Mieux protéger les animaux sauvages contre les drones
Les drones peuvent représenter une source de stress pour les oiseaux et les animaux sauvages, et même menacer leur survie. Une fiche d'information destinée aux pilotes de drones vise à y remédier.
Les drones peuvent représenter une source de stress pour les oiseaux et les animaux sauvages et même menacer leur survie. Une fiche d'information destinée aux pilotes de drones vise à y remédier.
Les drones s'aventurent également dans des zones jusqu'ici peu ou pas perturbées. Les oiseaux et autres animaux sauvages pourraient donc percevoir ces engins télécommandés comme une menace, ce qui engendrerait du stress. Cette pression pourrait nuire à leur survie et à leur succès reproducteur.
Une nouvelle fiche d'information pour les pilotes de drones
Depuis cette semaine, la nouvelle brochure intitulée « Voler avec des drones en respectant la nature » circule sur Internet. Elle est portée par un groupe de neuf organisations, dont la Station ornithologique de Sempach et l'Association suisse des drones civils (SVZD). En respectant ces règles, les pilotes de drones peuvent éviter de causer des dérangements.
Les drones devraient être pilotés dans des endroits dégagés, en l'absence d'oiseaux et d'autres animaux sauvages à proximité. Les zones urbanisées sans rassemblements humains sont également appropriées, selon la fiche. Des informations favorisant un vol sûr et respectueux avec des drones sont disponibles sur safedroneflying.aero.
Ne pas poursuivre les animaux
Il convient de ne pas diriger le drone directement vers un animal sauvage ni de le poursuivre. Si un animal réagit, le vol doit être immédiatement interrompu. Il en va de même si des corbeaux ou des rapaces s'approchent.
Il est également déconseillé de voler dans des zones où se trouvent des vols d'oiseaux aquatiques ou des groupes d'animaux sauvages. Par ailleurs, une distance suffisante doit être maintenue près des parois rocheuses, ainsi qu'au-dessus des haies et des roselières.
Les vols sont à éviter dans les réserves naturelles et les zones de tranquillité pour la faune. Les vols de drones sont interdits dans les réserves pour oiseaux migrateurs et d'eau, ainsi que dans les réserves de chasse, précise la fiche.
100’000 drones en Suisse
Ces recommandations ne sont toutefois pas juridiquement contraignantes. Le SVZD se contente d'inviter ses membres à les respecter. La loi suisse ne prévoit elle aussi que relativement peu de restrictions de vol pour les drones, bien que leur nombre augmente rapidement. Selon l'étude de TA-Swiss, environ 100’000 drones sont en service en Suisse. 22’000 s'y ajoutent chaque année.
Dans certains cas, les cantons peuvent en outre imposer des interdictions de vol régionales. Depuis l'hiver dernier, une telle interdiction de vol est également en vigueur dans le Parc national suisse, dans le canton des Grisons. Pourtant, des perturbations de la faune sauvage causées par des drones continuent d'y survenir régulièrement, raconte Ruedi Haller, responsable de la recherche et de la géoinformation au Parc national. «En 2017, nous avons infligé une amende à deux pilotes de drones pour avoir perturbé la tranquillité de la faune. Cela coûte 100 francs. Si l'on photographie ou filme professionnellement avec le drone, 200 francs.» En 2016, deux incidents s'étaient produits dans lesquels des aigles royaux avaient attaqué des drones de recherche. Dans les deux cas, seul le drone avait été endommagé, dit Haller. «Heureusement.» En savoir plus sur Environnement et protection de la nature.
Soutiens notre travail
Par ton don, tu contribues à protéger les animaux et à faire entendre leur voix.
Faire un don →