Le Conseil cantonal de Zurich veut protéger les oiseaux de la mort par collision avec les vitres
Chaque année, trois millions d'oiseaux meurent en Suisse en percutant des vitres.
Le Conseil cantonal souhaite désormais que ces surfaces soient aménagées de manière à ce que les oiseaux puissent les percevoir.
L'initiative parlementaire demande l'ajout d'un alinéa supplémentaire dans la loi sur l'aménagement du territoire et les constructions, obligeant les maîtres d'ouvrage à prévoir des surfaces respectueuses des oiseaux.
Chaque année, trois millions d'oiseaux meurent en Suisse en volant contre des vitres et des façades vitrées réfléchissantes. Le Conseil cantonal a soutenu le 26.4.2021 une motion exigeant que ces surfaces soient aménagées de façon à ce que les oiseaux puissent les distinguer.
Ces dernières années, le problème s'est encore aggravé, notamment en raison de l'utilisation de nouveaux matériaux sur les bâtiments et de la construction croissante de murs antibruit en verre. Des mesures légales s'imposent donc de toute urgence.
Contrairement aux êtres humains, les oiseaux ne perçoivent pas les surfaces transparentes, mais uniquement ce qui se trouve derrière. Ainsi, derrière les vitrages de balcons, les vérandas, les surfaces vitrées indépendantes et les vitrages en angle, ils ne voient que les plantes situées derrière le verre et percutent alors, lors de leur approche, ces surfaces invisibles pour eux. Cela leur est généralement fatal. Des situations tout aussi dangereuses se produisent lorsque des arbres ou des buissons se reflètent dans des façades ou des surfaces vitrées : les oiseaux foncent vers eux et entrent en collision avec les surfaces réfléchissantes.
La protection des oiseaux soulève également des questions de conception. En effet, de simples mesures architecturales suffisent à faire en sorte que les constructions et installations ne représentent plus aucun danger pour ces animaux. La nouvelle réglementation s'appliquera aux nouvelles constructions, ainsi qu'aux bâtiments rénovés ou transformés avec intervention sur la façade. La prise en compte des besoins des oiseaux est proportionnée et justifiée dans ces situations. Les détails ne seront pas réglés dans la loi, mais dans une ordonnance du Conseil d'État.
Cela permet également de tenir compte de directives (par ex. les recommandations de l'Office du développement territorial ARE) qui intègrent en permanence les nouvelles connaissances. Sur http://www.vogelglas.info figurent déjà les toutes dernières données scientifiques sur le thème «Oiseaux et verre», avec des méthodes pour remédier aux situations problématiques. De nombreux fabricants de verre ont déjà réagi à ce problème et proposent dans leur gamme des produits sans danger pour les oiseaux. La
mise en œuvre de la disposition proposée est donc simple et produit un grand effet.
L'initiative parlementaire (IP) du PS, des Verts, du PVL et de l'AL a recueilli 90 voix et a ainsi été soutenue à titre préliminaire. 60 voix auraient été nécessaires. La proposition est transmise à la commission compétente avant de revenir au Grand Conseil.
Cette prise en compte des oiseaux est proportionnée et justifiée, ont déclaré les partis de gauche et écologistes. Il existe déjà de nombreux fabricants de verre qui ont réagi au problème et intégré dans leur gamme des produits reconnaissables par les oiseaux.
L'UDC a jugé la proposition inutile. Certes, cela sonne sympathique, mais cela ne ferait qu'alourdir la bureaucratie.
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