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Faune

Étude : le lait de vache est durablement mauvais pour la santé

Le 1er juin, la Journée du lait est célébrée chaque année.

Rédaction Wild beim Wild — 2 juin 2022

Le lait de vache est de moins en moins en vogue auprès des consommateurs suisses.

L'essor de la consommation d'alternatives végétales et donc respectueuses des animaux est cité comme l'une des raisons possibles de cette tendance à la baisse pour le lait de vache, qui n'est plus depuis longtemps un produit naturel local. C'est le cas, par exemple, des boissons biologiques à base d'avoine, de soja et d'amande.

En moyenne sur les années 2000/02, environ 84,63 kg de lait de vache étaient encore consommés par habitant en Suisse ; depuis lors, cette valeur a raisonnablement chuté à moins de 50 kg (chiffres 2019).

L'empreinte CO2 de l'alternative à base d'avoine représente presque un défi lancé à l'industrie laitière. Ainsi, le producteur suédois Oatly indique par exemple une émission de CO2 de 0,29 kilogramme pour la fabrication d'un kilogramme de sa boisson à l'avoine. Le lait de vache, en revanche, affiche selon diverses sources une empreinte d'au moins 0,9 kilogramme de CO2, ce qui le rend environ trois fois plus défavorable en termes de bilan climatique.

Les affirmations figurant sur les affiches publicitaires (Lovely) de Swissmilk et sur le site web de Swissmilk sont régulièrement inexactes sur le plan technique et trompeuses.

Les excédents d'azote issus de la production laitière nuisent en outre à la biodiversité, et 14 % des vaches laitières ne voient jamais un pâturage durant leur période de production. Il n'est pas naturel pour les êtres humains de boire ce jus blanc néfaste pour la santé, chargé aujourd'hui de polluants environnementaux, d'antibiotiques, de bactéries, de produits chimiques, etc., et les animaux en souffrent également.

La demande explose

Le lait rend les hommes fatigués vigoureux», disait-on dans les années 80. On entendait alors exclusivement le lait maternel des vaches. Personne ne pensait encore au lait de soja, de riz ou d'avoine. L'allitération ne concernait que les hommes. «C'est le lait qui fait tout», quelques années plus tard, pour s'adresser aussi aux femmes. Le lait de vache se voyait alors attribuer le bénéfice de santé de prévenir l'ostéoporose grâce à sa haute teneur en calcium.Ce qui est faux, comme de nombreuses études indépendantes l'ont depuis démontré.Le lait de vache contient également une forte proportion d'acides gras saturés, qui augmentent le taux de lipides sanguins et donc le risque de maladies cardiovasculaires. Des études montrent que le lait de vache augmente le risque de cancer du sein. Par ailleurs, la consommation de lait de vache est également associée à un risque fortement accru de cancer de la prostate.

Les dépenses de la Confédération pour la promotion des produits animaux sont près de cinq fois plus élevées que celles consacrées aux produits végétaux (39 contre 8 millions de francs). Cela signifie que la Confédération soutient avec des fonds publics la consommation massive de produits animaux peu sains, alors que leur production dépend largement d'aliments pour animaux importés et peu écologiques.

Les observateurs du marché prévoient que le marché mondial du lait d'avoine dépassera les deux milliards de dollars américains d'ici 2026, avec des taux de croissance à deux chiffres. Ces dernières années, Migros a également enregistré des taux de croissance à deux chiffres. Sur les dix dernières années, les ventes chez Coop ont même triplé.

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