5 avril 2026, 12:28

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Initiative populaire cantonale – Canton d'Obwald

«Pour une protection professionnelle de la faune»

Initiative constitutionnelle sous la forme d'un projet élaboré

Fondé sur l'art. 59 de la Constitution cantonale d'Obwald du 19 mai 1968 et sur la loi sur les votations

Déposé par le comité d'initiative [date du dépôt]

Texte de l'initiative

Les personnes soussignées, ayant le droit de vote dans le canton d'Obwald, déposent l'initiative constitutionnelle suivante :

La Constitution cantonale d'Obwald du 19 mai 1968 est complétée par les articles suivants :

Art. [nouveau] Protection professionnelle de la faune sauvage

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse à patente, chasse de loisir) est interdit sur tout le territoire du canton d'Obwald.

2 La protection, l'entretien et, dans la mesure nécessaire, la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune sauvage formés professionnellement au service du canton.

3 L'abattage d'animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures appropriées de prévention des dommages ou de défense contre les dangers sont épuisées ou insuffisantes. Il nécessite l'autorisation préalable de la commission de la faune sauvage.

4 Le canton institue une commission indépendante de la faune sauvage, composée de représentantes et représentants des associations de protection des animaux et de la nature, de la science ainsi que des autorités concernées. La commission supervise la gestion de la faune sauvage et décide des mesures de régulation.

5 Le canton favorise la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'homme et la faune sauvage.

6 Les modalités sont réglées par la loi.

Art. [nouveau] Protection des espèces de faune sauvage menacées et protégées

1 Le canton renonce aux demandes de régulation préventive des effectifs d'espèces de faune sauvage protégées selon la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, notamment du loup, du lynx, de l'ours, du castor, de la loutre, du chacal doré, de l'aigle royal, du harle bièvre et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 Il mise sur la promotion de la coexistence entre l'homme et la faune sauvage, la prévention passive des dommages, la revalorisation écologique des habitats et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels qui représentent un danger immédiat et considérable pour les humains demeurent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et exécutées par le service spécialisé compétent du canton.

4 Le canton s'engage activement dans le cadre de la coopération intercantonale et auprès de la Confédération pour la protection et la conservation des espèces de faune sauvage menacées.

Disposition transitoire

1 Le Conseil d'État édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les deux ans suivant l'acceptation de cette modification constitutionnelle.

2 Les permis de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis déjà payées pour la saison de chasse en cours sont remboursées au prorata.

3 Le Conseil d'État assure la continuité de la gestion de la faune sauvage pendant la phase de transition.

Explications

1. Situation de départ

Dans le canton d'Obwald, un petit canton de Suisse centrale comptant environ 38'000 habitants sur 491 km² de superficie, la chasse de loisir actuelle est un système qui ne sert ni à la protection des espèces ni à une gestion contemporaine de la faune sauvage. Elle constitue l'exercice d'un divertissement sanglant au détriment d'êtres sensibles, légitimée par des narratifs dépassés qui ne résistent pas à un examen scientifique. L'affirmation selon laquelle l'équilibre écologique s'effondrerait sans chasse de loisir est réfutée empiriquement depuis plus de 50 ans par le modèle genevois (cf. le dossier sur l'interdiction de chasse genevoise sur wildbeimwild.com).

La chasse de loisir est organisée à Obwald comme chasse à permis. Des particuliers acquièrent un permis cantonal et chassent sans responsabilité fixe de territoire. Contrairement à l'affirmation largement répandue, les détenteurs de permis n'assument aucune responsabilité écologique, mais agissent dans le cadre de plans de tir cantonaux (cf. la psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Obwald ainsi que l'analyse critique de la formation de chasse sur wildbeimwild.com).

