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Criminalité & Chasse

Thurgovie : un chasseur amateur abat quatre moutons

Un chasseur amateur a commis une erreur inhabituelle dans un bois situé entre Affeltrangen et Thundorf, dans le canton de Thurgovie : au lieu d'abattre des sangliers comme il en avait l'intention, il a accidentellement tué quatre moutons, équipé d'un dispositif de vision nocturne. Il s'est ensuite dénoncé lui-même à la police. Cette grave erreur de chasse s'est produite dans la région d'Affeltrangen-Thundorf dans la nuit du 29 décembre. «On

Rédaction Wild beim Wild — 2 janvier 2018

Un chasseur amateur a commis une erreur inhabituelle dans un bois situé entre Affeltrangen et Thundorf, dans le canton de Thurgovie : au lieu d'abattre comme prévu des sangliers, il a accidentellement tué quatre moutons, équipé d'un dispositif de vision nocturne.

Il s'est ensuite dénoncé lui-même à la police.

Confusion entre moutons et sangliers

Cette grave erreur de chasse s'est produite dans la région d'Affeltrangen-Thundorf dans la nuit du 29 décembre. «On se demande sur quoi les chasseurs visent en réalité, lorsqu'ils abattent des animaux complètement différents, voire des êtres humains qu'ils confondent avec du gibier», écrit Erwin Kessler de l'association contre les élevages intensifs dans un communiqué dans lequel il attirait l'attention sur le chasseur fautif.

Interrogé par FM1 Today, Daniel Meili, porte-parole de la police cantonale thurgovienne, a confirmé l'incident : «Je peux confirmer les faits tels qu'ils sont décrits». Le chasseur problématique de 61 ans, originaire de Weingarten-Kalthäusern, a informé la police le soir même. La police n'était pas encore en mesure d'indiquer si cette erreur de chasse aurait des suites sur le plan pénal.

Le berger qui surveillait le troupeau ce soir-là emmenait ses moutons depuis de nombreuses années dans ce bois près d'Affeltrangen pour y passer la nuit. Il avait l'intention de faire de même le vendredi soir en question, rapporte le journal Tagblatt.

«J'ai déjà vécu bien des choses, mais jusqu'ici aucun de mes moutons n'avait été abattu», déclare Johannes Barandun, le propriétaire du troupeau concerné. Pour lui, la confusion entre un mouton et un sanglier est incompréhensible.

Alors qu'il venait de préparer son dîner, il entendit les premiers coups de feu. Il supposa que le chasseur avait abattu des animaux sauvages et ne s'inquiéta donc pas pour son troupeau. Il y eut une longue pause avant les deux derniers coups de feu. Le berger ne réalisa que le chasseur avait tué ses moutons qu'au moment où il était déjà trop tard. «Ce qui fait particulièrement mal au berger, c'est que son animal guide figurait parmi les moutons abattus», déclare Barandun. Les animaux ne s'étaient pas échappés ce soir-là, mais étaient restés en tout temps dans le troupeau.

Outre les quatre moutons tués sur le coup, trois autres ont été si grièvement blessés par les tirs — probablement par des ricochets — qu'ils ont dû être abattus d'urgence. C'est ce que confirme le boucher Erwin Schenk de Bänikon, qui a procédé à l'abattage d'urgence.

Aucune conséquence pénale

Paul Reinhart

Selon Bruno Ackermann, président de la société de chasse de Thurgovie, il s'agit d'une grave faute de chasse. «On ne tire que sur ce que l'on identifie clairement.» Ackermann n'a connaissance d'aucun cas similaire par le passé. «Une telle chose ne s'est jamais produite en Thurgovie.» Il estime que les chasseurs s'exposent à de lourdes conséquences. «Il est interdit de tirer sur des animaux de rente. Dans les cas extrêmes, ils perdent leur permis.»

Un test d'haleine a été effectué sur place, explique Daniel Meili, porte-parole de la police cantonale de Thurgovie. Le résultat : 0,00 pour mille. Du point de vue du ministère public, aucun comportement relevant du droit pénal n'est en cause dans cette affaire, indique son porte-parole Stefan Haffter sur demande. «La police établira toutefois un rapport à l'intention de l'administration cantonale de la chasse et de la pêche.» Celui-ci atterrira sur le bureau du chef de service Roman Kistler. «Un tel cas ne m'est pas connu au cours des 15 dernières années», déclare Kistler. Le chasseur fautif n'a guère à craindre le retrait de son permis de chasse. «C'est en principe l'affaire du juge.»

Le fait que les accidents de chasse et infractions commis par des chasseurs de loisir restent fréquemment sans conséquences sérieuses est un schéma récurrent dans la pratique cynégétique suisse. Le problème de bien-être animal posé par la chasse de loisir se manifeste clairement dans de tels cas également.

Pas un cas isolé

En septembre déjà, un chasseur de loisir suisse a abattu quatre ânes en France. Le chasseur amateur de 38 ans, originaire de Romandie, avait abattu les ânes de sang-froid près d'une forêt. La fédération de chasse de Savoie condamne l'acte et refuse de parler d'«accident de chasse».

La fièvre de chasse de Bruno : du vent et des fanfaronnades
En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse, nous regroupons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.

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