Un an de COVID-19 : s'attaquer aux causes, pas aux symptômes
Il y a un an, l'OMS déclarait la COVID-19 pandémie. Les causes résident dans notre rapport aux animaux sauvages. Le commerce d'animaux sauvages doit être stoppé.
Le 11 mars 2020, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a officiellement déclaré l'épidémie de COVID-19 pandémie.
À l'occasion de cet anniversaire, QUATRE PATTES adresse une lettre ouverte à l'OMS, à l'OIE (Organisation mondiale de la santé animale) et à la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), les appelant à intégrer d'urgence des mesures de protection animale et environnementale dans leurs plans de prévention des pandémies. En effet, selon un rapport du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement) publié en 2020, 75 % des maladies infectieuses émergentes trouvent leur origine chez les animaux, dont la COVID-19.
Bien que la COVID-19 ait radicalement transformé tous les aspects de notre vie, les institutions et les gouvernements continuent de combattre les symptômes plutôt que la cause de cette pandémie zoonotique. Le véritable problème est la relation perturbée entre les êtres humains, les animaux et la nature. Ce n'est qu'en prenant des mesures concrètes à l'échelle mondiale pour mettre fin à la souffrance animale que les futures pandémies zoonotiques pourront être enrayées. Nous demandons aux responsables d'adopter une approche globale, car la protection animale est aussi synonyme de protection de l'environnement et de la santé humaine.
Josef Pfabigan, président de QUATRE PATTES.
De l'élevage intensif et des fermes d'élevage pour la fourrure au commerce d'animaux vivants
Pour prévenir de futures pandémies zoonotiques, QUATRE PATTES appelle l'OMS, l'OIE, la FAO et les gouvernements responsables à cesser de se concentrer sur des solutions pharmaceutiques intermédiaires, tandis que les problèmes fondamentaux liés à l'exploitation des animaux ne sont pas traités. Des solutions durables s'imposent, à commencer par l'interdiction des fermes d'élevage de fourrure, des marchés d'animaux vivants, du commerce d'animaux sauvages ainsi que du commerce de viande de chien et de chat. En outre, selon QUATRE PATTES, l'élevage intensif doit être aboli et la réduction de la consommation de viande encouragée. Cette dernière mesure contribuera également à enrayer la destruction des habitats et à ne pas aggraver la crise climatique. Jusqu'à présent, la négligence de la protection des animaux et de l'environnement au profit de la croissance mondiale a engendré un déséquilibre dangereux. La déforestation a encore davantage brouillé les frontières entre les habitats humains et animaux, facilitant ainsi la transmission des maladies infectieuses zoonotiques à l'être humain.
Des bombes à retardement aux quatre coins du monde
Des experts internationaux estiment que le nouveau coronavirus est lui aussi d'origine animale sauvage et qu'il aurait été transmis à l'être humain par l'intermédiaire d'un hôte animal, probablement sur un marché d'animaux vivants à Wuhan, en Chine. Selon les recherches de QUATRE PATTES, les marchés d'animaux vivants sont la plupart du temps surpeuplés et très peu réglementés. Des animaux d'espèces diverses, tels que des pangolins, des serpents, des chiens et des chats, sont détenus dans des conditions insalubres, entassés dans des espaces exigus et abattus brutalement pour leur viande. Ces conditions entraînent inévitablement chez les animaux un affaiblissement du système immunitaire, la transmission d'agents pathogènes et, in fine, une probabilité accrue de l'émergence de nouvelles maladies infectieuses.
«De telles conditions et de tels risques ne se limitent cependant pas aux marchés d'animaux vivants en Asie. Des porcs et des poulets élevés en conditions d'élevage intensif tout aussi cruelles ont déjà propagé la grippe porcine et la grippe aviaire à travers le monde. Des millions de visons végétant dans des fermes à fourrure en Europe ont été contaminés par le COVID-19 et ont transmis en retour des mutations du virus à des êtres humains. Tant que nous laisserons les animaux souffrir de la sorte, nous, les humains, souffrirons également des conséquences des zoonoses comme le COVID-19. Nous devons agir maintenant !», déclare Pfabigan.
Les lettres ouvertes sont disponibles ici.
Soutenez notre travail
Avec votre don, vous contribuez à protéger les animaux et à leur donner une voix.
Faire un don →