Val Calanca : des renards abattus près d'un arrêt de bus
Dans le Val Calanca, dans le canton des Grisons, des renards sont abattus sans raison et exposés de manière irrespectueuse.
Des renards abattus inutilement et exposés
Bien qu'il soit démontré depuis des décennies que les renards n'ont pas besoin de régulation, les chasseurs de loisir se soucient peu des faits scientifiques.
Les chasseurs de loisir des Grisons perturbent délibérément, par leurs activités de chasse dénuées de sens, le repos hivernal de tous les animaux sauvages d'un biotope.
À moins de 5 mètres de la route cantonale Stradon 176, à 6548 Rossa, des renards abattus ont été suspendus. Dans le village d'Arvigo, en face de l'arrêt de bus Al Canton, le même spectacle se répète régulièrement.
Des enfants pleurent et ne comprennent pas comment on peut faire une chose aussi abominable. Des adultes sont également indignés par l'irresponsabilité des chasseurs de loisir, et même des chasseurs de loisir de la vallée trouvent cela de mauvais goût.
Dignité animale bafouée
L'IG Wild beim Wild condamne ces actes avec la plus grande fermeté. Les chasseurs de loisir ont bafoué la dignité des animaux.
La loi sur la protection des animaux définit la dignité de l'animal comme la valeur intrinsèque de l'animal, qui doit être respectée dans tout rapport avec lui. La dignité de l'animal est méconnue lorsqu'une atteinte qui lui est portée ne peut être justifiée par des intérêts prépondérants. Constitue une atteinte pour l'animal le fait de lui infliger des douleurs, des souffrances ou des dommages. Il ne doit pas être mis dans un état de peur ni être humilié. Est également considérée comme une atteinte à la dignité de l'animal toute intervention profonde dans son apparence ou ses capacités, ou toute instrumentalisation excessive de celui-ci Art. 3 let. a LPA.
Des chasseurs de loisir imperméables aux faits
Les chasseurs de loisir aiment formuler des affirmations non prouvées et émettre des opinions. La chasseurs amateurs recourt à certaines appellations de nature purement idéologique.
Nuisible, prédateur, ravageur, foyer épidémique, fléau, invasion, etc. ne sont pas des critères biologiques, mais servent à évaluer, à dévaloriser. Un moyen volontiers utilisé et éprouvé pour créer et entretenir des images ennemies. On ne laisse aucun doute s'installer sur le fait que les animaux que l'on veut tuer méritent aussi la mort.
Les chasseurs de loisir et les racistes ne se distinguent pas fondamentalement. Tous deux attachent de l'importance, dans leurs revendications diffuses, à une culture de la violence. Ils ont tous deux une vision du monde perturbée, qu'ils souhaitent réaliser avec une militantisme sectaire militance sectaire. Si l'on examine les profils des chasseurs de loisir sur les réseaux sociaux, ils regorgent de conservatisme, d'idées brunes, de Pegida, de sexisme, de racisme, de symboles de statut, etc. Il est rare de rencontrer parmi les chasseurs de loisir des personnes aspirant à des idéaux plus élevés. Les chasseurs de loisir ne s'engagent de surcroît pas dans un combat à armes égales avec leur adversaire en terrain découvert — ils sont trop lâches et trop perfides pour cela.
Dans chaque acte de violence se manifeste quelque chose qui existe de manière pathologique chez le chasseur de loisir, mais qui ne peut s'exprimer au quotidien, car la société ne le tolère plus. Les guerres, la torture, la persécution, le viol, la violence, le meurtre et l'exécution comme instruments de pouvoir pour dominer ses semblables ne trouvent plus d'acceptation dans nos sphères culturelles. Mais tuer comporte une composante, et la chasse de loisir est encore une scène sur laquelle ce pouvoir est exercé. Les animaux sont, dans ce jeu inéquitable, les victimes souffrantes que l'on met à disposition à cette fin.
Des affirmations issues du milieu des chasseurs de loisir reviennent sans cesse, lesquelles, à l'analyse approfondie, trouvent leur origine dans la littérature cynégétique et autres sources non scientifiques du même acabit. Cela tient avant tout à la formation souvent insuffisante dispensée dans les cours préparatoires à l'examen de chasseur, cours majoritairement animés par des fanatiques porteurs d'une idéologie sectaire et ne nécessitant aucune qualification reconnue.
Après la formation, le chasseur de loisir n'évolue plus que dans la chambre d'écho de la presse cynégétique, qui répète sans cesse ses représentations biaisées et souvent erronées.
Au sein des associations de chasse, les membres se confortent mutuellement dans leur vision des choses. C'est ainsi qu'est né un groupement cloisonné et militant, difficilement perméable aux nouvelles informations. Ce qui est particulièrement néfaste, c'est que la presse locale et les milieux politiques croient encore que sous le chapeau de chasseur se trouve une expertise, raison pour laquelle ils consultent volontiers le chasseur amateur local sur toutes les questions relatives à la nature. Les chasseurs amateurs contaminent ainsi également l'espace public.
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