4 avril 2026, 02:25

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Initiative populaire cantonale – Canton de Soleure

«Pour une protection professionnelle de la faune»

Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet élaboré

Se fondant sur l'art. 28 ss. de la Constitution du canton de Soleure du 8 juin 1986 et sur la Loi sur les droits politiques

Déposée par le comité d'initiative [Date de dépôt]

Texte de l'initiative

Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le canton de Soleure, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution du canton de Soleure du 8 juin 1986 est complétée par les paragraphes suivants :

§ [nouveau] Protection professionnelle de la faune

1L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à bail, chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire du canton de Soleure. Les contrats d'affermage de chasse existants entre communes et sociétés de chasse ne sont pas renouvelés.

2La protection, l'entretien et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune professionnellement formés au service du canton.

3L'abattage d'animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de protection contre les dangers ont été épuisées ou sont insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune.

4Le canton institue une commission indépendante de la faune, composée de représentants des associations de protection des animaux et de la nature, de la science ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune et décide des mesures de régulation.

5 Le canton favorise la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'homme et la faune sauvage.

6 Le canton indemnise les communes pour la perte des revenus de fermage de chasse dans le cadre de la législation d'exécution.

7 La loi en règle les détails.

§ [nouveau] Protection des espèces d'animaux sauvages menacées et protégées

1 Le canton renonce aux demandes de régulation préventive des populations d'espèces d'animaux sauvages protégées selon la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, notamment le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, le chacal doré, l'aigle royal, le harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'homme et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la valorisation écologique des habitats et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels qui représentent un danger immédiat et considérable pour l'homme demeurent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et être exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement dans le cadre de la coopération intercantonale et vis-à-vis de la Confédération pour la protection et la conservation des espèces d'animaux sauvages menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'adoption de cette modification constitutionnelle.

2 Les contrats de fermage de chasse existants arrivent à échéance lors du prochain renouvellement ordinaire de contrat, mais au plus tard dans les cinq ans suivant l'entrée en vigueur de la législation d'exécution.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase transitoire et règle l'indemnisation des communes pour la perte des revenus de fermage de chasse.

Explications

1. Situation initiale

Le canton de Soleure s'étend sur 791 km² et compte environ 275 000 habitants. Il s'étend le long du pied sud du Jura et de l'Aar, d'Olten à Granges en passant par Soleure. Le territoire cantonal se compose d'un mélange de paysage montagneux jurassien (Weissenstein, Balmberg), de plateau agricole et d'agglomérations le long de l'Aar. Le canton est géographiquement étiré et touche plusieurs espaces paysagers, ce qui est particulièrement pertinent pour la mise en réseau de la faune sauvage.

La chasse de loisir est organisée à Soleure sous forme de chasse de district. Le droit de chasse appartient aux communes d'habitants, qui l'attribuent par contrat de fermage aux sociétés de chasse. Les sociétés de chasse soleuroise sont, comme dans tous les cantons à chasse de district, des cercles fermés qui s'arrogent le droit de tuer des animaux sauvages et dont la composition et l'activité échappent largement au public (cf. la Psychologie de la chasse dans le canton de Soleure ainsi que l'analyse critique de la formation à la chasse sur wildbeimwild.com).

L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans la chasse de loisir est empiriquement réfutée par le modèle genevois depuis plus de 50 ans. Soleure a certes une superficie plus grande que Genève (282 km²) avec ses 791 km², mais le principe de base de la gestion professionnelle de la faune sauvage évolue proportionnellement : plus de superficie nécessite plus de spécialistes, mais ne change rien au système.

Parallèlement, au niveau fédéral, de plus en plus d'espèces d'animaux sauvages protégées subissent des pressions. La pression politique sur des espèces comme le lynx, le castor, la loutre et le harle bièvre augmente constamment (cf. l'analyse de la politique cynégétique sur wildbeimwild.com).

2. Le modèle : canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève ont voté pour l'abolition de la chasse de loisir de milice. Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

– La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants est passé de quelques centaines à environ 30 000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres et l'une des dernières populations de perdrix grises de Suisse.

– Le cheptel de chevreuils s'est stabilisé à un niveau sain, avec un tir spécialisé annuel par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.

– En 2005, 90 pour cent de l'électorat genevois s'est prononcé en faveur du maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. Les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, soit environ 2,40 francs par habitant. L'efficacité du modèle genevois se révèle dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne pour un tir sanitaire d'un sanglier de 8 heures et maximum 2 cartouches. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres à Genève est de 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. Vérification des faits Conseil d'État Zurich).