Parallèlement, au niveau fédéral, de plus en plus d'espèces de faune sauvage protégées subissent des pressions. Avec la révision de la loi sur la chasse en décembre 2022, la régulation préventive du loup a été introduite. Le castor peut être abattu depuis février 2025 sur demande cantonale. Le canton d'Obwald est concerné par le retour du loup : le loup du Pilate a fait la une nationale en 2023/2024. Le lynx est indigène dans le canton. L'aigle royal niche dans les Alpes obwaldiennes. La vallée d'Engelberg et le versant nord du Pilate sont des habitats d'importance écologique suprarégionale (cf. l'analyse de la politique cynégétique sur wildbeimwild.com et la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Le canton d'Obwald a la possibilité d'envoyer ici un signal clair : non seulement pour une protection professionnelle de la faune sauvage au lieu de la chasse de loisir, mais aussi pour la protection conséquente des espèces de faune sauvage menacées au niveau cantonal.

2. Le modèle : canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève ont voté pour l'abolition de la chasse de loisir par milice. Avant l'interdiction, le gros gibier était pratiquement exterminé dans le canton : cerfs et sangliers avaient disparu depuis des décennies, il ne restait que quelques douzaines d'exemplaires de chevreuils. Environ 300 chasseurs de loisir relâchaient massivement faisans, perdrix et lièvres pour la chasse de loisir.

Les expériences depuis l'interdiction de la chasse de loisir sont sans équivoque :

– La biodiversité a nettement augmenté. Le nombre d'oiseaux aquatiques hivernants s'est multiplié de quelques centaines à environ 30’000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs et l'une des dernières populations de perdrix de Suisse.

– L'effectif de chevreuils s'est stabilisé à un niveau sain, avec un abattage spécialisé annuel par des gardes-faune professionnels de seulement 20 à 36 animaux.

– En 2005, lors d'un nouveau référendum populaire, 90 pour cent de la population votante genevoise s'est prononcée pour le maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une motion pour la réintroduction a été rejetée au parlement cantonal par 70 voix contre 7.

– Les coûts totaux de la gestion professionnelle de la faune à Genève s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an, répartis en environ 600’000 francs pour le personnel (environ trois postes à plein temps, répartis sur une douzaine de responsables environnementaux), 250’000 francs pour la prévention et 350’000 francs pour l'indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.

L'inspecteur de la faune genevois Gottlieb Dandliker, responsable de la gestion de la faune depuis 2001, qualifie l'interdiction de la chasse de loisir comme l'alternative financièrement la plus avantageuse pour le canton. Une présentation détaillée se trouve dans le Dossier «Genève et l'interdiction de chasse» sur wildbeimwild.com. L'efficacité du modèle genevois se révèle dans la comparaison directe : un garde-faune professionnel à Genève a besoin en moyenne de 8 heures et au maximum 2 cartouches pour un abattage sanitaire d'un sanglier. Un chasseur de loisir dans le canton de Zurich a besoin pour cela de 60 à 80 heures et jusqu'à 15 cartouches. La densité de lièvres des champs à Genève atteint 17,7 animaux pour 100 hectares (la plus élevée de Suisse), dans le canton de Zurich seulement 1,0 pour 100 hectares (cf. Vérification des faits Conseil d'État de Zurich).

3. Le concept : Garde-faune professionnelle au lieu de chasse de loisir

L'initiative ne remplace pas la chasse de loisir par un vide, mais par une gestion professionnelle de la faune selon le modèle des gardes-faune. Ce modèle repose sur les principes suivants :

Compétence professionnelle au lieu de loisir. Les gestionnaires professionnels de la faune agissent sur une base scientifique (cf. l'analyse critique de la formation cynégétique sur wildbeimwild.com).

Principe de dernière instance. Un tir n'est autorisé que lorsque toutes les mesures non létales ont été épuisées.

Contrôle démocratique par une commission de la faune. La commission indépendante empêche que la pression politique n'affaiblisse la gestion de la faune.

Autorégulation naturelle comme principe directeur. L'expérience de Genève, des parcs nationaux et de nombreuses études scientifiques le prouve : les populations de faune sauvage se régulent dans la plupart des cas de manière autonome.

