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Alternatives à la chasse de loisir contre la peste porcine

La chasse massive des populations de sangliers comme principale approche pour limiter la propagation de la peste porcine africaine (PPA) est considérée par l'Eurogroup for Animals comme inhumaine et inefficace.

Rédaction Wild beim Wild — 26 janvier 2022

Pour endiguer efficacement la propagation de cette maladie, une approche impartiale, scientifiquement fondée, ainsi que des solutions innovantes sont nécessaires.

La recherche montre que l'accent doit être mis sur la prévention et l'application stricte des mesures de biosécurité – au bénéfice des animaux, des êtres humains et de la biodiversité.

La peste porcine africaine (PPA) est une maladie virale hautement contagieuse et mortelle qui touche aussi bien les porcs domestiques que les sangliers. Elle est toutefois perçue par certains comme un prétexte pour abattre de grandes quantités de sangliers, dont les partisans affirment que cela permettra de freiner la propagation de l'épizootie. Il est évident que les enjeux dépassent les simples caprices humains, et que les alternatives humaines à la chasse sont probablement plus efficaces, éthiquement défendables et scientifiquement fondées.

Ce virus souvent mortel, qui se propage rapidement, est principalement transmis par contact direct avec des porcs infectés, ainsi que par contact indirect avec des porcs, des équipements et des denrées alimentaires. La maladie provoque de grandes souffrances et des pertes économiques considérables. Partie de Lituanie, elle s'est déjà propagée dans neuf pays entre 2014 et 2021.

En conséquence, des centaines de milliers de sangliers sont chassés chaque année en Europe afin de limiter leur nombre et d'empêcher la propagation du virus. Mais au-delà de la douleur et des souffrances infligées aux animaux, la science démontre que la chasse aux sangliers est inefficace pour endiguer la PPA. Le virus apparaît aussi bien dans les populations à forte densité que dans celles à faible densité, de sorte qu'une réduction de la densité de population n'est probablement pas efficace.

De plus, la chasse de loisir ne pourrait réalistement pas réduire la population des 67 % nécessaires à la stabilisation des populations de sangliers, et celles-ci se rétabliraient de toute façon. Plus de chasse signifie beaucoup plus de naissances, ainsi que de la souffrance, et représente un danger pour la biosécurité.

La DG SANTE rapporte que, malgré des campagnes de sensibilisation largement diffusées auprès des chasseurs de loisir, les mesures de biosécurité ne sont pas toujours respectées lors de la chasse de loisir. Il en résulte des contacts directs avec le sang et des contacts indirects avec des équipements, outils et vêtements contaminés, qui doivent être pris au sérieux. Sans oublier le pouvoir de propagation supplémentaire des pratiques agricoles intensives actuelles.

Quelles sont les alternatives ?

  • La propagation du virus par l'être humain doit être combattue en priorité par des campagnes de sensibilisation et d'autres méthodes plaçant le bien-être animal au premier plan. Le changement de comportement et le respect des mesures de biosécurité comptent parmi les facteurs les plus importants.
  • L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) souligne que le respect des mesures de biosécurité dans les exploitations agricoles et l'abandon des activités cynégétiques susceptibles d'entraîner une propagation sont la clé pour réduire le risque de diffusion de la PPA.
  • Parmi les mesures prometteuses de contrôle des populations figure l'utilisation de la contraception immunologique (GnRH GONACON), qui a montré des résultats encourageants dans la réduction de la fécondité des sangliers maintenus en conditions expérimentales avec une seule injection.
  • Des travaux de recherche préliminaires sont prometteurs quant à l'élaboration d'un vaccin efficace à l'avenir.

Compte tenu du fait que la chasse ne constitue pas une solution efficace, mais augmente le risque et inflige indéniablement des souffrances aux animaux, nous demandons à l'UE d'investir dans la recherche afin de développer des méthodes efficaces de contrôle de la fécondité chez les sangliers et de trouver un vaccin sûr et efficace contre le virus.

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