28 juin 2026, 08h22

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Épisode de podcast : Chasse, animaux sauvages et conflits

L'intercession papale rejetée, des pièges à fil dans la forêt, une politique du loup contraire à l'état des études et de la saucisse de cerf engadinoise venue de Nouvelle-Zélande.

Rédaction Wild beim Wild — 28 juin 2026
Wild beim Wild · Podcast

Épisode de podcast Chasse, animaux sauvages et conflits

Wild beim Wild · 28 juin 2026

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Cette semaine, la rédaction de Wild beim Wild documente une actualité dense en provenance de trois pays – avec un schéma commun : les normes de protection subissent une pression politique, et ce sont en fin de compte les coûts écologiques comme financiers qui sont supportés par la collectivité.

Le droit de la chasse en Italie, en Allemagne et en Suisse

En Italie, le Sénat a adopté la réforme controversée DDL 1552 par 80 voix contre 56 – malgré une prise de position papale, 400’000 signataires d'une pétition et des avertissements de la Commission européenne. La loi étend la chasse dans les zones protégées, affaiblit le conseil scientifique ISPRA et élargirait fortement le recours aux appelants vivants. L'UE y voit des infractions à la directive Oiseaux et à la directive Habitats ; une procédure d'infraction est déjà en cours.

En Basse-Saxe, une nouvelle loi sur la chasse est entrée en vigueur au même moment, apportant des améliorations comme l'interdiction du déterrage et une obligation de formation renforcée – mais supprimant aussi les plans de tir annuels pour le chevreuil. Plus de contrôle d'un côté, moins de régulation étatique des populations de l'autre.

En Suisse, le Conseil fédéral prévoit de faire abattre les loups à l'avenir également dans les zones de protection et pendant la période de protection – bien que des études montrent que les interventions létales ne réduisent souvent pas les conflits avec le bétail. Dans le canton de Fribourg, le gouvernement se range derrière les chasseurs de loisir – alors que ses propres chiffres attestent que le service de la faune a tiré, à lui seul, quatre fois plus de sangliers en 2025/26 que la chasse d'été.

Les animaux sauvages sous la pression de la chaleur et du bruit

La canicule suisse de 2026, avec localement jusqu'à 38 degrés, coïncide avec le rut du chevreuil. Durant cette phase, les brocards ne mangent presque pas et dépendent particulièrement de l'eau et de zones de repli thermiques. C'est pourtant à ce moment qu'a lieu la chasse au brame. Pour la pêche, il existe des périodes de protection fondées sur la température – pour le gibier terrestre, de tels seuils font totalement défaut.

À cela s'ajoute le facteur de stress que constituent les feux d'artifice : les bruyants feux d'artifice privés frappent des animaux sauvages déjà soumis à un stress chronique en raison de la chasse de loisir. L'initiative sur les feux d'artifice, qui sera vraisemblablement soumise au vote fin 2026, doit être lue dans ce contexte. Et des prédateurs comme le loup et le lynx montrent au massif du Calanda ce dont une nature régulatrice est capable : après le retour de la meute de loups, une régénération forestière redevenue visible dans des classes d'âge qui avaient fait défaut pendant des décennies.

La pratique de la chasse devant les tribunaux et à la loupe

Depuis la mi-juin, un chasseur de loisir de 60 ans comparaît devant le tribunal régional de Heilbronn. L'accusation porte sur une tentative de meurtre : il aurait tendu des câbles métalliques en travers d'un sentier de VTT afin de chasser de sa réserve les personnes en quête de détente. Le verdict est attendu fin juillet. Des cas comparables survenus en Autriche en 2018 et dans la région de Heilbronn en 2024 montrent qu'il ne s'agit pas d'un cas isolé.

En France, trois chasseurs de loisir ont été condamnés pour avoir voulu arracher le téléphone portable d'un militant qui filmait une chasse à courre. Le jugement le confirme : quiconque documente une activité publique en forêt domaniale agit légalement.

Dans le canton de Zurich, une citoyenne a confronté l'autorité cantonale de la chasse à une étude évaluée par les pairs, parue dans la revue spécialisée « Biological Conservation », qui chiffre les coûts annuels de la chasse au renard en France entre 103 et 123 millions d'euros – face à des coûts de dommages officiellement déclarés de 8 à 23 millions. Le représentant de l'autorité a qualifié la source de « certainement pas sérieuse ». Le canton de Zoug a décidé, sur la base de l'étude indépendante SWILD, de ne plus promouvoir activement la chasse au renard. Zurich, non.

À Nidwald, la cour suprême a condamné un chasseur de loisir qui avait abattu deux cerfs environ 15 minutes après la fin des heures de tir – coût total : 8’270 francs.

Aux Grisons, le projet pilote de chasse nocturne s'étend aux sangliers. 22 chasseurs de loisir tirés au sort sont autorisés à pratiquer l'affût de nuit dans la Mesolcina – une région dont il est prouvé qu'elle est contaminée par du césium 137 issu des retombées de Tchernobyl. Quiconque consomme la viande à titre privé est dispensé de l'obligation de mesure. Et le projet pilote ne définit aucun critère de réussite.

En Argovie, 39 nouveaux chasseurs de loisir ont été brevetés au château de Habsbourg ; une députée au Grand Conseil de l'association paysanne les a remerciés pour leur engagement à « maintenir l'écosystème en équilibre » – sans définir quel équilibre ni mesuré par rapport à quoi.

Pour terminer, une question d'origine : une boucherie de l'Engadine commercialise une saucisse de cerf comme spécialité régionale – 51 pour cent de la viande proviennent de Nouvelle-Zélande. Près de deux tiers du gibier vendu en Suisse proviennent de l'étranger. Des continents séparent l'image romantique du gibier régional de la réalité sur l'emballage.

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