4. Pourquoi Obwald ?

Le canton d'Obwald se prête pour plusieurs raisons à l'introduction d'une protection professionnelle de la faune :

Le loup au Pilate. Le loup du Pilate a fait les gros titres nationaux en 2023/2024 et a polarisé le débat dans toute la Suisse centrale. Le Pilate se situe à la frontière entre Obwald, Lucerne et Nidwald. L'initiative offre une réponse constitutionnelle : gestion professionnelle de la faune au lieu de tirs politiquement motivés (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Vallée d'Engelberg : habitat unique. La vallée d'Engelberg est l'une des vallées les plus impressionnantes de Suisse centrale et l'habitat du bouquetin, du chamois, de l'aigle royal et du lynx. Une gestion professionnelle de la faune protégerait cet habitat unique de manière plus conséquente que la chasse de loisir (cf. wildbeimwild.com sur les parcs nationaux et zones protégées).

Forêt protectrice au Brünig et dans les Alpes obwaldiennes. Obwald a une forte proportion de forêts protectrices. Le loup régule naturellement le stock de chevreuils et réduit la pression d'abroutissement dans la forêt protectrice – significatif écologiquement et économiquement.

500 signatures. Avec 38’000 habitants, 500 signatures représentent environ 2,6 pour cent de la population. Il est possible de récolter à Sarnen, Kerns, Alpnach, Sachseln et Engelberg (cf. wildbeimwild.com sur la faune dans les zones habitées).

Canton touristique. Engelberg et le Pilate sont des destinations touristiques d'importance nationale. La protection professionnelle de la faune et la coexistence avec les prédateurs constituent un argument pour un tourisme durable.

Chasse à patente = changement de système simple. Aucun contrat d'affermage, aucune indemnisation communale. Les patentes existantes s'éteignent et les taxes déjà payées sont remboursées au prorata.

Comparaison de taille avec Genève. Obwald a avec 491 km² une superficie similaire à Genève (282 km²). Les différences résident dans la topographie (alpine vs. plate) et la population (38’000 vs. 500’000). Mais : une densité de population plus faible signifie moins de zones de conflit.

5. Sur le texte de l'initiative

Alinéa 1 – Interdiction de la chasse de loisir

L'interdiction de la chasse par patente pour les personnes privées correspond au modèle genevois. La compétence cantonale est incontestée : art. 3 al. 1 LChP. Les trois systèmes de chasse sont équivalents. Genève conforme au droit fédéral depuis 1974.

Alinéa 2 – Gestion professionnelle de la faune

À la place des chasseurs de loisir, des gestionnaires de la faune professionnellement formés au service cantonal assument toutes les tâches. À Genève, ce système a fait ses preuves depuis plus de 50 ans.

Alinéa 3 – Abattage en dernier recours

Un abattage constitue l'exception, non la règle. Les mesures passives ont la priorité.

Alinéa 4 – Commission de la faune

La commission indépendante de la faune s'inspire du modèle genevois. Elle empêche que le Conseil d'État autorise de manière autonome des exceptions (cf. wildbeimwild.com/jagd-fakten).

Alinéa 5 – Régulation naturelle et coexistence

La promotion de la coexistence comprend en Obwald notamment la protection de la vallée d'Engelberg, la sécurisation de la forêt protectrice et l'information de la population et des touristes (cf. wildbeimwild.com sur les animaux sauvages en zone habitée).

Dispositions transitoires

Le délai de deux ans donne au Conseil d'État suffisamment de temps. L'office existant des forêts et du paysage peut servir de base institutionnelle.

6. Sur le deuxième article : Protection des espèces animales sauvages menacées et protégées

Le deuxième article est particulièrement pertinent pour Obwald. Le loup au Pilatus a montré à quelle vitesse la pression politique conduit à des demandes d'abattage. Le lynx est indigène dans le canton. L'aigle royal niche dans les Alpes obwaldiennes. La formulation « notamment » protège aussi les futurs returnees, notamment l'ours (cf. la politique du loup sur wildbeimwild.com).