Une présentation détaillée se trouve dans le Dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com.

3. Le concept : Garde-faune professionnelle au lieu de chasse de loisir

L'initiative remplace la chasse de loisir par une gestion professionnelle de la faune selon le modèle du garde-faune :

Compétence professionnelle au lieu de loisir. Les gestionnaires professionnelles et gestionnaires professionnels de la faune agissent sur base scientifique, dans le cadre d'un mandat de prestations cantonal.

Principe d'ultima ratio. Un tir n'est autorisé que lorsque toutes les mesures non létales sont épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune. La commission indépendante empêche que la pression politique n'affaiblisse la gestion de la faune.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le prouve : les populations de faune se régulent dans la plupart des cas de manière autonome.

4. Pourquoi Soleure ?

Soleure se prête pour plusieurs raisons à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune :

Pied sud du Jura comme région écologique clé. Soleure se situe au pied sud du Jura, l'une des plus importantes régions fauniques de Suisse. Le lynx est indigène dans le Jura soleurois, le loup traverse la région, le castor est présent le long de l'Aar et de ses affluents. Le paysage fragmenté entre le Jura et le Plateau exige une coordination professionnelle transfrontalière que le système de chasse par reviers ne peut assurer.

3'000 signatures en 18 mois. L'obstacle des signatures est surmontable. Dans un canton de 275'000 habitants avec des centres urbains comme Soleure, Olten et Granges, la récolte est bien organisable.

Chasse par reviers comme faiblesse conceptuelle. Le système de chasse par reviers à Soleure fonctionne comme dans tous les cantons à chasse par reviers : les communes afferment le droit de chasse à des sociétés de chasse fermées. La population n'a aucune influence sur qui tue quels animaux sauvages dans leur commune. L'initiative rend ce contrôle à la population.

Canton mixte entre ville et campagne. Soleure a à la fois des centres urbains (agglomération Olten-Soleure) et des zones rurales (Thal, Gäu, Bucheggberg). Ce mélange fait du canton, comme Bâle-Campagne, un cas de test convaincant : si la protection professionnelle de la faune fonctionne ici, elle fonctionne dans tout canton du Plateau.

Voisinage avec Bâle. Si Bâle-Campagne accepte l'initiative parallèle, il se créerait avec Soleure une zone cohérente du Rhin à l'Aar où la protection professionnelle de la faune serait pratiquée. Cette perspective est significative pour la mise en réseau de la faune et l'effet de signal politique (cf. wildbeimwild.com sur la faune en zone d'habitat).

5. Sur le texte de l'initiative

Le texte de l'initiative correspond à la variante de chasse par secteurs (comme BL et SH). La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 LChP, les trois systèmes de chasse équivalents, plus de 50 ans de pratique non contestée à Genève. Les contrats de bail de chasse existants arrivent à échéance lors du prochain renouvellement contractuel ordinaire, au plus tard dans les cinq ans. Le canton indemnise les communes pour la perte des recettes d'affermage.

Le deuxième paragraphe sur la protection des espèces protégées est particulièrement pertinent pour Soleure : le lynx est établi dans le Jura soleurois (Weissenstein, Balmberg) depuis des années. Le castor colonise l'Aar et ses affluents. Le loup traverse régulièrement la région. Un renoncement constitutionnel à la protection préventive serait un signal au-delà du canton (cf. l'analyse de la politique du loup sur wildbeimwild.com).

6. Conséquences financières : Budget concret pour Soleure

Pour Soleure avec 791 km² de superficie et environ 275'000 habitants, l'estimation de coûts suivante en résulte :

Coûts de personnel : 360'000 à 560'000 francs par an. Trois à quatre postes à temps plein sont nécessaires. Soleure est avec 791 km² presque trois fois plus grand que Genève (282 km²). Un poste à temps plein coûte charges comprises environ 120'000 à 140'000 francs par an.

Coûts matériels : 80'000 à 120'000 francs par an. Équipement, véhicules, dispositifs d'effarouchement, infrastructure de monitoring, clôtures électriques, relations publiques.

Indemnisation des dommages : 50'000 à 100'000 francs par an. Principalement dommages de sangliers dans l'agriculture et dommages d'abroutissement en forêt.

Indemnisation des communes : 100'000 à 200'000 francs par an. Pour la perte des recettes d'affermage de chasse.

Coûts totaux : 590'000 à 980'000 francs par an (brut). Cela correspond à environ 2,15 à 3,55 francs par habitant et par an.

