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Chasse

Test psychologique pour chasseurs amateurs : une association de protection animale exige

L'association autrichienne de protection des animaux exige un test psychologique obligatoire d'aptitude pour les candidats chasseurs et les chasseurs ne présentant manifestement plus les aptitudes psychologiques requises

Rédaction Wild beim Wild — 31 octobre 2024

La série d'accidents dramatiques impliquant des chasseurs amateurs ne s'arrête pas. La mort de 4 personnes en constitue le point culminant le plus tragique.

En raison de l'ampleur de la tragédie et par égard pour les familles des victimes, l'association autrichienne de protection des animaux ne s'était jusqu'ici pas encore jointe au débat public désormais enflammé sur le thème « chasseurs amateurs et potentiel de danger ». Mag. Christian Hölzl, porte-parole de l'association : « Nous sommes profondément attristés et nos pensées accompagnent les proches des victimes. Toutefois, après que nous ayons de nouveau été sollicités, à la suite de cet incident, comme point de contact pour des personnes effrayées, nous souhaitons réitérer notre revendication de longue date, à savoir que la loi sur les armes, qui accorde à la chasseurs de loisir des privilèges dont les raisons échappent à toute logique, doit être réformée de toute urgence. »

Les chasseurs amateurs atteints de troubles psychiques sont toujours autorisés à partir à la chasse

Les faits sont alarmants : bien que les plus de 120’000 détenteurs de permis de chasse en Autriche soient responsables de la majorité des accidents liés aux armes, les chasseurs amateurs jouissent d'un privilège très contestable. En principe, les citoyens autrichiens ont besoin d'une autorisation officielle (carte de détention d'arme ou port d'armes) pour posséder ou porter des armes et doivent, à juste titre, se soumettre à un examen psychologique de fiabilité. Cela ne s'applique pas aux chasseurs amateurs : ceux-ci obtiennent le permis d'armes soit sans justification de leur aptitude psychologique, soit chassent tout simplement — en toute légalité — sans permis de port d'armes. Pour l'obtention d'un permis de chasse, la réussite de l'examen de chasse suffit, indique le communiqué de presse. La psychologie de la chasse de loisir est bien trop rarement abordée.

Cette inégalité de traitement est, selon Hölzl, incompréhensible : pour la délivrance d'une carte de détention d'arme ou d'un permis de port d'armes, la dite «fiabilité» du demandeur joue un rôle central. La loi sur les armes exige des demandeurs un rapport psychologique. Celui-ci doit démontrer que la personne n'est pas encline, par exemple sous l'effet du stress, à manipuler les armes de manière imprudente ou à en faire un usage inconsidéré. Il n'est objectivement pas justifié que les chasseurs amateurs en soient exemptés.

Le législateur ouvre la porte aux abus

Outre la «fiabilité», les demandeurs doivent, conformément à la loi sur les armes, justifier d'un «besoin de porter une arme à feu de catégorie B». Un permis de port d'armes ne peut donc en principe être délivré qu'aux personnes exposées à une menace correspondante, c'est-à-dire à des dangers particuliers (par exemple, les services de surveillance).

Ce dernier obstacle sur la voie de l'obtention d'un permis de port d'armes — et donc du port légal d'armes soumises à autorisation — est désormais levé pour les chasseurs amateurs par un décret du ministère fédéral de l'Intérieur. Selon ce décret, les chasseurs amateurs peuvent également faire valoir ce «besoin» s'ils «pratiquent la chasse au moins de manière occasionnelle et ont besoin à cet effet d'armes à feu soumises à autorisation de la cat. B pour un exercice approprié de la chasse».

Pour les chasseurs de loisir, la «menace» habituellement exigée n'est donc plus une condition préalable. En pratique, une confirmation de la fédération nationale de chasse compétente, attestant que le chasseur de loisir demandeur a besoin de ces armes à feu pour la pratique appropriée de la chasse de loisir, suffit.

Une étude récente de l'Université de New York constate que de nombreuses armes ne rendent pas une nation plus sûre. Au contraire : le taux de mortalité augmente avec le nombre d'armes en circulation. Fait notable : en Autriche, le taux de mortalité est trois fois plus élevé qu'en Allemagne.

Le potentiel de danger des chasseurs de loisir

Hölzl poursuit : «Ce que nous voulons, c'est un débat mené de manière objective, bien entendu aussi avec les chasseurs de loisir. Ceux-ci n'ont toutefois pas montré de disposition au dialogue, malgré la série ininterrompue d'incidents impliquant des chasseurs de loisir.»

La population et le monde politique ne sont pas conscients qu'il semble exister bien plus de brebis galeuses parmi les chasseurs de loisir qu'on ne le supposait jusqu'ici. «Certains sont malades, d'autres ne veulent pas renoncer à l'alcool lors de la chasse de loisir. Il n'en demeure pas moins que, dans le cas actuel également, l'auteur possédait légalement six armes à feu. Or, ce devrait être précisément l'affaire des chasseurs de loisir qui font preuve de raison de mettre hors circuit les malades psychiques ou ceux qui restent imperméables à tout argument», déclare Hölzl en secouant la tête. La problématique du bien-être animal liée à la chasse de loisir va bien au-delà de la simple question du maniement des armes.

En raison du potentiel de danger que représentent pour les humains et les animaux les chasseurs de loisir avides de tirs, l'Association autrichienne pour la protection des animaux exige :

L'égalité de traitement des chasseurs de loisir avec les autres détenteurs d'armes dans le cadre de la loi sur les armes. Ainsi que l'introduction d'un examen psychologique d'aptitude obligatoire pour les candidats à la chasse et les chasseurs de loisir qui ne présentent manifestement plus les aptitudes psychologiques requises.

De plus, la fixation d'une limite de zéro pour mille lors de la chasse de loisir dans les lois cantonales sur la chasse ; tout manquement doit entraîner le retrait immédiat du permis de chasse.

Et un contrôle oculaire régulier pour les chasseurs de loisir à partir de 50 ans.

Pour en savoir plus dans le dossier : Psychologie de la chasse

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