7. Conséquences financières : Budget concret pour Obwald

Le budget de référence genevois

À Genève, les coûts totaux s'élèvent à environ 1,2 million de francs par an : environ 600’000 francs pour le personnel, environ 250’000 francs pour la prévention et environ 350’000 francs pour l'indemnisation des dommages.

Estimation conservatrice pour Obwald

Pour Obwald avec 491 km² de superficie et environ 38’000 habitants, l'estimation de coûts volontairement conservatrice suivante en résulte :

Coûts de personnel : 360’000 à 560’000 francs par an. 3 à 4 postes à temps plein sont nécessaires. Obwald est presque deux fois plus grand que Genève et topographiquement exigeant : vallée d'Engelberg, versant nord du Pilatus, économie alpestre de grande superficie.

Coûts matériels : 70’000 à 120’000 francs par an.

Indemnisation des dommages : 40’000 à 90’000 francs par an.

Investissement initial pour la protection des troupeaux : 300’000 à 500’000 francs. Investissement unique dans l'infrastructure de protection des troupeaux pour la vallée d'Engelberg et la région du Pilatus sur trois à cinq ans.

Coûts totaux : 470’000 à 770’000 francs par an (brut).

Économies et contre-financement

En face se trouvent des économies : aucun examen de chasse, aucune gestion de brevets, aucune planification d'abattage, aucune surveillance de chasse. Un seul loup tué inutilement coûte environ 35’000 francs au public. La reproduction compensatoire – le taux de reproduction artificiellement augmenté par la pression de chasse – s'atténue dans les quelques années suivant le changement de système.

Recettes supprimées

Avec l'abolition de la chasse de loisir, les taxes de brevet d'environ 200’000 à 350’000 francs par an sont supprimées. Cependant, s'y opposent les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de milice – accidents de gibier, dégâts d'abroutissement liés à la chasse dans la forêt de protection, frais administratifs, interventions de police et judiciaires – qui représentent un multiple de ces recettes. Dans le canton de Genève, ces recettes sont supprimées depuis 1974 – sans problèmes financiers : avant l'interdiction de chasse, plus de 400 chasseurs de loisir étaient actifs, aujourd'hui trois postes à temps plein font le même travail en mieux. Les abattages sanitaires et thérapeutiques par des gardes-faune professionnels ne sont pas la même chose qu'une chasse régulatrice basée sur le jargon des chasseurs ou une « expérience de la nature » mal comprise des chasseurs de loisir. Un calcul de coûts complets montre : la chasse de milice coûte nettement plus au contribuable qu'elle ne rapporte (cf. « Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse » sur wildbeimwild.com).

Les chasseurs de loisir en politique votent contre la protection de la nature. Le lobby de la chasse de loisir combat systématiquement les préoccupations de biodiversité et de protection des espèces. En 2024, il a combattu l'initiative pour la biodiversité (63 pour cent de non). En 2020, la loi sur la chasse qu'il a contribué à façonner a échoué aux urnes (51,9 pour cent de non). En 2016, l'association tessinoise de chasseurs a torpillé le Parc national Parc Adula. Durant la législature 2015 à 2019, les chasseurs de loisir au Parlement ont fait de la politique majoritairement contre les préoccupations environnementales. Quiconque prétend que les chasseurs de loisir sont des protecteurs de la nature ignore leur comportement de vote (cf. Association tessinoise de chasseurs : 30 ans d'absurdités et Dossier des coûts).

Les surcoûts nets devraient s'élever à 250’000 à 500’000 francs annuellement. En chiffres absolus, les coûts sont modestes : 250’000 à 500’000 francs pour un canton avec un budget total d'environ 390 millions de francs (comptes de l'État 2024, AFF). Cela représente moins de 0,15 pour cent du budget cantonal (cf. Vérification des mythes de chasse sur wildbeimwild.com).