S'y opposent des économies : aucune administration d'affermage de chasse, aucun examen de chasse, aucune surveillance de chasse. Les coûts nets supplémentaires devraient se situer à 300'000 à 600'000 francs par an , ce qui correspond à environ 1,10 à 2,20 francs par habitant (cf. vérification des mythes de chasse sur wildbeimwild.com).

Recettes supprimées

Avec l'abolition de la chasse de loisir, les recettes d'affermage de la chasse par secteurs d'environ 300'000 à 500'000 francs par an disparaissent. Cependant, s'y opposent les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice – accidents avec la faune, dommages d'abroutissement liés à la chasse dans les forêts de protection, charges administratives, interventions de police et de justice – qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes manquent depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à temps plein font le même travail en mieux. Les tirs sanitaires et thérapeutiques par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une régulation par chasse selon le latin des chasseurs ou une « expérience de la nature » mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul de coûts complets montre : la chasse de milice coûte au contribuable nettement plus qu'elle ne rapporte (cf. « Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse » sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il a co-élaborée a échoué dans les urnes (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association tessinoise des chasseurs a torpillé le parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir au Parlement ont fait de la politique majoritairement contre les préoccupations environnementales. Qui prétend que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement électoral (cf. Association tessinoise des chasseurs : 30 ans d'aberrations et dossier coûts).

7. Compatibilité avec le droit supérieur

L'initiative est conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 LChP, les trois systèmes de chasse équivalents, plus de 50 ans de pratique incontestée à Genève. La résiliation des contrats d'affermage de chasse par non-renouvellement ne porte pas atteinte à la garantie de la propriété, car il s'agit de contrats de droit public à durée déterminée dont le renouvellement ne constitue pas un droit acquis. L'art. 7a LChP permet la régulation préventive, mais ne l'impose pas. L'initiative respecte l'unité de la matière.

8. Anticipation d'objections prévisibles

«Soleure est presque trois fois plus grande que Genève»

Les faits : La surface plus importante nécessite davantage de spécialistes (3–4 au lieu de 2–3 postes à temps plein), mais ne change rien au principe de base. Les coûts évoluent proportionnellement, et les coûts par habitant restent entre 1.10 et 2.20 francs par habitant, car Soleure dispose d'une base démographique suffisante avec 275'000 habitants.

Formule communicative succincte : «Plus de surface nécessite plus de spécialistes. Mais avec 275'000 habitants, ils coûtent moins de 2.20 francs par personne et par an.»

«Les revenus d'affermage sont perdus»

Les faits : Les revenus d'affermage sont fiscalement marginaux pour les communes soleuroises. L'initiative prévoit une indemnisation cantonale. Et les animaux sauvages ne sont plus tués pour le plaisir de loisir.

Formule communicative succincte : «Les revenus d'affermage représentent de la menue monnaie dans le budget communal. L'initiative indemnise – et les animaux vivent.»

«Les sociétés de chasse accomplissent un travail précieux»

Les faits : Les sociétés de chasse remplissent une obligation contractuelle en contrepartie du droit de tuer des animaux sauvages. Dans le système professionnel, ces tâches sont mieux assumées : avec une meilleure formation et sans le conflit d'intérêts inhérent au système de la chasse de loisir (cf. la Psychologie de la chasse dans le canton de Soleure).

Formule communicative succincte : «Les sociétés de chasse ne rendent pas un service bénévole. Elles remplissent une obligation contractuelle en échange du droit de tuer. Les spécialistes peuvent mieux le faire.»

9. Résumé

Cette initiative donne à la population soleuroise la possibilité de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur les preuves de la faune sauvage. La situation au pied sud du Jura avec le lynx, le castor et le loup fait de la protection professionnelle de la faune sauvage une nécessité concrète. Les coûts sont gérables avec 1.10 à 2.20 francs par habitant, la base légale est assurée, et avec 3'000 signatures en 18 mois, l'obstacle est surmontable.

Comité d'initiative «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage»

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton de Soleure)

Adresse de contact : [Adresse du comité]

Annexe : Documentation complémentaire

Modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/genf-jagdverbot

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien-ueber-die-auswirkung-der-jagd-auf-wildtiere-und-jaeger

Chasse en Suisse : wildbeimwild.com/warum-die-hobby-jagd-in-der-schweiz-kein-naturschutz-ist

Psychologie de la chasse dans le canton de Soleure : wildbeimwild.com – Psychologie de la chasse dans le canton SO

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd

Dossier loup : wildbeimwild.com/dossiers/wolf-in-der-schweiz-fakten-politik-und-die-grenzen-der-jagd

Animaux sauvages et prédateurs : wildbeimwild.com/category/wildtiere – Informations sur les animaux sauvages, les prédateurs et la coexistence entre l'homme et la faune sauvage.

