Destruction d'un barrage de castor : un agriculteur condamné
Un agriculteur lucernois a été reconnu coupable de la destruction d'un barrage de castor. Le tribunal de district de Willisau lui a infligé une amende.
Le tribunal de district de Willisau LU a reconnu un agriculteur coupable d'avoir détruit un barrage de castor sur la Rot, près de St. Urban LU. Il a condamné le sexagénaire de 56 ans à une amende pécuniaire avec sursis de 15 jours-amende à 160 francs, ainsi qu'à une amende de 900 francs.
La juge unique de Willisau a déclaré l'agriculteur coupable d'avoir détruit un barrage de castor sur la Rot à l'automne tardif ou au début de l'hiver 2018, perturbant ainsi la protection de cette espèce animale protégée. Il aurait enfreint les dispositions de la loi sur la chasse et de la loi sur la protection de la nature et du patrimoine. De plus, il serait intervenu illicitement dans l'habitat des castors de la zone protégée de Wassermatten.
Le tribunal de district a toutefois également acquitté le prévenu de plusieurs chefs d'accusation, portant principalement sur la destruction présumée intentionnelle de barrages de castors dans le Mühlebach.
Le ministère public avait requis une amende pécuniaire avec sursis de 30 jours-amende à 190 francs et une amende de 1600 francs, écrit la Luzerner Zeitung.
Barrage de castor : innocence proclamée
Lors du procès du 12 août, l'agriculteur avait clamé son innocence devant le tribunal de district. Il a déclaré ne pas être un ennemi des castors et avoir lui-même participé à un projet en faveur de ces animaux. Il n'aurait rien fait au barrage de castor sur la Rot. L'eau retenue ne représentait pas de danger immédiat pour ses terres.
Selon l'acte d'accusation, le barrage avait été détruit à l'aide d'un tracteur. L'agriculteur a expliqué les traces de tracteur relevées en indiquant qu'il avait manœuvré une citerne d'eau pour ses bovins au pâturage. Le barrage de castor se serait rompu lorsque la Rot était en crue.
Un expert en castors de Pro Natura, interrogé par la juge de district, a contredit cette théorie. Le barrage sur la Rot avait été endommagé par des mains humaines avec une probabilité de 90 pourcent, a-t-il déclaré. En cas de crue, il se serait rompu à un autre endroit, mais pas là où il avait été endommagé.
Le prévenu avait signalé le barrage de castors aux autorités. C'est sur ce point que le défenseur est intervenu. Cela n'aurait aucun sens de signaler un barrage de castors pour ensuite recourir à l'entraide, a-t-il dit. Les indices ne suffisaient pas pour une condamnation.
Concernant le Mühlebach, le prévenu a indiqué qu'il y avait retiré des branches. Mais il ne s'agissait que de quelques branches isolées et non d'un barrage de castors, a-t-il expliqué.
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