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Environnement & protection de la nature

IG Wild beim Wild exige l'interdiction de circuler pour les motos bruyantes

Le bruit de la circulation perturbe et rend malades les êtres humains et les animaux.

Rédaction Wild beim Wild — 2 juillet 2022

Elles causent inutilement du bruit, de la pollution, un gaspillage des ressources et mettent en danger les autres usagers de la route.

Par beau temps, elles vrombissent pour le plaisir sur les cols alpins, le long des rives des lacs, à travers vallées et villages. La population et les animaux se sentent gravement importunés. Les cyclistes ne se sentent pas non plus à l'aise à côté de ces émissions bruyantes et oppressantes. Depuis Andermatt en direction du col de l'Oberalp, par exemple, le va-et-vient est comparable à celui d'une autoroute, et ce en plein milieu alpin, là où êtres humains et animaux cherchent calme et détente.

Les motos ont le droit de circuler de manière nettement plus bruyante que les voitures particulières. Cette société du plaisir peu sportive importune et met en danger ses propres membres, les habitants, l'environnement, les animaux et la nature. Rien d'utile n'est transporté non plus. Certains semblent apprécier rouler d'autant plus fort que c'est bruyant. Et ils sont de plus en plus nombreux, tout comme les accidents mortels.

Plus d'un million de personnes et d'animaux doivent vivre au bord des routes suisses dans un bruit excessif. Ils en supportent les risques sanitaires, pendant que quelques fauteurs de bruit veulent s'offrir leur plaisir tonitruant.

En 2021, les motos ont enregistré un nouveau record avec 56’375 nouvelles immatriculations. Les nuisances sonores subies par la population ne sont toujours pas suffisamment mesurées par les relevés de niveau sonore moyennés sur l'année. Les contrôles de police sont quasi inexistants sur les cols.

En Suisse, les motos excessivement bruyantes constituent depuis des années une nuisance majeure, notamment sur les routes de cols prisées, dans les Préalpes et les Alpes, mais aussi sur le Plateau.

Le Tyrol fait mieux

Depuis le 10 juin 2020, les motos dont le niveau sonore à l'arrêt dépasse 95 décibels sont interdites sur les itinéraires d'excursion populaires. Ces restrictions s'appliquent également aux touristes. Toute infraction est passible d'une amende de 220 euros. Le Tyrol réagit ainsi aux nuisances sonores causées par les motos bruyantes. Surtout les week-ends d'été, le vrombissement des motos roulant à haut régime lors des accélérations et freinages trouble la tranquillité des Alpes. Cette interdiction de circuler basée sur le bruit, une première en Autriche, doit permettre un allègement sensible pour les êtres humains et la nature.

Le bruit affecte excessivement les êtres humains et la nature. Diverses interventions parlementaires en Suisse ont jusqu'ici échoué face à l'argument selon lequel les niveaux sonores doivent respecter les directives européennes afin de ne pas compromettre l'accord sur les transports terrestres avec l'UE. Puisqu'une telle interdiction de circuler est manifestement possible dans le Tyrol en conformité avec le droit européen, les motos présentant un niveau sonore à l'arrêt supérieur à 95 dB/A ne devraient plus être autorisées à circuler en Suisse non plus.

Le bruit stresse la population ainsi que les autres êtres vivants et rend malade. Le bruit des motos déprécie les paysages naturels de la Suisse et chasse les touristes en quête de détente. Nous ne devrions pas être perturbés à ce point dans notre bien-être par une minorité (art. 15 LPE), et les nuisances évitables devraient être supprimées (art. 42 LCR). Il est déjà aujourd'hui interdit de provoquer du bruit inutile pour le plaisir.

Nombreux sont ceux qui vivent le long des routes de cols très fréquentées et qui en ont assez du bruit. Tout comme la Ligue du bruit Suisse. Elle demande au Conseil fédéral d'agir par le biais d'une pétition. La Confédération doit mettre à disposition des radars acoustiques, introduire une limite de bruit de 81 décibels, exiger des amendes plus élevées et interdire les pétarades.

L'IG Wild beim Wild demande également aux politiques de prendre enfin des mesures concrètes et de s'engager pour le bien-être des êtres humains et des animaux – mettre fin à l'épidémie bruyante des motards sur les routes ! Sur les routes de montagne, une limitation de vitesse complémentaire à 60 km/h doit être instaurée.

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