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Droits des animaux

Affaire Hefenhofen : le Tribunal supérieur admet les preuves du service vétérinaire

Les preuves recueillies par le service vétérinaire lors du vidage de la ferme du détenteur d'animaux à Hefenhofen à l'été 2017 peuvent être utilisées. C'est ce qu'a décidé le Tribunal supérieur. L'affaire est donc renvoyée au Tribunal de district d'Arbon.

Rédaction Wild beim Wild — 18 mars 2025

À l'été 2017, le service vétérinaire de Thurgovie a vidé la ferme du détenteur d'animaux à Hefenhofen.

Selon l'acte d'accusation du ministère public, il aurait notamment maltraité ou torturé de quelque autre manière de nombreux chevaux ainsi que divers autres animaux sur sa ferme, en partie depuis plusieurs années. Le 14 mars 2023, le Tribunal de district d'Arbon a condamné le détenteur d'animaux pour maltraitance animale répétée, violation de mise sous séquestre officielle et deux autres délits. Pour la grande majorité des accusations — dont les deux chefs d'accusation principaux — il l'a acquitté ou a classé la procédure en raison de la prescription. Le détenteur d'animaux et le ministère public ont fait appel de cette décision auprès du Tribunal supérieur. Le problème de protection des animaux apparaît de manière particulièrement évidente dans cette affaire.

Les constatations du service vétérinaire sont exploitables

Le Tribunal de district d'Arbon avait acquitté le détenteur d'animaux des deux chefs d'accusation principaux au motif qu'il considérait les constatations du service vétérinaire obtenues dans le contexte du vidage de la ferme comme inexploitables. Le Tribunal supérieur a désormais décidé que ces preuves peuvent être utilisées dans la procédure pénale contre le détenteur d'animaux, car une intervention du service vétérinaire était indiquée. En outre, les vétérinaires officiels impliqués lors du vidage de la ferme ainsi que d'autres personnes devront être entendus.

Lors du vidage de la ferme, la police a procédé à des perquisitions domiciliaires. Les preuves découvertes à cette occasion ne peuvent toutefois pas être exploitées, car la police n'a pas respecté les dispositions du code de procédure pénale. La police aurait dû respecter le code de procédure pénale, car le ministère public aurait dû ouvrir une procédure pénale contre le détenteur d'animaux dès le moment du vidage de la ferme. En savoir plus sur les droits des animaux.

Renvoi au Tribunal de district

Selon la décision du tribunal supérieur, la majorité des preuves est exploitable. Le tribunal de district d'Arbon ne s'est jusqu'à présent pas penché en détail sur ces preuves ni sur les deux accusations principales. Il devra donc rejuger et évaluer les deux principaux chefs d'accusation.

La décision peut être consultée sous forme anonymisée via le lien suivant : rechtsprechung.tg.ch.

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