu'ont découvert des ornithologues de l'Institut Max-Planck. Les mésanges charbonnières ne chantent pas seulement plus fort, mais aussi plus aigu. Elles peuvent ainsi s'affirmer vocalement face au
Ce concert de pépiements ne sert qu'à un seul but : la planification familiale. «Tandis que l'être humain écoute avec ravissement le chant des oiseaux et y voit une expression de joie de vivre, la parade nuptiale est pour les mâles une affaire épuisante et tout sauf un plaisir«, explique Hackländer. «Il faut d'abord chasser le rival du territoire à grand renfort de voix puissante, puis il s'agit d'impressionner les femelles par le chant.«
Toutes les espèces d'oiseaux ne commencent pas leur concert à la même heure de la journée ni à la même période de l'année. Les mésanges, le merle et le verdier chantent dès la fin de l'hiver, et au fil du printemps, de plus en plus d'espèces se joignent à eux.
Le chant des oiseaux varie d'une espèce à l'autre. Certaines espèces n'hésitent pas à recourir au plagiat. Pour démontrer leur talent et se distinguer de leurs concurrents, certains oiseaux imitent le chant d'autres espèces. C'est le cas de l'étourneau (Sturnus vulgaris) et de la rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris). Le pic, lui, est tout différent : son tambourinage remplace le chant.
Une voix puissante, associée à un plumage magnifique, est signe de bonne santé et envoie un message clair à la femelle convoitée : j'ai de bons gènes à offrir à notre progéniture. Dans les murmures amoureux de la parade nuptiale, ce ne sont pas seulement le volume, la durée et la fréquence du chant qui comptent ; le répertoire joue également un rôle essentiel. Le merle, tout comme le rossignol, est un chanteur hors pair. Tandis que le rossignol brille par son soprano cristallin et jusqu'à cent strophes, le merle mâle possède une voix d'une douceur presque kitsch. Le rouge-queue à front blanc n'a pas cette qualité, mais il dispose d'une tessiture remarquable. Son chant commence avec force, puis décroît avant de remonter en crescendo. Que ce soit le mât de signalisation ou le pommier qui serve de scène, une chose est sûre : c'est celui qui chante le plus fort qui remporte la belle !
À noter : l'oiseau le plus bruyant du monde vit au Brésil. Le cotinga à bec en cloche mâle impressionne avec 125 décibels ! Il arbore un plumage blanc et ne pèse que 250 grammes, mais son cri «ding-ding» résonne comme une cloche et s'entend jusque dans les profondeurs de l'Amazonie.
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