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jaeger – Vérification des faits concernant les affirmations les plus fréquentes du lobby de la chasse de loisir.

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte type de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville

Remarque sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte d'initiative à la Chancellerie d'État du canton de Soleure pour examen préalable avant le début de la récolte de signatures. Pour aboutir, l'initiative nécessite 3'000 signatures valables. Le délai de récolte est de 18 mois à partir de la publication dans la Feuille officielle. Les modalités de dépôt se conforment à la loi cantonale sur les droits politiques.

Briefing stratégique pour les activistes

Initiative populaire «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» – Canton de Soleure Document de travail interne – État mars 2026

Résumé

Soleure est le troisième canton à chasse en patente dans la série (après BL et SH) et stratégiquement important comme pont entre Bâle et le Plateau. La situation au pied sud du Jura rend le paragraphe de protection des espèces particulièrement pertinent (lynx, castor, loup). Les 3’000 signatures en 18 mois sont réalisables, et les coûts par habitant de 1,10 à 2,20 francs sont avantageux.

1. Pourquoi Soleure ?

Pied sud du Jura comme région clé. Le lynx vit dans le Jura soleurois, le castor sur l'Aar, le loup traverse la région. La gestion professionnelle de la faune sauvage n'est pas ici une abstraction.

Proximité de Bâle. Un succès à Soleure avec Bâle-Campagne créerait un territoire cohérent du Rhin à l'Aar.

Canton mixte. Urbain (Olten, Soleure, Granges) et rural (Thal, Gäu). Cas de test idéal pour le Plateau.

3’000 signatures en 18 mois. Réalisable avec le soutien des associations.

2. Leçons de Zurich

Erreur 1 de Zurich : Titre confrontationnel. Notre titre «Pour une protection professionnelle de la faune sauvage» est positif.

Erreur 2 de Zurich : Argument des coûts resté sans réponse. Notre initiative contient un calcul budgétaire détaillé : 1,10 à 2,20 francs par habitant.

Erreur 3 de Zurich : Aucun soutien partisan. Les contacts avec le PS, les Verts et le PVL doivent être établis précocement.

3. Stratégie de communication : Les trois messages centraux

«Genève le fait depuis 50 ans. Ce qui fonctionne là-bas fonctionne aussi ici.»

«Professionnel au lieu d'amateur. Des spécialistes au lieu de tireurs de loisir.»

«Moins de 2,20 francs par personne et par an. C'est un demi-café.»

4. Analyse des opposants

Les sociétés de chasse sont ancrées localement et combattront la perte de leurs territoires de chasse en fermage. La campagne doit rester factuelle et souligner la garantie d'indemnisation.

Les communes déploreront la perte des recettes de fermage. La réponse : marginales, et l'initiative indemnise.

L'argument des coûts est bien réfutable à 1,10-2,20 francs par habitant. C'est moins qu'à Genève (2,40 francs) (cf. Psychologie de la chasse dans le canton de Soleure).

5. Calendrier

PhaseContenuDélai
Formation du comité & vérification préalable du texteFaire appel à un juriste ; recruter des membres du comité avec domicile SO selon le droit cantonalMois 1–3
Dépôt pour examen préalableChancellerie d'État de SoleureMois 3–4
Publication & début de récolteDélai de 18 mois ; objectif : 3’500+ signatures comme tamponMois 4
Contacts partisans & construction de coalitionPS, Verts, PVL ; intégrer les associations de protection de la natureMois 1–12
Dépôt des signaturesChancellerie d'État, vérification officielleMois 20–22
Débat au Grand ConseilAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois 23–30
Campagne de votationMobilisation finale, infographies, présence médiatiqueMois 30–36

6. Matériel de campagne

7. Sources complémentaires

Ce document est un texte modèle de l'IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par les activistes, organisations ou comités d'initiative et adapté aux conditions du canton de Soleure.

Vérification des faits : Les affirmations du lobby des chasseurs de loisir

La brochure « La chasse en Suisse protège et profite » de JagdSchweiz se lit comme un prospectus publicitaire – mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification factuelle. Dix narratifs à l'épreuve des faits, de « tâche étatique » à « biodiversité » en passant par « 80 % d'approbation » : Dossier : Fact-checking de la brochure JagdSchweiz →