Alcool au volant : perte du permis de chasse pour les chasseurs de loisir
Celui qui se rend à la chasse emporte généralement son arme dans sa voiture. Après le repas de chasse, la prudence s'impose : quiconque circule en état d'ivresse avec une arme risque son permis de chasse.
Une décision de justice rendue en Allemagne illustre que la sécurité dans le maniement des armes est une priorité absolue.
Un chasseur de loisir rentrait chez lui après une manifestation de chasse, son arme se trouvant dans le véhicule. Au cours du trajet, il a quitté la chaussée, renversé deux panneaux de signalisation et percuté un mur de maison, causant un dommage d'environ 50 000 EUR. L'alcootest a révélé un taux de 1,4 pour mille.
Ne pas transporter une arme en état d'ivresse
Après l'accident, le requérant a retiré son arme longue du véhicule et l'a placée dans un abri-bus proche, où elle a été saisie par la police. Au cours de la procédure pénale, la carte de détention d'armes de l'intéressé a été révoquée, l'obligeant à remettre ses armes à feu. Lorsque son permis de chasse est arrivé à expiration, il s'est vu refuser son renouvellement par l'autorité compétente. Le requérant a porté l'affaire devant les tribunaux, sans succès.
Le tribunal administratif de Münster a jugé que le requérant n'était pas fiable au regard du droit sur les armes. Indépendamment du fait que l'arme ait été chargée ou non dans le véhicule, les faits justifiaient de considérer qu'il ne manipulait pas les armes ou les munitions avec soin et discernement, ou que ces objets n'étaient pas conservés avec toute la prudence requise.
Il existe un risque que l'arme soit perdue ou utilisée dans des situations de conflit avec d'autres usagers de la route en raison des défaillances liées à l'alcool. En cas d'accident, le risque existe que la personne concernée ne soit plus en mesure de maîtriser l'arme.
Du point de vue de l'IG Wild beim Wild, la limite pour le maniement des armes sous l'influence de l'alcool chez les chasseurs de loisir doit être fixée de manière stricte à 0,0 pour mille d'alcoolémie. Il en va de même pour la garde de la faune ainsi que dans les services militaires et de police, et ce pour de bonnes raisons. Nul ne doit manier une arme à feu ni tirer en état d'ivresse.chasseurs de loisir Il en va de même pour la garde de la faune ainsi que dans les services militaires et de police, et ce pour de bonnes raisons. Nul ne doit manier une arme à feu ni tirer en état d'ivresse.
La chasse de loisir est au service du meurtre d'animaux. Quiconque porte une arme à cette occasion assume une responsabilité particulière envers l'être humain et l'animal. L'alcool ou les drogues sont incompatibles avec cela. Les personnes souffrant d'une dépendance à l'alcool ou aux drogues doivent immédiatement perdre leur permis de chasse et leur permis de port d'armes.
Après des accidents de chasse, des alcootests obligatoires doivent impérativement être introduits. De plus, à l'instar des Pays-Bas, des expertises médico-psychologiques régulières pour les chasseurs de loisir ainsi qu'une limite d'âge supérieure contraignante sont nécessaires.
Le groupe d'âge le plus important parmi les chasseurs de loisir est celui des 65 ans et plus. C'est précisément dans ce groupe qu'apparaissent plus fréquemment des limitations liées à l'âge concernant la vue, la concentration, la capacité de réaction, ainsi que des lacunes en matière de formation et d'entraînement. Par ailleurs, il est connu que l'alcool est consommé afin d'avoir prétendument la main plus stable. D'autres renoncent à l'alcool, mais ne sont néanmoins plus à la hauteur des exigences physiques.
Les nombreux tirs manqués, les recherches au sang et les souffrances animales massives qui en découlent s'expliquent difficilement autrement.
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