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Épisode de podcast : scandale médiatique, tir du lynx et zones protégées sans chasse

Wild beim Wild – là où la communication de la chasse se heurte aux faits et y laisse le plus souvent des plumes.

Rédaction Wild beim Wild · 30 mai 2026

Un journaliste qui coordonne des plaintes pénales contre un critique de la chasse, des tirs illégaux de lynx des deux côtés de la frontière et des données à long terme issues de zones protégées interdites à la chasse : cet épisode retrace le fil qui va du scandale médiatique jusqu'à la question de savoir qui, dans la politique de la faune sauvage, écrit les règles du jeu.

L'affaire Feusi : des plaintes comme moyen d'intimidation

Au centre de l'affaire se trouve Dominik Feusi, rédacteur en chef adjoint du «Nebelspalter», chasseur de loisir et futur rédacteur au Palais fédéral pour la NZZ. Outre une accusation de plagiat, il est mis en cause par un échange de courriels ayant fuité avec le fonctionnaire de chasse Hanspeter Egli. On peut y lire que plus il y aurait de plaintes, plus le fondateur de l'IG Wild beim Wild aurait de chances de «disparaître de la circulation». Feusi a en outre recommandé à JagdSchweiz le même avocat, le conseiller aux États PLR Thierry Burkhart. La stratégie a échoué : le tribunal pénal tessinois a acquitté l'IG Wild beim Wild sur tous les points. Le juge Siro Quadri a retenu que la critique factuelle de la chasse de loisir constitue une expression d'opinion licite, relevant de l'intérêt public. Le contrat de Feusi avec la NZZ a été résilié avant même qu'il n'entre en fonction.

Un schéma similaire se dessine aux Grisons, où le nouveau président des chasseurs à patente grisons, Benjamin Hefti, préfère régler les affaires «en coulisses». Concernant le commerce des trophées, l'Allemagne a enregistré en 2025 pas moins de 679 importations d'espèces protégées, dont 60 girafes et 28 lions, sans qu'une seule demande n'ait été refusée. Et tandis que des bénévoles ont sauvé plus de 6'400 faons de chevreuil en 2025, la statistique fédérale recense pour la même période plus de 10'000 faons abattus.

Lynx, loup et cormoran sous pression

Près de Saint-Claude, un lynx abattu a été retrouvé ; un chasseur de loisir est soupçonné. En Alsace, le fait d'avoir tué à coups un jeune lynx a valu trois mois de prison avec sursis, tandis qu'en Suisse, le tir de trois lynx par un garde-faune professionnel n'a coûté qu'une amende à quatre chiffres. Pour les populations transfrontalières, cette disparité de protection est fatale, comme le montre le lynx Juro, qui a migré de la Forêt-Noire méridionale à travers le Rhin jusqu'en Suisse. Concernant le loup, le rapport de l'OFEV constate que 77 animaux ont été abattus et que le nombre de meutes continue pourtant d'augmenter. Neuf États de l'UE souhaitent en outre abaisser le statut de protection du cormoran, bien que des études menées sur des eaux naturelles ne démontrent aucun dommage notable aux populations de poissons.

Ce qui prospère sans chasse de loisir

Dix grandes réserves naturelles européennes, totalisant 2’587 kilomètres carrés, le démontrent : les populations sauvages se régulent de manière stable sans quotas de tir, et les prédateurs reviennent. Le Parc national suisse en apporte la preuve depuis plus de 110 ans, le canton de Genève depuis 1974. Le canton de Schwyz, à l'inverse, ouvre pour la première fois la chasse au sanglier dès l'automne 2026, sans aucune justification biologique. Concernant le projet de bisons d'Europe dans le Thal, l'association maintient le cap de la semi-liberté dès 2027, malgré l'opposition de deux communes. Et à Berne, l'exemple des pigeons urbains montre qu'il est possible de faire passer une population de 10’000 à 1’500 individus sans tuer un seul animal.

Plus de contexte dans les catégories Criminalité & Chasse et Animaux sauvages.

Plus sur le thème de la chasse de loisir : Les preuves scientifiques se trouvent dans l'aperçu Études sur les effets de la chasse de loisir.

La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.

Tous les articles sont rédigés par l'IG Wild beim Wild ainsi que par des co-autrices et co-auteurs externes. La recherche, la structuration et les processus rédactionnels peuvent être soutenus par des outils basés sur l'IA.

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