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Loi sur la chasse

Révision partielle de la loi sur la chasse : amis et ennemis du loup critiquent

La révision partielle de la loi sur la chasse essuie des critiques de toutes parts. Les organisations environnementales rejettent l'assouplissement de la protection du loup. L'UDC et les agriculteurs estiment que la révision ne va pas assez loin. En savoir plus sur la loi sur la chasse en Suisse.

Rédaction Wild beim Wild — 1er décembre 2016

La révision partielle de la loi sur la chasse, qui vise notamment à assouplir la protection des loups, est critiquée de toutes parts.

Les organisations de protection de l'environnement et la gauche rejettent totalement la révision partielle de la loi sur la chasse, tandis que pour l'UDC, les opposants au loup et les agriculteurs, elle ne va pas assez loin.

Dans la révision partielle, le Conseil fédéral propose notamment que les populations de certains animaux sauvages protégés puissent être décimées si ceux-ci causent de graves dommages, mettent des personnes en danger ou menacent la biodiversité. La loi ne mentionne expressément que le bouquetin et, désormais, le loup. D'autres animaux tels que le cygne tuberculé, le lynx ou le castor pourraient être ajoutés à la liste par voie d'ordonnance.

Tant le PS que les organisations de protection de l'environnement Pro Natura, WWF et BirdLife Suisse ne s'opposent pas fondamentalement à la décimation des meutes de loups lorsque certains individus posent problème. Toutefois, une population de loups viable doit être maintenue.

Les organisations environnementales critiquent, dans leur prise de position lors de la consultation qui s'est achevée mercredi, le fait que le projet de loi de la révision partielle de la loi sur la chasse ne satisfait pas à cette condition. En effet, le Conseil fédéral ne souhaitant pas seulement autoriser l'abattage d'animaux protégés individuels, mais permettre la décimation de populations entières, une intervention pourrait déjà avoir lieu avec la population actuelle d'environ 40 loups.

La survie à long terme des loups en Suisse ne serait ainsi pas garantie. Pour d'autres espèces protégées susceptibles d'être « régulées » à l'avenir, le risque d'une nouvelle extermination existerait également. Les régimes d'abattage prévus ne seraient « ni justifiables sur le plan technique ni efficaces ». Pour la Protection suisse des animaux, le projet constitue même une « capitulation devant les chasseurs et les éleveurs de moutons ».

Retirer le loup de la liste

La SVP, l'Union suisse des paysans (USP), le canton du Valais et l'association Lebensraum Schweiz ohne Grossraubtiere (VLSoGRT) voient les choses tout autrement. Ils souhaitent rayer entièrement le loup de la liste des espèces animales menacées et pouvoir le chasser comme les chevreuils, les chamois ou les cerfs.

Les grands prédateurs n'auraient pas leur place dans un pays densément peuplé, écrit la SVP. Elle exige donc que la protection du loup soit levée, même si la Suisse devait pour cela dénoncer la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe.

Une initiative cantonale du Valais, demandant que le loup ne fasse plus partie des espèces strictement protégées, avait été acceptée en septembre par le Conseil national et se trouve actuellement au Conseil des États. Dans sa réponse à la consultation, le canton du Valais fait valoir que le loup n'apprendra à se tenir à l'écart des humains, des zones habitées et du bétail que s'il est chassable.

«Inégalité de traitement»

Le Conseil fédéral reçoit un soutien de principe du PLR, du PBD et de l'association JagdSchweiz. La proposition remplirait les conditions pour une meilleure coexistence entre le loup et la population de montagne et serait compatible avec les accords internationaux, indique le PLR.

Il serait toutefois incompréhensible que, outre le bouquetin, seule la population du loup soit régulée au niveau législatif. Cela perpétuerait une «inégalité de traitement plutôt arbitraire entre les espèces animales protégées», communique le PLR.

JagdSchweiz souhaite donc – à l'instar de l'Union des paysans et du canton du Valais – inclure également le cygne tuberculé, les oies sauvages, le lynx et le castor dans la loi, «parce que ces espèces causent déjà des dommages ou en causeront dans un avenir prévisible.»

Transfert de la compétence de tir

La droite se félicite de l'élargissement des compétences des cantons dans la régulation de la population de loups. Aujourd'hui, l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) doit autoriser tout abattage. Avec la révision partielle, la décision d'autoriser l'abattage d'animaux protégés reviendrait aux cantons. Il ne serait plus nécessaire de prouver un dommage concret.

Selon le PS et les organisations environnementales, c'est précisément ce point qui recèle de nombreux dangers : la Confédération ne doit pas, « sous la pression de cercles extrémistes », déléguer aux cantons son obligation constitutionnelle de protéger les animaux sauvages indigènes, écrit le PS. Dans le cas contraire, elle ne pourrait plus assumer ses responsabilités de manière adéquate. Les organisations environnementales craignent même « une surenchère mutuelle de la part de gouvernements cantonaux avides d'abattage.»

Dossier : Le loup en Suisse : faits, politique et les limites de la chasse

Groupement d'intérêts Wild beim Wild

L'IG Wild beim Wild est un groupement d'intérêts à but non lucratif qui s'engage pour l'amélioration durable et non-violente de la relation entre l'être humain et l'animal, l'IG s'étant également spécialisée dans les aspects juridiques de la protection des animaux sauvages. L'une de nos préoccupations principales est d'instaurer, dans les zones rurales et périurbaines, une gestion moderne et sérieuse de la faune sauvage sur le modèle du canton de Genève – sans chasseurs amateurs, mais avec des gardes-faune intègres qui méritent véritablement ce titre et agissent selon un code d'honneur. Le monopole de la violence appartient à l'État. L'IG soutient les méthodes scientifiques de immunocontraception pour les animaux sauvages.

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