8. Compatibilité avec le droit supérieur

Premier article : Abolition de la chasse de loisir

Conforme au droit fédéral. Art. 3 al. 1 LChP. Trois systèmes de chasse équivalents. Genève depuis 1974 sans objection.

Deuxième article : Protection des espèces protégées

L'art. 7a LChP permet la régulation préventive, mais n'y oblige pas. Le renoncement ne viole ni le droit fédéral ni la Convention de Berne.

Unité de la matière

Préservée, car toutes les dispositions se rapportent à la gestion cantonale de la faune sauvage et à la protection des animaux sauvages.

9. Anticipation d'objections prévisibles

« Obwald est trop petit et trop alpin »

Les faits : Obwald a avec 491 km² une superficie similaire à Genève (282 km²), mais est moins densément peuplé. Cela signifie : moins de zones de conflit. Les coûts sont absolument modestes avec 250’000 à 500’000 francs. La vallée d'Engelberg et la région du Pilatus méritent une protection professionnelle (cf. la Psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Obwald).

Formule communicative concise : « Obwald fait la moitié de la taille de Genève. Moins densément peuplé, moins de conflits. 250’000 à 500’000 francs. Modeste. »

« Le loup au Pilatus montre que nous devons abattre »

Les faits : Le loup au Pilatus montre le contraire : Il montre à quelle vitesse la pression politique mène à des exigences d'abattage réflexes. Une gestion professionnelle de la faune sauvage aurait accompagné le loup scientifiquement et protégé professionnellement les troupeaux d'animaux de rente. Le loup régule la population de chevreuils et réduit la pression d'abroutissement dans la forêt protectrice.

Formule communicative courte : « Le loup du Pilate nécessite une gestion professionnelle, pas des abattages réflexes. »

« Les coûts sont trop élevés pour un petit canton »

Les faits : Même en calculant généreusement : 250'000 à 500'000 francs. 0,1 à 0,2 pour cent du budget cantonal. Une fraction de ce que le canton dépense pour l'entretien routier.

Formule communicative courte : « 250'000 à 500'000 francs. 0,1 à 0,2 pour cent du budget cantonal. Modeste. »

10. Résumé

Cette initiative donne à la population obwaldienne la possibilité de se prononcer pour une gestion moderne de la faune basée sur les preuves et une protection complète des espèces fauniques menacées. Le premier article suit le modèle genevois qui a fait ses preuves depuis plus de 50 ans. Le deuxième article protège notamment le loup du Pilate, le lynx dans la vallée d'Engelberg et l'aigle royal dans les Alpes obwaldiennes. La superficie similaire à Genève, la faible densité de peuplement et les coûts absolus modestes font d'Obwald un canton approprié pour le changement de système.

Comité d'initiative « Pour une protection professionnelle de la faune »

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité selon le droit cantonal, domiciliés dans le canton d'Obwald)

Adresse de contact : [Adresse du comité]

Annexe : Documentation complémentaire

Modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Présentation complète de la gestion de la faune genevoise depuis 1974.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien – Collection d'études scientifiques sur l'autorégulation.

Chasse en Suisse : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz – Aperçu mis à jour en continu.

Psychologie de la chasse de loisir dans le canton d'Obwald : wildbeimwild.com – Psychologie de la chasse de loisir dans le canton OW

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd

Dossier loup : wildbeimwild.com/category/wolf

Prédateurs : wildbeimwild.com/category/raubtiere

Parcs nationaux et zones protégées : wildbeimwild.com/category/nationalpark

Animaux sauvages en zone habitée : wildbeimwild.com/category/wildtiere-im-siedlungsgebiet

Mythes de la chasse : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville : Texte modèle de l'initiative dans le canton de Bâle-Ville

Note sur la procédure

Le comité d'initiative soumet le texte d'initiative à la Chancellerie d'État du canton d'Obwald pour examen préliminaire avant le début de la récolte de signatures. 500 signatures valables sont nécessaires pour l'aboutissement de l'initiative. Les modalités de dépôt se conforment à la loi sur les votations.

