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Chasse

L'UE veut une meilleure protection pour les espèces menacées

L'UE soumet 21 demandes de protection à la CITES : interdictions commerciales pour les magots, les jaco, les requins et les bois tropicaux.

Rédaction Wild beim Wild — 27 avril 2016

Avec 21 initiatives, l'Union européenne entend obtenir une meilleure protection pour plus de 50 espèces animales et végétales.

Il est notamment prévu d'interdire le commerce international des magots, des jaco et de trois espèces de lézards, et de restreindre la vente de divers requins, raies et bois tropicaux. L'organisation de protection des espèces Pro Wildlife salue cette démarche visant à préserver les animaux sauvages et les plantes menacés.

L'UE a annoncé mardi quelles demandes de protection concrètes elle soumet au secrétariat de la Convention de Washington sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction (en anglais : CITES). Elle s'engage également en faveur d'un contrôle plus strict des exportations de trophées de chasse, d'une lutte renforcée contre la corruption et d'une meilleure protection des espèces rares à faible aire de répartition. Ces propositions, ainsi que de nombreuses autres, seront négociées par les 182 États parties à la CITES lors de la plus importante conférence internationale sur la protection des espèces, qui se tiendra en septembre à Johannesburg, en Afrique du Sud.

L'UE, nouveau membre de la CITES, montre la voie

L'UE participe pour la première fois à la conférence en tant que membre à part entière. « L'UE constitue un marché important pour les animaux et les plantes sauvages — elle est notamment une plaque tournante centrale pour les animaux de compagnie exotiques. Nous nous réjouissons que l'UE, en tant que nouveau membre, prenne cette responsabilité au sérieux et soumette de nombreuses demandes de protection importantes. Beaucoup des espèces proposées par l'UE ont urgemment besoin d'une meilleure protection », déclare Sandra Altherr de Pro Wildlife.

Le commerce menace les animaux et les plantes sauvages

Ils finissent dans une soupe, comme animal de compagnie exotique ou comme meuble : le commerce des animaux et des plantes sauvages est un marché lucratif à l'échelle mondiale. De nombreuses espèces sont exploitées en toute légalité et vendues aux quatre coins du monde. La communauté internationale ne tire généralement la sonnette d'alarme que lorsque le commerce a déjà fortement décimé les populations. Les restrictions et interdictions commerciales internationales représentent alors la dernière chance de survie pour de nombreuses espèces.

Symboles de statut vivants : magots, jaco et reptiles

Les espèces exotiques sont de plus en plus souvent gardées comme animaux de compagnie, et une grande partie des animaux sauvages commercialisés est encore capturée dans la nature — y compris pour le marché européen. De jeunes macaques de Barbarie sont capturés au Maroc et en Algérie, puis introduits clandestinement dans l'UE. Les populations de perroquets gris ont été décimées de manière alarmante dans au moins onze pays ; l'interdiction du commerce commercial de spécimens sauvages est désormais à l'ordre du jour. «Des reptiles rares comme le gecko psychédélique, le nano-gecko turquoise ou le lézard-crocodile sont devenus de véritables symboles de statut social. Pour ces trois espèces menacées, déjà protégées dans leur pays d'origine, l'UE souhaite désormais, en collaboration avec les pays d'origine, obtenir une interdiction internationale du commerce», rapporte la biologiste Altherr.

Délicatesses et prétendus remèdes miracles : requins et raies

La soupe aux ailerons de requin ainsi que les pilules et teintures à base de plaques branchiales de raies connaissent un succès fulgurant, notamment en Asie. Considérés comme bénéfiques pour la santé et comme produits de consommation luxueux, ils poussent à l'exploitation sans scrupules des populations : plusieurs centaines d'euros le kilo de plaques branchiales de raie, jusqu'à 100 euros le bol de soupe aux ailerons de requin. L'UE, conjointement avec le Sri Lanka, les Maldives et les îles Fidji, demande la réglementation, pour la première fois, du commerce des requins soyeux et des requins renards, ainsi que de neuf espèces de raies manta.

Bois tropicaux : mettre fin au bradage des forêts

Dans la lutte contre la destruction des forêts tropicales, l'UE, en collaboration avec le Sénégal et le Gabon, demande de limiter à l'avenir le commerce de quatre espèces de bois de rose à un niveau compatible avec la nature. Forêts et espèces forestières telles que les singes ou les perroquets en bénéficieraient.

L'éternel débat sur le commerce de l'ivoire

La communauté des États se penchera également, en Afrique du Sud, sur de nombreux autres sujets, à la demande d'autres États membres de la CITES : thème récurrent des conférences, le braconnage des éléphants et des rhinocéros. Le Kenya souhaite obtenir l'interdiction mondiale du commerce de l'ivoire. Des propositions relatives à la protection des lions d'Afrique, des pangolins et des nautiles sont également attendues. La date limite de dépôt des propositions est fixée au 27 avril.

Espèce menacée ne signifie pas espèce protégée

Le commerce des animaux sauvages peut entraîner une exploitation excessive et une extinction imminente, même lorsqu'il est légal. Même de nombreuses espèces gravement menacées peuvent encore faire l'objet de commerce. Les autorités ne peuvent généralement intervenir qu'après que la CITES a interdit ou restreint le commerce au niveau international. La conférence CITES se tient tous les deux à trois ans. La prochaine session aura lieu à Johannesburg, du 24 septembre au 5 octobre. Pro Wildlife a participé à l'élaboration de plusieurs des demandes de protection soumises.

Liens :

UE et demandes Site web de la CITES


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