Briefing stratégique pour les militantes et militants

Initiative populaire «Pour la protection professionnelle de la faune» – Canton d'Obwald Document de travail interne – État mars 2026

Résumé

Obwald est le canton-pilote de la série. Le loup au Pilatus 2023/2024 a polarisé le débat dans toute la Suisse centrale. La vallée d'Engelberg est un habitat unique. 500 signatures sur 38’000 habitants sont réalisables. Les coûts absolus sont modestes avec 250’000 à 500’000 francs. La superficie similaire à Genève (491 vs. 282 km²) rend la comparaison de taille convaincante.

1. Pourquoi Obwald en particulier?

Loup au Pilatus. Gros titres nationaux 2023/2024. Le paragraphe protection des espèces est la réponse directe.

Vallée d'Engelberg. Habitat unique. Bouquetin, chamois, aigle royal, lynx.

500 signatures sur 38’000 habitants. 2,6 pour cent. Réalisable.

Superficie similaire à Genève. 491 km² vs. 282 km². Comparaison de taille convaincante.

Chasse à patente = changement de système simple. Pas de contrats d'affermage.

Coûts absolus modestes. 250’000 à 500’000 francs.

2. Les leçons de Zurich: ce que nous faisons différemment

Titre positif. «Pour la protection professionnelle de la faune».

Le loup au Pilatus comme thème de mobilisation. Ancrage émotionnel.

Coûts absolus au lieu de par habitant. 150’000–350’000 francs est plus convaincant que les chiffres par habitant.

3. Analyse des opposants et réponses préparées

Contre-argument 1: «Obwald est trop petit et trop alpin»

Formule communicative courte: «Obwald fait la moitié de Genève. Moins densément peuplé, moins de conflits.»

Contre-argument 2: «Le loup au Pilatus montre qu'il faut abattre»

Formule communicative courte: «Le loup au Pilatus nécessite une gestion professionnelle, pas des abattages réflexes.»

Contre-argument 3: «Les coûts sont trop élevés»

Formule communicative courte: «250’000 à 500’000 francs. 0,1 à 0,2 pour cent du budget cantonal. Modeste.»

4. Stratégie de communication: les trois messages clés

«Le loup au Pilatus nécessite une gestion professionnelle.» Ancrage émotionnel pour Obwald.

«Genève le fait depuis 50 ans.» 90 pour cent d'approbation.

«Professionnel au lieu de loisir.» Personnel qualifié au lieu de chasseurs de loisir.

5. Calendrier et prochaines étapes

PhaseContenuDélai
Formation du comité & examen préliminaire du texteFaire appel à un juriste ; membres du comité domiciliés en OWMois 1–3
Dépôt pour examen préliminaireChancellerie d'État d'ObwaldMois 3–4
Publication & début de la récolteObjectif : 1’250+ signatures comme marge de sécuritéMois 4
Contacts avec les partis & formation de coalitionsPS, Verts ; Pro Natura ; BirdLife ; Tourisme d'Engelberg comme partenairesMois 1–10
Dépôt des signaturesChancellerie d'État, vérification officielleAprès la période de récolte
Débat au Conseil cantonalAncrage parlementaire ; travail médiatiqueMois suivants
Campagne de votationLoup du Pilate, vallée d'Engelberg, coûts absolusAvant la votation

6. Matériel de campagne

7. Sources complémentaires

Ce document est un texte type de l'IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par les activistes, les organisations ou les comités d'initiative et adapté aux conditions du canton d'Obwald.

Vérification des faits : les allégations du lobby de la chasse de loisir

La brochure « La chasse en Suisse protège et sert » de JagdSchweiz se lit comme un prospectus publicitaire – mais les allégations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix narratifs passés au crible, de « tâche étatique » à « 80 % d'approbation » en passant par « diversité des espèces » : Dossier : Vérification des faits brochure JagdSchweiz →